‹ Traité de thermométrie médicaleChapitre 171 sur 312 · Alvariînga. Loco cilalo. u ,j · texte numérisé non relu

Alvariînga. Loco cilalo. u ,j

2. Hankel. Zur messung der Tempeimlur der menschlichen Haut. Aichiv der Heilkimdc, 1873," p. 103, I(i6, 167, 108, 109.

3. BnoGA. Comptes rendus da l' Association française pour l avancement des sciences. Session du ilavre, 30 Aoùl 1877. Gazdtc hchdomad,nrr. 2e série XIV, 7 sept. d877. Rtvue scienlifique. 'i" sericlo sept. 18//. Progrés médical 1877. n" 36.

A droite

A gauche

Différence

A l'État physiologique 421 droite de la tête est de 33o90, celle de la partie gauche de 34°.

Pour la tête, considérée dans son entier, la température moyenne serait de 33°82, comme maximum 34°85 et comme minimum 32°80.

La région frontale est en moyenne pendant rinactivité :

La région temporale est en moyenne pendant l'inactivité :

La i-égion occipitale est en moyenne pendant l'inactivité : ,

De ce tableau, il résulte nettement qu'il existe une élévation plus considérable de la température du côté gauche pour les trois régions frontale, temporale et occipitale.

Lorsque le cerveau travaille pendant la lecture à haute voix, les chiffres ne sont plus les mêmes. Ainsi d'une part rèquilibre de température tend à s'établir entre l'hémisphère droit et l'hémisphère gauche ; d'autre part, le chiffre de la température 33°92 à l'état de repos, atteint 34°33 ; soit une différence de presque 1/2 degré en faveur du cerveau qui ■travaille.

Dans deux cas pathologiques avec destruction probable des circonvolutions du côté gauche-, Brooa fait voir qu'il existe de ce côté un abaissement de température de quatre à cinq dixièmes de degré au niveau de la force temporale gauche.

Laudon Carter Gray ' sur 102 personnes arrive aux moyennes snivantes obtenues avec le thermomètre Seguin :

A droite A gauclie Différence

Température frontale 34°28 34°64 -\- 0°40

)> temporale 34°21 34°67 -f- 0°46

« occipitale 33o30 33°80 + 0°oO

Température moyenne de la tête à l'exclusion du vertex = 34<'17 Températui-'e moyenne de la région motrice du vertex = 33°15 Température moyenne de toute la tête = 33030

Dans ces recherches la température de la région pariétale gauche est un pou plus élevée que celle de la région frontale

Pô-Vf^ Cerehral\hermometry. (Neio-York med. Journal,

août lo/îi.) '

423 LA THERMOMÉTRIB PÉRICRANIENNE

du même côté, résultat contraire à celui obtenu par Broca et que Gray explique par le fonctionnement de la troisième circonvolution sous-jacente.

Les maxima et les minima de température sont :

Maximum

Minimum

Différence

Région frontale gauche

» » droite

)> pariétale gauche

» >) droite

)) occipitale f/auc/te

» )> droite

Côté gauche en entier

Côté droit en entier

Les conclusions de Gray sont :

1° S'il existe dans une des régions bilatérales une élévation de température de plus de O^S"^ au-dessus ou au-dessous de Ja température moyenne, on doit soupçonner en ce point un changement anormal.

2° L'existence de ce changement anormal devient indubiable si la variation atteint 1°10'= à P37 en plus ou en moins.

3° Si l'on trouvait du côté droit, dans une des trois régions (frontale, temporale, occipitale) une température moyenne supérieure à celle du côté gauche, le soupçon serait plus grand et le doute impossible.

4° Pour que ces conclusions aient de la valeur, il est nécessaire que la température générale soit normale au moment de l'exploration.

D'après Gray, la lecture élèverait la température.

Dans un cas, après dix minutes de lecture, il trouve une élévation de 0°3 c. à la région pariétale droite, dans un deuxième cas, une augmentation de 0''4 c. à la région pariétale droite et 0°27 à la région frontale droite.

Pour la tête entière, il constate une élévation de OnS c. de 0°53 pour le côté gauche, un abaissement pour le côté droit.

