‹ Traité de thermométrie médicaleChapitre 172 sur 312 · W. Sqiiuu:. On hùjh local Température. Lancet, déc · texte numérisé non relu

W. Sqiiuu:. On hùjh local Température. Lancet, déc

INDIQUE-T-ELLE r,A TEMPERATURE DU CERVEAU 433

cherche par Texploration therraométrique àupéricrâne, l'existence de ces centres moteurs profonds.

E. Maragliaao et Pr. Franck ' ont institué d'intéressantes expériences pour élucider la question.

Maragliano détache la tête à des cadavres en ayant soin de conserver le cuir chevelu ; après avoir vidé le contenu, il mesure l'épaisseur des parties molles au niveau du point frontal, temporal, occipital de Broca. Il fixe extérieurement trois thermomètres et place un autre thermomètre dans la cavité crânienne. Il verse alors de l'eau chaude à 60" dans l'intérieur du crâne et observe les variations des thermomètres externes et internes.

D'après ce savant expérimentateur, à tous les changements de température de l'eau correspondent des variations équivalentes dans la température des points extérieurs, et comme conclusion il admet : Que les températures épicrâniennes sont en relation intime avec la température des parties contenues dans la boîte osseuse.

Avec Biaise, nous pensons que ces expériences pratiquées sur lecadavre ne peuvent donner des renseignements sur ce qui se passe sur le sujet vivant. « Il existe entre les propriétés des corps organisés, dit M. Biaise, une telle différence, qu'il nous paraît impossible de juger de ce qui se passe chez un être vivant en prenant pour base les expériences sur le cadavre. Dans le cas particulier, les conditions sont bien différentes. Le degré de chaleur accusé par un thermomètre applique sur la paroi crânienne est, en effet, comme la résultante de deux éléments bien distincts : la chaleur propre du cerveau et de ses enveloppes, la chaleur des os et des parties molles sous-jacentes. Or, si dans l'expérience de Maragliano, la source de chaleur cérébrale peut, à la rigueur être représentée par l'eau chaude, la deuxième source fait absolument défaut.

Pour conclure à l'équivalence des résultats de deux exoériences, U faut qu'elles se présentent l'une et l'autre dans Tes mêmes conditions. Tel n'est pas le cas de l'auteur italien, et

cerveau. {Gaz. méd., 1880, p 352, n» 27 ) superficielles du

Redard.

434 LA THERMOMÉTRIE PÉRICRANIENNE

c'est pour ce motif que nous ne pouvons accorder à ses résultats la valeur qu'il leur attribue. »

Franck, suivant une méthode expérimentale analogue à celle de Maragliano, niais sur le vivant, arrive à des conclusions opposées.

Franck établit d'abord, dans ses expériences sur le cadavre et l'animal vivant, que l'os et la peau opposent une résistance considérable à la transmission des variations de la température. L'os est plus isolant que la peau et l'élévation thermique, pour des plaques de 3 millimètres d'épaisseur, n'est pas proportionnelle à réchauffement de la face interne. Pour un échauffement de 1°, cet auteur a observé une élévation de 1/20 de degré, tandis que pour 3° et 5" on observe 2/10 et 7/10.

Sur un chien curarisé, dont la face interne du pariétal est échauffée avec un tube de plomb en spirale introduit dans le crâne après trépanation, il ne se produit d'élévation appréciable au thermomètre extérieur que si l'augmentation de la température profonde dépasse 3°.

« Pour que la température péricrànienne mérite réellement le nom de température cérébrale, il faudrait donc, dit Franck, qu'il se produisit dans les couches superficielles du cerveau des variations de températures au moins égales à 3° c.

Or mes premières expériences m'ont démontré que si la température profonde du cerveau est à 40°, par exemple, celle des régions corticales est à 39°. Il faut donc conclure que, pour observer à l'extérieur une élévation de 1/15 à 1/10 de degré, il faudrait que la température des régions corticales s'élevât à 42\ chiffre incompatible avec la conservation de l'activité cérébrale. D'un autre côté,on ne s'expliquerait pas comment le sang artériel provoquerait, par son simple afflux, un degré de chaleur qu'il ne possède pas ^^^'^ ^^^ San; doute, les expériences de Claude Bernard et de Sch fl établissent que le sang veineux qui sort de 1 «"^éphale est plus chaud que le sang artériel, e\ que le cerveau qui fonc- Lnne fabrique de la chaleur, mais il ne s'agit ici que de

dixièmes de degré. »

D'après Franck, les résultats obtenus par Broca et les au

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