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Lépine. Société de Biologie. Séance du 7 février

Ainsi que Lépine, je ne pense pas que cette explication soit suffisante, car elle ne peut rendre compte de rélévation de température qui, chez un certain nombre de phthisiques, existe à la face interne du bras, ainsi que l'on peut le voir dans quelques observations. »

Et plus loin :

« Assurément, il est logique d'admettre qu'une hypérémie pulmonaire puisse élever la température de la paroi thoracique, car si la masse du sang contenue dans le poumon est plus considérable, le rayonnement du calorique apporté par ce sang devra être aussi plus considérable.

tMais on ne peut s'expliquer comment une hypérémie pulmonaire élèvera à la fois la température de la paroi thoracique et de la partie interne du bras. Et il semble absolument nécessaire, pour expliquer cette dernière élévation, d'admettre l'existence possible d'une hypérémie cutanée, vraisemblablement réflexe, occupant, dans certains cas, aussi bien la région brachiale interne que la région thoracique, hypérémie signalée autrefois par Lépine {Mémoires de la Société de biologie, 1867, p. 133). »

Examinant le résultat de trois autopsies de phthsiques chez lesquels il avait suivi, pendant la vie, la marche de la température locale du thorax, Brébion affirme que la température est plus élevée du côté où les lésions sont les plus récentes. Avec Lépine, il pense que cela tient à ce que la congestion pulmonaire est plus intense du côté où les lésions sentie moins avancées.

En résumé, d'après Brébion :

1" Une augmentation de température existe souvent sur la paroi thoracique des phthisiques Cette augmentation de chaleur, rencontrée, aussi, concurremment, sur le bras du même côté, doit être attribuée, en partie au moins, à une action vasomotrice de nature réflexe.

2° Cette augmentation de chaleur est plus considérable du côté où la lésion est de date plus récente, ce qui tient vraisemblablement à ce que la congestion du poumon y est plus intense.

3» La thermométrie locale peut servir au diagnostic de la congestion et indirectement de la phthisie pulmonaire.

PHTHISIR PULMONAIRE

D'après Vidal ' (d'Hyères), dans la tuberculisation pulmonaire, aussitôt qu'un noyau de tubercules entre en évolution et à partir seulement de ce moment, on peut constater une augmentation de la température de la peau correspondante. Cette inflammation persiste pendant tout le temps de la période inflammatoire, pour cesser avec elle, soit que la congestion ait disparu spontanément, soit qu'elle ait été enrayée par des révulsifs, soit enfin que la fonte ait commencé.

L'élévation de la température delà peau correspond si bien à l'inflammation interne qu'il est possible de dessiner exactement avec le thermomètre le pourtour dhme caverne, lorsque des tubercules péricaverneux entrent à leur tour en évolution.

Comme M. Vidal, M. Ev. Michel ^ (de Cauterets) a noté l'élévation de la température locale dans la phthisie pulmonaire et a souvent été frappé de ce fait qu'en auscultant on pouvait sentir des foyers partiels et isolés de chaleur ou quelques points circonscrits qui, « si l'on peut dire, brillent V oreille.»

Von Anrep, s'appuyant sur l'observation suivante, conclut : au niveau des cavernes, la température périphérique de la paroi thoracique, a une température plus abaissée que dans tout autre point de la poitrine.

JOUR

Tempérât, de l'aisselle.

Côté droit. V

Côte gauche, f

Dans une très intéressante observation de tuberculose à marche rapide, Oudin ^ cite le tableau suivant des différentes températures observées :

1. Vidal (d'Hyères). Note sur les températures morbides locales dans la phthisie pulmonaire. Bull, de l'Académie de médecine, 1878, p. !166.

2. EvAUisTE MicaEL(de cauterets), ciiepar Peteh dans Clinique médicale, 1879, t. 11, p. 429. , . . , •„ ; <

3. Oudin. Quelques considérations sur les températures panélala a ro'pos d'un cas de phthisie aiguë. Thèse de Paris, 1881 .

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