Dans un autre cas, Gray trouve une élévation de température de la tête entière d'environ 0<>6<=avec une augmentation de 0''4 c. pour le côté gauche. ^ Paul Bert ' d'après ses expériences avec les plaques thermo- 1. Paul Bert. Coinpies rendus de la Sociélé de Biologie, 1870.

électriques, admet que la température dos régions gauches est plus élevée que celle de droite, que la température locale est plus élevée au front qu'à la tempe et à la tempe qu à l'occiput.

Pendant la lecture, il ne se produit souvent pas de moditication ou une élévation à gauche, jamais à droite.

Pendant le discours mental, la température frontale gauche s'élève, mais moins que lorsque la phonation intervient.

D'après P. Bert, chez l'enfant qui s'éveille, la température

frontale s'élève.

Aug. Voisin' admet que, chez les individus sains, la température au front varie entre 31 et 34°, au bregma entre 33 et 35», à l'occiput entre 34 et 35°5, à la région mastoïdienne entre 31 et 34°, aux tempes entre 34 et 35''5.

D'après E. Maragliano la température moyenne de la tête serait :

Pour le côté droit 35°89

Pour le côté gauche 35°58

A droite A gauclia

La température frontale 35°02 35''85

Id. temporale SS'ES 35°50

Id. occipitale 34092 35°40

La température générale de la tête serait plus élevée chez l'homme que chez la femme, plus élevée avant quarante ans.

Comme conclusions principales, cet auteur admet que la température du côté gauche est plus élevée que celle du côté droit, et que dans les cas où l'on obtient un résultat inverse, il s'agit d'un cas anormal ou pathologique.

La température va en décroissant de la région frontale à la région occipitale ; les faits qui infirment cette loi doivent être considérés comme anormaux.

Pendant le sommeil normal, la température s'élève dans toute la région de la tête.

Au moment du réveil (contrairement à Paul Bert), la température s'abaisse.

1 . AuG. Voisin. Congrès international de médecine Mentale. Paris, 1879. France médicale, 1878, n" 89, 90 clTribune médicale, n° 538.

2. E. Mahagliano. Studiidi termometria cérébrale. (Lo Sainte, 1879, n" 23, 24 clUwista clinica di Bologna, 1880.

'^^^ LA THERMOMÉTRIB PÉRICRANIENNE

Dans le sommeil provoqué par le laudanum, le cliloral la température s'abaisse. ' ^

Dario Maragliano ^ et Seppilli admettent que la température moyenne de la tête est :

^'i'-': Côté saucl.o

De la tête entière 36°10

Température frontale 36015

Id. temporale.. 36°15

Id- occipitale . . 36°8

Lombard \ dans un récent et très important travail, arrive aux conclusions suivantes :

1° L'examen comparé des températures des deux moitiés de la région frontale a donné 54 fois sur 100 une élévation en faveur du côté droit, et 45 fois sur 100 une élévation en faveur du côté gauche.

Pour la région occipitale, au contraire, l'élévation a été, dans la majorité des cas, en faveur du côté gauche. Enfin' pour la région temporale, il y a presque égalité dans la proportion.

^ 2» Le maximum de la différence entre les températures a été observé dans la moitié droite de la région antérieure où il atteignait 00255 c. alors que dans la moitié gauche il s'élevait à 00241 c. Pour la région temporale, la différence maxima a été de 0°05 c. à droite et 0°011 c. à gauche. Pour la région occipitale, elle a été de 0n86 à droite et O^Oeô à gauche.

Dans les conditions ordinaires de la vie, en dehors du travail intellectuel et des émotions, on peut évaluer les plus hautes températures de la tête à :

35°2 pour la région frontale.

3405 Id. temporale.

3402 Id. occipitale.

Quant au problème de savoir s'il existe une concordance entre les variations de température de la surface crânienne et es variations de la température de l'encéphale sous-jacent,

1. DAnio Maragliano. Studii di iermometria cérébrale iicgli aUenati. {Rivista Sperimenlale di Fr. et di med. kg. fasc. 1 et 2, 1879.

