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OBSERVATIONS

Hémoptysie, vésicatoire.

Hémoptysie.

Hémoptysie.

Dyspnée, 40 ventouses.

Hémoptysie.

Nombreux raies, ventouses.

Hémoptysie.

Râles à di'oite.

Hémoptysie de droite.

Râles à droite.

Hémoptysie.

Mort.

IT"'- lésions tuberculeuses

étaient d abord ezdusivomen. limitées au côté gauche de la

Redard.

poitrine, et que, pendant les six premiers jours que nous avons pris la température, à quelle qu'heure nous Fayons prise, toujours, sauf pour une fois, un écart d'un dixième, nos nombreux examens nous l'ont montrée plus élevée à gauche qu'à droite.

De ce côté droit nous n^ avions observé, jusqu'au 20 octobre, que de temps en temps des râles sibilants ; quand ce jour-là, après avoir constaté à deux reprises dans la journée une différence de température eu faveur du poumon droit de deux dixièmes, lorsque nous auscultons, nous percevons aui sommet quelques craquemen's fins- qui deviennent, le lendemain, très manifestes, en même temps que le malade, qui n était prévenu en rien, nous affirmait que son hémoptysie

venait de droite.

Pais, pendant les cinq jours suivants, alors que les signes physiques marchent de ce côté avec une grande rapidité, c'est, toujours ce sommet droit qui nous fournit l'hyperthermie la plus notable, tandis que le sommet gauche, tout en restant beaucoup plus chaud que normalement, Test moins que le côté

le dernier pris.

Après ces cinq jours, c'est-à-dire à partir du 26, il se produit des oscillations constantes en faveur tantôt d'un côté, tantôt de l'autre. Mais alors on avait des râles humides du haut en bas des deux poumons.

Ce que nous révélaitd'une façon indiscutable l'auscultation, c'est-à-dire que le sommet gauche était d'abord le seul siège: de poussées tuberculeuses, puis, qu'au bout de quelques jours le sommet droit se prenait, présentait des râles de plus en p^us gros et abondants, tandis qu'à droite ils restaient les mêmes ; tout cela nous était indiqué d'.une façon absolument nette par le thermomètre. . +

Pendant toute la durée de l'observation, les temperatuies pariétales ont été supérieures à la normale, que nous savons osciller entre SS^B et 36°. Nous les avons vues le plus sou^ent varier entre 37 et 38 degrés, quelquefois même dépasser ce et atteindre 39n, écart considérable de plus de 3o avec

le chiffre physiologique. . •, i • ^^^^^ nnr

L'examen de notre courbe vérifie aussi la loi posée par Peter qu^avant une hémoptysie la température monte pour

se tenir élevée pendant le crachement de sang, et ensuite descendre.

Enfin, nous pouvons aussi constater combien les révulsifs cutanés abaissent rapidement la température.

Après le vésicatoire du premier jour, nous voyons la température axillaire desrendre de 38° à 37°4 et la température pariétale de 38° et 37°5 à 36°2. De même, après les ventouses, la température axillaire descendit de 39°7 à 37°2 en deux heures; et à la seconde application, la chaleur axillaire tombe de 58°3 à 36°8, chiflTre minimum auquel elle n'arriva.qu'une autre fois après une hémoptysie. »

Dans la phthisie pulmonaire, F. Melcop a observé : 1° Sur 12 mensurations, la température axillaire :

6 fois = 50 0/0 égale des deux côtés. 4 fois =: 33 3 0/0 plus élevée du côté malade. 2 fois = 16 7 0/0 plus élevée du côté sain.

Il n'y a donc pas de corrélation constante entre la température axillaire et la lésion d'un des poumons.

2" La différence moyenne pour l'élévation du côté malade n'est que très peu plus élevée que pour l'élévation du côté sain, à savoir : 0''37 contre 0°25. 3" La température de la peau du thorax a été :

10 fois = 71 4 0/0 plus élevée du côté malade. 2 fois = 14 3 0/0 plus élevée du côté sain. 2 fois = 14 3 0/0 égale des deux côtés.

