Partie supérieure de la cuisse. 35M
En résumé, le malade étant au repos dans son lit, abaissement de la température du côté paralysé au niveau du pied et du coude-pied.
Elévation assez notable de la température au niveau de la cuisse gauche paralysée, moins-marq-uée à la -jambe. - Ce résultat de l'exploration thermomélrique indique des troubles vaso-moteurs. L'atropliie du membre paralysé devrait s'accompagner en effet, d'abaissement de température.
Pendant la marche (20 minutes) dans une chambre à la température de 10°, le membre paralysé se refroidit, assez rapidement, de 1° environ.
Le 18, atrophie toujours considérable.
Troubles vaso-moteurs ut supra.
Le 18. Depuis un mois, la faradisation, interrompue pendant quelques temps par suite du mauvais état de l'appareil, a été faite d'une manière régulière, et le membre a récupéré une certaine force. Néanmoins, le talon ne peut- être encore détaché du lit J dans la station debout le malade fléchit dans ses articulations gauches et tomberait s'il n'était soutenu ; mais le membre peut être légèrement projeté en avant et tourné en dehors ; le pied repose à p]at sur le sol et ne se met plus dans l'extension au moment où il quitte le sol.
L'atrophie de la fesse et delà cuisse est toujours considérable ; à la fesse et à la partie postérieure de la cuisse, clic est un peu masquée par adipose très prononcée du tissu cellulaire souscutané.
Celle-ci se traduit par l'épaisseur du pli que l'on forme en pinçant la peau dans ces régions.
Il y a sans doute lui certain degré de réparation musculaire se traduisant par l'amélioration fonctionnelle et la diminution des tremblements flbrillaires, moins accentuée que pourrait le faire croire la restitution des formes dues à l'engraissement pathologique sous-cutané.
Troubles vaso-moteurs ut supra.
L'articulation du genou présente plus d'épanchoment, mais celle de la hanche donne lieu à des craquements pendant les mouvements provoqués qui sont raides et douloureux.
Le malade est encore en traitement à l'Hôtel-Dieu (20 novembre).
Hayem\ dans un cas de troubles trophiques, sorte de mal perforant, consécutif à un traumatisme du mollet, succédant à des contusions nerveuses multiples, a trouvé une élévation notable de la température du côté atteint.
A gauche, au niveau du pied. . . 37°
A droite 32°
Le membre exposé à l'air :
A gauche 36°
Adroite 26°
Au bout de 20 à 25 minutes :
A gauche 35°9
A droite 17°
Le pied malade présente non seulement une température plus élevée que le pied sain ; mais, de plus, il offre une résistance au refroidissement à l'air.
En répétant plusieurs fois la même exploration, dans des conditions différentes, la différence minimum entre les deux pieds a été, dans un milieu chaud, de 5°, et la différence maximum, observée après refroidissement à Tair, de 19*.
Avec ces troubles thermiques, troubles de la sensibilité, de la motilité.
Un mois environ après la première exploration, on trouve, pour la température prise entre les orteils :
A gauche 36°4
A droite 32°
Le 21 décembre :
A gauche . ; . . . 35°8
A droite 31°8
Le 23, température prise sur le dos du pied :
A gauche 35°6
A droite 31°8
Lorsqu'on laisse les pieds exposés à l'air, pendant environ une demi-heure, la température du pied malade s abaisse a peme de 0°5, tandis que le pied sain se refroidit ^^^^^^^^^^^^^^ La transpiration exagérée de la jambe malade est toujours aussi
^""uTmots'après, formation d'un abcès au niveau de la jambe.
1. H..YEM. Noie sur un cas de troubles trophiques ««f^ (?«c<ra<i^i^^^^^^ tcLérature, consêculif à une plaie inlôrcssant plusieurs b,amh.s nu veuses. Archives de Physiologie, 1878, p. Ji>.
A gauche ; . . . • ^Q^Z
A droite 2"^°
Le 28 janvier, mêmes chiffres.
Le 31 janvier :
A gauche . . • • • 29°8
A droite 26°
Plus tard :
Température du pied malade . . . . • ^-J^o
— du pied droit 25°6
Pied gauche 33°
Pied droit 27°4.