2. J. S. LoMDAno. Expérimental liesearches on t/ie Rcpionaltempcrature of the Heat, undcr conditions of rest, intellectual aclivity and émotion, in-8. H. Lewis, London, 1879.

A l'État physiologique 425

Lombard ne le considère pas comme résolu. Il admet cependant qu'il y a un rapport d'une approximation suffisante pour qu'on puisse l'appliquer aux recherches expérimentales.

D'après Lombard, la composition, la récitation, le calcul produisent des élévations de température, plus rapides à la région frontale qu'à l'occiput, plus notables dans la composition que dans le calcul. La moyenne est de 5 à 6 dix millièmes de degré.

On ne trouve pas au niveau de la circonvolution de Broca de modification assez notable pour y établir l'existence d'un siège particulier pour l'élévation de la température pendant la lecture à harte voix.

En général, il y a plus souvent élévation à gauche qu'à droite pour la région frontale, pour les autres régions, tantôt à droite, tantôt à gauche.

L'activité cérébrale se propage de la partie antérieure aux parties moyenne et postérieure, d'un hémisphère à l'autre du cerveau sans avoir de siège de prédilection.

Sur 104 observations, 69 ou 66 sur 100 sont en faveur du côté gauche, 20 ou 19 en faveur du côté droit et 15 sur 14 sur 100 en faveur de l'égalité des deux côtés.

L'élévation moyenne varie entre 1/2 et 4 centièmes de degré, dans les cas de travail excessif elle peut atteindre jusqu^à deux dixièmes de degré C.

A la suite d'émotions, à la suite de lectures rà haute voix. Lombard a observé des élévations de température de 1 dixième de degré au lieu de 4 centièmes de degré obtenus par la simple lecture ou par le calcul. Sur 144 observations 87 à 60 cas pour 100 ont montré une élévation plus grande pour le côté gauche, alors qu'elle existait dans 31 à ^21 cas pour 100 du côté droit, et que 18 fois sur 100 il y avait égalité des deux côtés.

Il existe donc : 1" une élévation moyenne de température en faveur des deux côtés plus grande pour l'émotion que pour le travail intellectuel ; i ui

2» Pour le côté gauche, une fréquence plus considérable pour le travail intellectuel, de l'élévation relativement plu forte, observée aux trois régions ;

426 LA. THERMOMETRIB PERIORANIENNE

3° Une plus grande moyenne d'élévation pour le côté droit dans l'émotion.

L'auteur termine par les conclusions suivantes : « Nous avons vu que toutes les parties de la surface de la tête, même lorsqu'on établit des subdivisions aussi petites que celles que nous avons adoptées, montrent une élévation de température pendant toute espèce de travail mental ; mais certaines parties sont habituellement plus actives que d'autres, bien que les différentes régions semblent pouvoir se suppléer les unes les autres, de telle façon que les parties les moins communément actives peuvent assez souvent dépasser celles qui sont ordinairement supérieures. »

Dans une étude récente, R. W. Amidon' (de New -York) partant de ce principe que l'exécution d'un mouvement volontaire doit entraîner la congestion du centre excito-moteur correspondant et élever sa température, a cherché à établir par la thermométrie l'existence des centres psycho-moteurs.

Dans un premier chapitre, l'auteur détermine les points précis de la tête qui correspondent aux principales circonvolutions cérébrales.

Dans le second et troisième chapitre, il étudie les travaux récents sur les localisations cérébrales et fait l'historique de la thermométrie cérébrale. Il cherche à démontrer ensuite que le fonctionnement de certains groupes musculaires produit dans les centres corticaux correspondants des élévations de température. Plaçant à gauche une série de thermomètres dans la zone présum-ée du centre du bras droit, et les laissant en place pendant quinze minutes, il fait lalecture des thermomètres et fait exécuter pendant quinze minutes des mouvements alternatifs de flexion et d'extension, au bout de ce temps l'un des thermomètres marque une élévation de plus de lo Fahrenheit. Le point où se trouve placé ce thermomètre est pour Amidon le centre <3u bras.

