‹ Traité de thermométrie médicaleChapitre 212 sur 312 · CONGESTION DES NERFS. — CONGÉLATION · texte numérisé non relu

CONGESTION DES NERFS. — CONGÉLATION

Dans leurs recherclies expérimentales qui consistaient à refroidir les nerfs pour déterminer leur congestion, Weir MitchelP et Waller, refroidissant le nerf cubital, ont note, au bout d'un certain temps, une élévation de température avec

sudation. /.^ + +

« Les symptômes qui accompagnent le réchauffement sont dus à la congestion du nerf que l'on observe alors. »

"W. Hammond a obtenu des résultats semblables.

« A l'aide de l'instrument de Lombard, dit cet auteur, j'ai observé une augmentation de température que Mitchell a également signalée, mais j'ai cru remarquer qu'au début de l'opération, la température s'abaissait légèrement pour s'élever ensuite quand la congélation était plus accusée. »

Waller ^ à la suite de cou^étoio/i des nerfs, a observé, au début, un abaissement de température des parties correspondantes innervées par lenerf congelé, plus tard une élévation.

« L'interprétation physiologique de ces faits, dit Weir Mitchell, ne présente pas de difficultés. Le premier effet du froid est d'irriter les nerfs vaso-moteurs et de déterminer ainsi une contraction des vaisseaux sanguins correspondants et une chute dans le niveau thermométriqu.e. Que ce soit là un

1. Legros et Onimos. Comptes rendus de la Société de biologie, 1868, p. 8.

2. Weir Mitchell et Waller. Des lésions des nerfs et de leurs conséquences. 1874, pp. 62, 63.

3. A. Waller. Influence du froid sur la systèmt nerveux. Proced. Royal Soc. London, vol. II, 1860-1867, p. 89 et suiv.

résultat direct de l'activité de ces nerfs ou une excitation réfléchie par les centres, c'est ce que les observations de Waller ne permettent pas de déterminer. Lorsque le tronc nerveux est refroidi et cesse de transmettre les courants ner veux, les vaso-moteurs se paralysent, les vaisseaux correspondants se dilatent, la température s'élève, la partie se tu méfie, se congestionne et les battements artériels y deviennent perceptibles. »

Si à l'exemple de Rosenthal ' on applique, sur le trajet du cubital, de la glace, on observe, en outre des troubles sensitifs et moteurs, un abaissement de température variant de 0°5 à O"!. Lorsque la conductibilité nerveuse est plus profondément troublée, l'abaissement se transforme en une élévation de température qui persiste pendant fort longtemps (une heure environ), très fréquemment, c'est une ascension thermique qui succède tout d'abord à l'application du froid.

Il est probable que dans ces cas, les troubles thermiques sont dus à des modifications vaso-motrices se produisant par action réflexe ou par l'action directe du froid sur les filets vaso-moteurs des gros troncs nerveux.

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