‹ Traité de thermométrie médicaleChapitre 22 sur 312 · TEMPÉRATURE DES ANIMAUX · texte numérisé non relu

TEMPÉRATURE DES ANIMAUX

En même temps que tous ces symptômes se manifestent les sécrétions sont supprimées.

La limite du refroidissement a été fixée par Claude Bernard a 22" ; c'est le degré auquel la mort arrive.

^M. Brown-Séquard en expérimentant sur des cochons d'Inde adultes et des lapins âgés d'environ deux mois, a trouvé :

1° Que l'abaissement de la température avait lieu moins rapidement chez les cochons d'Inde que chez les lapins ;

2° Que chez les lapins, la température peut s'abaisser davantage que chez les cochons d'Inde ;

3„ Que la mort est causée par un abaissement de température moindre chez les cochons d'Inde que chez les lapins ;

Ainsi chez les premiers, la température doit s'abaisser jusqu'à 24°, 5 ou même 22° quelquefois, pour que la mort survienne, tandis que chez les lapins, la mort n'a lieu qu'à 22°.

4° Que dans chacune de ces espèces prises à part, la mort a lieu à une température d'autant moins abaissée que l'abaissement a été plus rapide.

Ces derniers faits, du reste, avaient été signalés par Chossat et Prévost.

Ces deux derniers expérimentateurs avaient vu la mort survenir lorsque l'on abaissait la température d'un certain nombre de degrés. Dans un cas, le simple abaissement de la température à 26° a causé la mort ; dans un autre cas, l'abaissement a pu aller jusqu'à 17° c, sans que la mort survînt.

Walther a vu que le minimum de température où l'on aperçut des mouvements, de la sensibilité, des mouvements réflexes, fut 19° c. Dans quelques cas, l'animal peut rester dans un état semi-paralytique pendant un assez grand nombre d'heures, dix ou douze heures, par exemple. Il peut même vivre plus longtemps si Ton a soin de maintenir la température extérieure à un degré assez élevé.

Dans quelques cas, cependant, bien que l'on maintienne la

Page 1