Dans ses expériences, Amidon place le sujet dans une chambre à 21''1 c. environ, à l'abri des courants d'air, loin des lampes et du gaz, il se sert du thermomètre maxiraa de Sé-

i. Amidon. The effed of linllcd muscularmovemcnls onthe tc^^^^^^ of tlui head : New sludic of ccrcbral cortical localisation. Archw of médecine, 1880, et Bull, de la Société de hiologie, 1880.

guin, modifié par Gray. Une série de thermomètres (10) absolument comparables sont fixés à l'aide d'une bande de caoutchouc.

Après quelques instants de repos absolu, on note le degré normal de température dans chaque thermomètre.

On fait alors contracter certains muscles définis et on cherche le thermomètre qui s'élève le plus. On rapproche alors les autres thermomètres et on s'attache à limiter l'aire du maximum de température qui correspond à l'exécution d'un mouvement volontaire donné.

D'après ces recherches, Amidon établit un système nouveau de centres psycho-moteurs. Il en trouve en tout vingt-cinq. Dans la zone motrice, il existe un certain accord avec Ferrier, mais pour tous les centres placés au niveau de la pariétale ascendante, le pli courbe, le désaccord est complet.

Amidon essaye même chaque groupe musculaire et croit être arrivé par la comparaison des chiffres obtenus à faire la part de ce qui revient au muscle et de ce qui dépend de ses antagonistes dans une succession de mouvements volontaires forcés.

Les principales objections adressées à Amidon sont : 1° Que dans les observations cliniques, les territoires de la zone latente, considérés par l'auteur comme moteurs, ont été trouvés lésés sans qu'on ait observé pendant la vie de paralysie motrice (Biaise).

Amidon répond que les paralysies des muscles isolés doivent passer inaperçues principalement dans les cas d'apoplexie, que le parcours des fibres motrices de la couronne rayonnante est peu connu.

2° Les recherches, qui nécessitent une précision très grande pratiqués au moyen de thermomètres, exposent à des erreurs.

La pression exercée sur la cuvette du thermomètre peut faire élever la température.

La contraction inconsciente et synergique des muscles de la tête amènent une élévation locale de la température crânienne (P. Bert).

Les lectures thermométriques faites au bout de vingt-cinq minutes ne représentent pas le summum de l'ascension de la colonne mercurielle et on ne doit pas attribuer l'ascension

428 LA THERMOMÉTRIE PÉRICRA]S(IENNE

ultérieure du mercure à un développement local de chaleur dil aux mouvements musculaires provoqués. Il est nécessaire de prolonger au delà de quinze minutes la lecture des thermomètres et de constater que la colonne mercurielle se maintient à un niveau constant pendant plusieurs minutes successives, avant de chercher l'etïet des contractions musculaires. (Biaise).

Les déductions d'Amidon supposent établie une série de propositions contre chacune desquelles les arguments ne manquent pas : 1° l'activité indépendante d'un grand nombie de territoires de l'écorce du cerveau ; 2° la production d'une quantité de chaleur très notable en chacun de ces points ; 3" la transmission facile à l'extérieur de C( s variations de température cérébrale. Il semble en outre impossible d'admettre qu'une élévation de température puisse se produire en un point circonscrit du cerveau sans se propager aux parties voisines, en se transmettant au contraire au point correspondant de la surface des téguments (F. Franck).

On doit en outre douter que dans les expériences d'Amidon l'action de chaque muscle se trouve suffisamment isolée et lui permet de subdiviser des centres, déjà difficiles à limiter.

Dans les expériences où l'on cherche à contrarier le mouvement d'un muscle pour éviter l'action des antagonistes et des muscles associés (Amidon fait varier la résistance de l'avantbras à la flexion tantôt en le chargeant de poids, tantôt en le faisant buter contre le rebord d'une table, qiii empêche la flexion et, par conséquent, l'entier accomplissement du travail mécanique du muscle, mais ne s'oppose nullement à ce que le muscle reçoive un certain nombre d'incitations volontaires) on provoque une contraction intense de la totalité des muscles du membre. Il est en effet très difficile, sauf par l'électrisation localisée, de provoquer la contraction isolée d'un muscle.

