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SECTION DES NERFS, RECHERCHES EXPÉRIMENTALES

riflcation, et parfois même, il y a abaissement de température ; qu'il faut en un mot, pour voir se produire la différence de température, ne léser le nerf qu'au delà du pomt où il a reçu les éléments vaso-moteurs « dont l'origine est topographiquement et physiologiquement distincte de celle des nerfs musculaires. »

Schiff pense qu'une partie des nerfs vaso-moteurs chemine avec les racines médullaires et que leur section élève quelque peu la température, tandis que la section du nerf principal rélève infiniment plus.

A la suite d'une section du sciatique, Vulpian a observé une élévation de température pouvant atteindre chez le chien de 10" à 15°, lorsque le membre est préalablement refroidi.

Peu de temps après l'hyperthermie consécutive à la section du nerf, les expérimentateurs ont noté que la température redevient normale.

Rouget a étudié les effets consécutifs à la section du nerf sciatique d'un côté, sur les vaisseaux de la patte du côté opposé.

Dans cette expérience, Rouget a constaté du côté de la section, une élévation considérable de la température ; celleci, qui, avant la section (l'air ambiant étant à P15) montait à 26«, S'éleva après la section jusqu'à 30° et même 32"; mais, si l'on mesure la température de la patte du côté opposé, on fait cette singulière remarque, qu'il peut y avoir jusqu'à 17° de différence entre la température des deux pattes, celle du côté sain n'étant que de 15°.

Il y a, dit Rouget, un double effet de la section du nerf sciatique. D'abord l'élévation de la température du côté de la section ; elle s'explique très simplement par la paralysie des tuniques vasculaires consécutive à la section des nerfs vaso-moteurs qui s'y distribuent. Quant à l'autre effet, l'abaissement de la température du côté sain, il est le résultat de la contracture des vaisseaux, due elle-même à l'excitation déterminée par la section, et transmise à la moelle par les libres centripites du nerf sciatique. Cette excitation a été réfléchie des centres sensitifs du sciatique sur les centres et les nerfs vaso-moteurs de la région.

Stricker ' a noté dans toutes ses expériences une élévation considérable de la température à la suite de la section du nerf sciatique.

Dans quelques expériences pratiquées au Laboratoire de physiologie générale du Muséum nous sommes arrivés aux conclusions suivantes : (Recherche avec les appareils thermoélectriques .

1° La section du nerf sciatique chez le chien à la partie supérieure de la cuisse s'' accompagne immédiatement après l'opération d'une élévation considérable de la température du membre du, côté paralysé (5 à 8 degrés) ; du côté sain, la température du membre s'abaisse de l à2 degrés.

2° L'élévation de la température du côté paralysé et rabaissement du côté sain persistent pendant une période variable {de 1 à 2 mois).

3° Au bout del à 2 mois, la température locale des membres est égale des deux côtés, mais elle ne tarde pas à s'abaisser très notablement {del Ù2 degrés) ; du côté paralysé. Cet abaissement de température nous paraît en rapport avec l'atrophie du membre.

I Strickru. Untersuchunçjen ùher die Gefœssnerven. Wurzeln des Ischiadicm. Àus detn LXXIV Bande der Sitzb. der k. Aoad. der Wissmsc/t. m Ablh. Juli-Heft, 1876. , , ^

2. La méthode thermo-électrique présente dans la recherche des températures des membres chez les animaux en expérience des avantages très marqués sur l'exploratioa par le thermomètre.

Le thermomètre est diriicilement fixé au niveau de la palte des animaux. Si à l'exemple de Stricker, on le fixe au moyen d'un bandage peu serré, l'instrument est difricilement maintenu et risque de se clé d1 cLCGr

Si le thermomètre est maintenu par la main de l'observateur entre les orteils de l'animal, la main de l'expérimentateur peut echauUer la palte et donner lieu à des erreurs. „„„e.o

II est bon d'interposer dans ce cas un chiffon ou une corapicsse entre la patte et la main.

Si l'on veut se servir du thermomètre, d faut que 1 inslrument employé ait un petit réservoir allongé qui puisse s'introduire facilement par une petite incision pratiquée à la peau.

' Dans les cas où nous a.oas pris la température des niemb es avec le Ihermomètro, nous avions soin de réchaulfer le thermomètie avec la main jusqu'à un certain degré, au dessus de 30^, puis "«"^ le placions entre les orteils et nous alteudious que le mercure eut cesse ae deseendre.

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