LÉSIONS DE LA MOELLE
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'"Rtrr 't—le. ,es aliénés avec lésions infiammatoSe rélorce cérébrale des différences 'emperatar Dérinhériquc des deux côtés du corps, conclut de ses obser vZns c iniques et d'une autopsie que Vêcoroe du cerveau coSnt des centres vaso-moteurs et que le centre thermique coCl principal se trouve dans la partie posténeure et profnndp de la corne d'Ammon.
En rtumé, les recherches expérimentales, les observations cliniques doivent faire admettre l'existence de centres vasomoteurs encéphaliques. Les travaux à venir nous apprendront le siège exact de ces centres vaso-moteurs et permetront d'expliquer les nombreuses contradictions des auteurs sur cette intéressante et difficile question.
Il Lésions expérimenlales de la moelle. — Les premiers expérimentateurs Weinhold^ Wilson (Philip) S Chossat " qui ont recherché la température des membres à la suite des lésions expérimentales de la moelle, ont signalé un abaissement de température. Il est à remarquer que, dans certains cas, la température était prise dans les cavités abdominale ou
1 BocHEFONTAiNiî el LÉpiNE. BulkUn de la Sociélé de Biologie, 'j iuin 1875 p. 230, 2o7, el Etude expérimcnfile sur Vinfluence exercée par la faraclmtwn de récorce grise sur quelques muscles de la vie organique (Arch. de physiologie, p. ii^i) . . . . ,
2. Weinhold. Journal complémentaire du Bictionnaire des sciences médicales. T. XXVI, p. 25.
3 Wilson (Philip). An Experiment. Inquiry mto the Laivs of the vital Func.t.clc. l-ondou, 1817.
4. CiiossAT. Influence du système nerveux sur la chaleur animale Thèse iiKiug. Paris, 1820.
RECHERCHES EXPERIMENTALES
thoracique de chiens opérés (destruction de la moelle épinière) et non dans les membres paralysés.
Nasse ' et parliculièi'ement Brown Séquard (1853) ^ ont démontré que les hémisections delà région dorsale de la moelle déterminent une augmentation considérable de chaleur dans le membre postérieur correspondant. La température du membre postérieur du côté opposé s'abaisse.
D'après Schiff la température ne s'élève que dans le pied et la jambe du côté de la lésion ; elle s'abaisse au contraire, dans la cuisse de ce côté. Un effet inverse se produit dans le membre du côté opposé.
Dans les hémisections de la moelle au niveau de la région cervicale, les effets sont les mêmes.
D'après ses recherches, Schiff conclut que les fibres vasomotrices du pieil et de la jambe ainsi que celles de la main et de l'avant- bras remontent dans la moelle sans s'y entrecroiser jusqu'au bulbe rachidien, tandis que celles de la cuisse et de toutes les autres parties du corps subissent une décussation dans la moelle, avant d'arriver au bulbe.
Vulpian n'admet pas cette interprétation.
Von Bezold '' constate les mêmes résultats que Schiff, mais pour cet auteur, tous les vaso-moteurs se terminent dans la moelle allongée.
Dans ses expériences de sections transversales de la moelle M. Parinaud ^ a noté que la température cutanée des parties paralysées s'élevait; que ce phénomène n'était qne passager, qu'il n'était pas constant et dépendait de la température initiale de la peau et de la température ambiante.
L'élévation de la température cutanée disparaît en général au deuxième jour et si l'animal vit assez longtemps, on voit se produire l'inverse de ce que l'on observe dans les premières
1. Nasse (Hermann"i. Untersuchungen ziir Physiol. wid Patli. Bonn,
2. Brown-Séquard. Leçons sur les vaso-moieiirs. Trad. par le D' Beni-Harde. Paris, 1872.
■L ScniFF. Bech'jrclics expérimentales . Ceniralblatt, 1872.
•i. Bezold. Zeilschrift fur Wisse7iSGhaftl. Zoologie. T. \X, p.307, 18S8.
5. Parinaud. De tHnflueiice de la moelle êpinière sur la température. Archives de physiologie normale et pathologique, T, IV, 1877, p, 62 et 310.