P. Bert, Biaise, n'ont jamais observé d'élévation de la températuT-e au niveau des zones motrices, lorsqu'ils exécutaient des mouvements volontaires. Los recherches de ces derniers auteurs ne confirment pas celles d'Amidon.

Fr. Franck ' a récemment communiqué à la Société de bio-

i. Fr. FnANCK. Pdiïs relatifs à Ix température des différentes couches

A l'État physiologique 429

logie le résultat de ses recherches expérimentales sur la température des difïérentes couches du cerveau et réchauffement ■ de cet organe à la suite de la section du sympathique.

Ces recherches donnent de précieux renseignements sur la cause des différences de températures observées entre les régions superficielles et les couches profondes.

Franck se sert des sondes thermo-électriques ; une de ces sondes, fixe, est maintenue dans les couches profondes du cerveau, l'autre, mobile, parcourt les couches cérébrales de la superficie à la profondeur.

D'après cet habile expérimentateur, les couches superficielles du cerveau sont moins chaudes que les profondes et la différence de température va diminuant à mesure que l'on s'éloigne de la périphérie.

Si l'on entoure la tête de l'animal avec de la ouate, la température des couches superficielles se rapproche de la température des couches profondes, sans toutefois l'atteindre. Plus la substance enveloppante est isolante, plus la température des couches superficielles se. rapproche de celle des régions profondes.

Si l'on entoure la tête d'un bonnet imperméable à double enveloppe, dans lequel circule de'l'eau à la température des couches profondes, on constate en peu de temps que les couches superficielles ont une température égale à celle dws profondes. Si l'on vient à mouiller la tête et à activer Tévaporation de l'eau par un courant' d'air, la différence constatée augmente.

Franck conclut :

La différence de température observée entre les régions superficielles et les régions profondes du cerveau résulte de la déperdition de chaleur qui è'opère par les enveloppes de cet organe. ' • ■

Il démontre ensuite que la température profonde du cerveau est inférieure de 0°1 à 0"2 à celle du sang de l'aorte thoracique, ce qui tient à ce que le sang. artériel subit une légère perte de chaleur en traversant le cou. Pour le prouver ,"11 entoure le cou d'une couche de laine ou le refroidit artificiellement.

du cerveau et à réchauffement du cerveau par la sedinn an svmnaihique [Comptes rendus de la Société de Biololie, 19 mai 1880.)

LA THERMOMÉTRIE PÉRICRANIENNB

Dans le premier cas, la température profonde du cerveau se rapproche de la température du sang artériel ; dans le deuxième, l'inverse se produit.

Fr. Franck explique l'élévation de la température des couches superficielles du cerveau à la suite de la section du sympathique cervical par l'élévation de la température du sang contenu dans les téguments:

Si l'on vient, en effet, dit-il, à couper le sympathique après avoir lié la carotide externe, ou si l'on oblitère par injections de poudres inertes les vaisseaux péricrâniens, on n'observe pas d'élévation notable de la température.

Biaise ^ a recherché les températures cérébrales physiologiques à l'état de santé physique et intellectuelle. Voici les résultats qu'il a obtenus :

1° Femme do 46 ans.

Droite Gaucbo

Région frontale. . . . 36°15 SB"!

— temporale . . . 36"! SB^QS

— occipitale . . . 35°8 SS-S

2° Homme de 30 ans.

Région frontale. ■ ■ 36° 36»

— temporale? . . 36° 35o9

— occipitale ... 36° 36°

3° Homme de 24 ans.

Région frontale . . . . 36°4 36»35

— temporale . . . 36°3 36°3

— occipitale . . . 36°1 36°1

4° Homme de 21 ans.

Région frontale. . . . 36°7 36°75

— temporale . . . 36°6 36°6

— occipitale . . . 36°4 • 36«4

5° Homme de 22 atis.

Région frontale . . . . 35°95 35oQ

— temporale . . . 35°8 35°8

— occipitale . . . 35°8 35°75

1 Blaise. Conlribution à l'élude des lempcraiurcs péi iph'hiqucs cl parlicuUer<ment des lempéralurcs diles cérébrales dans les cas de paralysies d' or i'jine encéphalique. — Thèse do Moulpellier. 1880.

