MOYENNE GÉNÉRALE
Les lignes supérieures des chiffres relatifs à chaque partie du corps soumise- à l'exploration, représentent les températures constatées au moyen du thermomètre dont le réservoir était extérieurement couvert avec du coton.
1. Alvarenga. Précis de thermomètrie clinique. Lisbonne, I871,p. 46-
Ces différents tableaux prouvent une seulechose, dit M. Alvarenga c'est que la répartition de la chaleur à la peau présente de grandes différences suivant les régions et le moment .de l'exploration : qu'en somme la température qu'on y perçoit est infidèle, car on ne peut pour chaque notation, faire ranalyse des erreurs qui ont pu l'influencer. On ne saurait même dire, non pas seulement de quelle quantité, mais dans quel sens ces influences ont pu prédominer. »
M. Enrico de Renzi ^ tire de ses nombreuses observations thermométriques les conclusions suivantes :
1° L'équilibre de température, favorisé par la circulation incessante des liquides dans l'organisme humain, est rompu à tout moment par l'action réfrigérante de la peau et des voies respiratoires ;
2» Le sang n'a pas partout la même température, les observations thermométriques démontrent que le calorique va en augmentant des artères aux veines ; qu'ainsi le sang est plus chaud dans les capillaires et dans les veines que dans les artères.
3° La température du creux axillaire et de la paume de la main fermée au poing est exactement la même" quand les observations sont faites pendant la saison d'été.
4« La température cutanée n'augmente pas, comme on l'admet généralement, à mesure que l'on s'éloigne de l'extrémité des membres pour se rapprocher du tronc. Il y a, au contraire, plusieurs parties périphériques dont la température est plus élevée que celle des parties centrales ;
5" A la peau qui recouvre la région, soit externe, soit interne des membres, la température va en s"abaissant graduellement du centre à la périphérie, La partie interne de la main et du pied fait seule exception à cette règle, la température y étant plus élevée qu'à la face interne de l'avant-bras et de la jambe.
6° La peau de la région, soit interne, soit externe, des extrémités supérieures, a une température plus élevée que celle des parties correspondantes des membres inférieurs.
1, E. deRrnzi. Sur la température animale dans les différentes parties du corps. — IlMliatre Sebezio. Mars 1865.
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7" La température est constamment beaucoup plus élevée à la face interne qu'à la face externe des extrémités ^
8° A l'état physiologique, la température d'une partie donnée de la peau, peut varier, mais dans des limites assez restreintes.
9° Dans l'état actuel de nos moyens d'investigation, U laut renoncer complètement a connaître exactement la température absolue d'une partie isolée de la peau, mais la détermination des températures relatives peut être faite avec une
grande pression. ± -l: a
10° Le mercure s'élève plus rapidement dans le tube du thermomètre quand la boule est appliquée sur la peau des extrémités supérieures, que quand on explore les parties correspondantes des extrémités inférieures. La même différence s'observe quand on examine comparativement la face interne et la face externe des membres.
D'après M. Couty\ à l'état normal, il existerait une temperature moyenne à peu près constante chez le même individu ; mais les différences constantes de la température périphérique entre les divers individus, seraient-notables.
V influence des agents exlérieurs d'après ce même auteur serait moins considérable qu'on le suppose. En résumé, ditil, mes observations montrent que les variations de l'atmosphère extérieure n'ont qu'une influence coutestable et très variable quand elles sont momentanées, mais qu'elles ont au contraire une influence certaine et relativement considérable, quand elles se prolongent, l'hiver abaissant, l'été surélevant les températures périphériques.
Dans les cas où les variations de la température sont momentanées, les organes reprennent rapidement leur chaleur en assez peu de temps, la régularisation normale du calorique se rétablit et les variations de la température et du milieu extérieur ont en somme une influence limitée sur la chaleur des organes périphériques. Pour cet auteur, chaque individu a une température palmaire moyenne et cette température ne dépend pas de la constitution ou du tempérament, mais plus probablement du développement et du degré d'excitabilité du système nerveux.
1, CouTY. Gazette hebdomadaire de médecine et de chirurg. 2 août 1878.
Le plus OU moins d'élévation de la moyenne palmaire de ohaque individu ne paraît dépendre ni de la constitution, ni du tempérament, ni de l'état de vigueur ou de faiblesse du sujet : et seul, le plus grand développement nerveux et intellectuel a paru avoir une action constante sur l'état de la empérature péripliérique.
D'autres facteurs nerveux, travail digestif, sommeil, fati gues musculaires ou autres, peuvent avoir aussi une influence momentanée sur la température palmaire ; et en résumé, 1 répartition calorique à la périphérie paraît dépendre non de l'état physique du milieu extérieur, mais surtout des variations physiologiques du milieu intérieur, sanguin et surtout nerveux.
Comparant la température des plis cutanés et celle de la cavité buccale, M. Gassot trouve dans un premier cas les températures moyennes suivantes :
Matin
Journée
Soir
Dans un second cas, M. Gassot a obtenu des résultats à peu près analogues.
D'après ces observations, M. Gassot conclut que « c'est le matin que les températures internes sont à leur minimum. C'est aussi le matin que des écarts entre les températures des plis cutanés et la température interne sont le moins accusés.
Les oscillations de la température des diverses régions sont d'ailleurs encore très faibles, elles ne dépassent pas 0'',4. »
Si nous voulons ranger, dit cet auteur ces diverses régions d'après leur température, nous placerons en première ligne le rectum, puis le vagin, l'aisselle, la paume des mains, l'aine, le pli du coude et le creux poplité.
Avec l'appareil thermo-électrique on obtient sensiblement les mêmes résultats. M. Gassot donne le tableau suivant des chiffres obtenus dans l'exploration thermométrique des diverses régions.
Pour le membre inférieur
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