Pied gauche 32''9
Pied droit 28n
Considérant l'élévation persistante de la température du côté paralysé, dans le cas précédent, comme un fait anormal Hayem pense que la lésion primitive {contusion nerveuse) a retenti sur la moelle, en amenant une altération plus ou moins profonde de la moelle. «C'est à cette modification de la moelle que nous rattacherons l'élévation de la température survenue longtemps après l'accident. »
En résumé :
La contusion nerveuse s'accompagne, à la première période, d'un abaissement de température assez notable dans les membres correspondants.
L'abaissement de température persiste généralement fort longtemps et jusqu'au moment de la yuérison.
Dans quelques cas exceptionnels, à l'abaissement primitif de la température succède une élévation dans les membres paralysés qui dure un certain temps. Cette modification thermique paraît en rapport avec le degré de névrite succédant à la contusion nerveuse.
Les auteurs qui ont publié leurs recherclics sur l'élongatiou des nerfs n'ont signalé, dans aucune de leurs observations, l'état de la température locale des membres après l'opération.
Nous avons étudié cette question dans des expériences pratiquées au Muséum d'Histoire naturelle sur des chiens et des lapins.
508 LESIONS DU SYSTÈME NERVEUX PERIPHERIQUE
Nous avons pratiqué, l'élongation du nerf sciatique, soit en exerçant une traction JarusquQ s.ur le nerf, soit en écrasant le nerf sur une sonde cannelée, ou en saisissant un segment du nerf avec deuxpinces, l'une placée du côté du bout central, l'autre du côté du bout- périphérique, et en exerçant une traction assez forte. C'est ee dernier procédé que nous avons employé le plus souvent.
Il est nécessaire, si l'on veut obtenir des résultats thermométriques précis, ainsi que nous Tavons signalé plus haut, de ne pas anesthésier î'animal eh expérience, on doit surtout éviter de lui donner de la morphine et de le laisser longtemps dans l'immobilité.
Les résultats que nous avons obtenus, dans nos diverses expériences, sont concordants et peuvent se résumer ainsi :
Immédiatement après l'élongatiou du nerf sciatique, la température du membre opéré s'abaisse assez notablement (I à 2 degrés).
Exceptionnellement, et lorsque la distension nerveuse est peu marquée, on peut observer une légère élévation thermique, bientôt suivie d'abaissement.
Dm côlé opposé sain, la température subit des modifications très appréciables, elle s'abaisse, mais à un degré moindre que du côté opposé.
L'abaissement de la température du côté opéré est persistant (deux à trois mois) ; il disparaît du cote sain au bout de deux à trois jours.
Dans les cas où la plaie résultant de l'opération est enflammée et suppure, la température du membre ôlongé est relativement élevée et dépasse de quelques dixièmes, dans certains cas, celle du côté sain.
Dans les cas où des troubles trophiques et de l'atrophie surviennent, la température peut s'abaisser du côté opéré de 2 à 3 degrés.
La simple traction sur un segment du nerf amène des modifications thermiques aussi marquées que la distension brusque d'une grande étendue du nerf.
A la suite de l'élongatiou du nerf, les troubles moteurs sont très peu marqués : il existe de l'hypéresthésie et surtout de l'anesthésie des deux derniers doigts..
Les résultats thermomôtriques obtenus à la suite do l'élongation sont à rapprocher de ceux observes dans la contusion des troncs nerveux mixtes. Après la contusion nerveuse, de même qu'après l'élongation, la température des membres correspondants s'abaisse.
Ce résultat était facile à prévoir, l'élongation nerveuse étant une contusion expérimentale ou chirurgicale, la température subit, dans les deux cas, les mêmes modifications.
Les modiflcations de la température observées à distance sur le membre du côté opposé sain prouvent, contrairement à ce qu'a soutenu Vogt, que l'élongation nerveuse retentit sur le système nerveux central.
Elles confirment les expériences de Tarchanofï, Quinquand, Scheving. Brown-Séquard, qui ont noté, à la suite de l'élongation nerveuse, un retentissement sur le nerf du côté opposé (hypéreslhésie, retour de la sensibilité, s'il y avait avant anesthésie).