6° Homme de 70 ans,

Région frontale .... 36° 1 36o

— temporale ... 36° 36"

- occipitale . . . 35°8 35°8

En prenant la moyenne des chifFres recueillis, on obtient :

Gauclia DroiLo Différence

Région frontale . . 3Q°2l 36°18 OoOS

— temporale . 36°13 36°09 0°Q4:

— occipitale , 35°98 SSoQ? COI

« Ces chiffres, dit Biaise, se rapprochent beaucoup de ceux obtenus par MaraglianoetSeppilli : on peut en dire autant des différences. Mais il est un point qui mérite d'être relevé ; c'est que le côté droit peut se trouver légèrement plus chaud que le côté gauche ; c'est ainsi que dans notre observation 4 (homme de 21 ans), noua avons trouvé, à la région frontale droite, 1/2 dixième déplus qu'à la région symétrique gauche. Une différence en faveur du côté di'oit peut même être un peu plus considérable, surtout pour la région frontale, sans que, d'après les recherches de Lombard, on y puisse voir un état morbide. Néanmoins, quand il n'y a pas égalité entre deux régions symétriques, c'est en général la gauche qui donne le chiffre le plus élevé. »

Blaisoj s'est servi, dans ses recherches, de la méthode de Broca, avec quelques légères modifications.

Signalant la divergence des auteurs en ce qui concerne les moyennes thermométriques pour chaque région cérébrale, Biaise, sans accorder une importance considérable à ces moyennes physiologiques, pense qu'il ne faut pas attribuer ce résultat à l'insuffisance des appareils employés pour rechercher la température, mais aux variations de la température ambiante, à la durée insuffisante d'application du thermomètre, aux modifications dans la circulation locale et à la quantité de chaleur produite in siùu, qui sont soumises à l'influence nerveuse; état de repos ou d'inactivité musculaire ; rayonnement; évaporation plus ou moins abondante, conséquence de la sécrétion sudorale.

Comme conclusion, Biaise dit : « Dans l'état normal, les températures cérébrales oscillent dens des limites assez étendues, auxquelles nous croyons pouvoir assigner, comme

^^'^ LA THERMO MÉTRIE PÉRIURANIENNE

termes extrêmes; 37 et 34" c. Ces oscillations sont la conséquence d'influences multiples, variables comme intensité, dont les unes dépendent de l'individu, les autres du milieu ambiant. » • ■

Avec Maragiiano, Biaise admet que la température des régions frontales est un peu supérieure à celle des régions temporales, et la température de ces dernières est également un peu supérieure à celle des occipitales. — « Néanmoins, l'inverse peut se produire, particulièrement dans certaines circonstances déterminées. Très souvent deux régions peuvent présenter le même degré thermique. »

D'après le même auteur, les régions symétriques ne présentent que des différences très minimes et qui ne dépassent pas habituellement 0°3.

Lorsqu'il y a différence entre deux régions symétriques, l'avantage est généralement au côté gauche : la région frontale présente souvent une élévation à droite.

W. Squire * a noté, chez des sujets en pleine santé, des variations fréquentes de la température des deux côtés du corps.

D'après cet auteur, le côté droit présente une température plus élevée que le côté gauche.

Les varialions de la tempéralure du cerveau peuvent-elles se constater au vioyen du thermomètre placé à la surface du péricrâne ? — Les premiers auteurs, qui se sont occupés de thermométrie cérébrale, semblent admettre que les variations de températures observées à la surface de la tête correspondent à celles du cerveau lui-même. Ce n'est que dans ces derniers temps qu'on a discuté et cherché à résoudre ce problème si intéressant.

Broca, Gray, parmi les principaux, sont afïirmatifs et pour eux l'observation de la température périphérique donne des renseignements sur la température de Tencéphale.

Nous avons signalé les recherches d'Amidon qui, partant de ce fait que les contractions volontaires d'un muscle exagèrent Tactivité du centre moteur correspondant de l'écorce cérébrale et élèvent la température de ce centre moteur, re-

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