Dans l'expérience suivante, on note les résultats que nous venons de signaler :
Expérience. — Laboratoire de physiologie générale au Muséum d'histoire naturelle. — Elongation du nerf sciatique gauche chez un chien. — Abaissement delà température du côté opéré et du côté sain.
L'opération est pratiquée en exerçant, d'après la méthode que nous avons indiquée, une traction assez énergique sur un segment du nerf.
Après l'opération, légère parésie, anesthésie des deux derniers doigts du côté opéré.
Coté gauche. Coté droit.
(Elongation.) (Sain.)
Avant l'opération 36''5 36°3
Immédiatement après l'opération 36o8 30°
Un quart d'heure après 3406 35°4
Une demi-heure après 3405 3504
Deux heures après 3405 3507
Cinq heures après 34°4 .35"7
Le lendemain de l'opération 34''6 35o8
Deux jours après (La phiie est réunie) 34''9 35"9
Au cinquième jour 350 3303
Au huitième jour 350 3Q05
Au quinzi^îmc joui' 35*2 36°5
Un mois après l'opération, la paralysie a
disparu, une légère anesthésie des deux
derniers doigts, atropliic du memln-e
gauche. Pas de troubles ti-opluques 34°8 36<'6
Deux mois après l'opération, même état. —
Atrophie assez marquée du membre
gauche 34»5 36''3
Waller, Weir Mittchell ont constaté que si absolue que puisse être la paralysie résultant de ce genre de violence, elle pouvait bien s'accompagner d'abaissement de température, mais jamais d'élévation.
Tandis que dans la paralysie par refroidissement artificiel, on observe toujours uneélévalionde tempéraiure du côté alleinl, dans les cas de compression on a toujours un abaissement. C'est là un fait important à noter.
Observation. — Service de M Verneuil. — Luxation de l'épaule. — Compression duplexas brachial gauche. — Varalysle du radial, du médian et du cubital. - Abaissement de la température locale du membre paralysé .
Quesneville, 54 ans.
Examen du malade au dix-neuvième jour. Signes de paralysie du radial, du médian et du cubital gauche. Pas d'atrophie. Avec les plaques thermo-électriques, A la partie moyenne de l'avant-bras ; Le côté paralysé est plus froid que le côté
4° du galvanomètre;
sam
A la partie inférieure de l'avant-bras et au ^ ^
niveau de la main au point 6°
Où l'on observe de la contracture, de l'œdème avec rougeur, on obtient un résultat inverse.
Le côté paralysé est pus chaud que le cote ^ sin de
Au niveau de main ; • • •
Plusieurs explorations donnent les memeâ résultats
Le membre sain présente une température égale a celle du
membre paralysé au niveau du bras.
Au tiers inférieur de l'avant-bras et au niveau de la main. ^ Le côté paralysé est en moyenne plus chaud de P que le cote sain.
Le côté paralysé a
Le cote sain
L'élévation de température persiste pendant un mois envn-on au niveau de la main, bientôt on observe un abaissement de température de ce même côté.
Neuf mois après le premier examen, il existe une atrophie très marquée des interosseux, des muscles de l'éminence hypothenar, etc. Les mouvements de flexion sont revenus au médius à l'annulaire, Sensibilité revenue par places.
Le malade dit que son membre paralysé se refroidit très facilement.
Avec les plaques thermo-électriques:
Au niveau de main, le côté paralysé est plus froid que le côté sain de 20° du galvanomètre.
Au niveau de l'avant-bras, le côté paralysé est plus froid que le côté sain de 15" —
Au niveau de la partie supérieure de l'avant-bras, le côté paralysé est plus froid que le côté sain de 15° —
Au niveau du bras, le côté paralysé est plus froid que le côté sain de 11° —
Côté paralysé. Côté sain.
Température moyenne de la main 29°3 30°8
— de l'avant-bras 28"8 29°9
— au niveau du bras. . . 29° 30°2 Une exploration thermomctrique pratiquée un mois plus tard
donne les mêmes résultats.
La mensuration des membres à ce moment donne :
Côté paralysé. Côté sain.
Bras 24° 26°