4° La température moyenne est plus élevée pour l'hyperthermie du côté malade que pour celle du côté sain, à savoir : 1° contre 0"8.

5° L'évolution des produits tuberculeux du poumon a donc une influence sur la température de la peau du thorax, mais cette influence peut être annihilée par d'autres facteurs, elle n''est nullement conslanle.

Contrairement à Anrép qui a signalé un abaissement de température de la peau du thorax au niveau des cavernes pulmonaires, Melcop a trouvé, dans un cas, une élévation de température du côté malade.

M. Sarda\ donne dans sa thèse, les conclusions suivantes :

1° Toutes les fois qu'il y a des tubercules chez un sujet, il y a hyperthermie locale.

(a) Lorsqu'il n'y a encore que des granulations, lorsqu'on n'entend que de larespiration obscure ou de l'expiration prolongée avec inspiration saccadée ou sèche ou ondulée, la surélévation thermique locale est de 0°b à 1°.

(6) Lorsqu'il y a des craquements secs, la surélévation locale est de 1° à l''5.

(c) Lorsqu'il y a des craquements humides, la surélévation thermique locale est plus souvent égale ou inférieure, rarement supérieure à celle qu'on observe avec des craquements secs.

(d) Lorsqu'il y a des cavernes sans inflammation péricaverneuse vive, la température locale surpasse à peine la normale de 0°6.

2° La disparité entre les deux sommets, lorsqu'elle atteint au moins un demi-degré, est un signe probant de tuberculose pulmonaire, et permet de diagnostiquer celle-ci de l'anémie, de la chlorose, de la dyspepsie, de l'hypocondrie.

3° La surélévation locale, jusqu'à l epoque des craquements secs inclusivement, est plus considérable du côté où sont les lésions les plus avancées ; lorsqu'il y a des cavernes ou même des craquements humides, il peut y avoir égalité entre les deux côtés ; mais généralement la température locale est plus élevée du côté où sont les lésions les moins anciennes.

4oLessurélévationslocales considérables notées par MM. Peter, Bagnéris et Forest, tiennent en partie à l'existence concomitante de la fièvre générale.

5° A partir de la période des craquements secs, la surélévation thermique locale est proportionnelle, plutôt à l'intensité et à l'étendue des lésions qu'à leur nMure et à leur gravité.

6° L'hyperthermie locale doit être attribuée aux combustions intersiitielles, aux irritations vaso-motrices réflexes, au rayonnement.

d Sarda — Contribution à l'étude des températures périphériques et particulièrement des températures morbides locales .««hs /ap/»«/n«e pulmonaire chronique. — Thèse de médecine de Montpellier, 1882.

2. Les températures locales dans les observations de M. barda ont été prises avec le thermomètre centigrade ordinaire.

7o Les processus tuberculeux, par suite des excitations vaso-motrices déterminées par 1 irritation des nerfs de la région, par suite du retentissement de ces excitations sur le systè ne nerveux ganglionnaire, par suite de la modification que font subir au sang les produits de dôsassimilation, qui y déterminent des effets pyrogènes, peut élever la température générale ; mais la température locale ne peut être considérée comme tenant sous sa dépendance les variations de la température générale, qui, lorsqu'elle atteint un chiffre fébrile, élève les températures périphériques, dont elle règle alors les variations.

8° Au cas d'hémoptysie tuberculeuse, il y a hyperthermie locale au point où s'est faite l'hémoptysie.

9o Le thermomètre peut servir au diagnostic de la tuberculose pulmonaire et au traitement du poumon tuberculeux. Plus l'hyperthermie sera considérable, plus active devra être l'action de la thérapeutique employée, mil 10» Les dérivatifs et les révulsifs abaissent toujours la température locale au cas de tuberculose pulmonaire.

M. Mondon' donne, dans sa thèse, les conclusions suivantes;

lo Ea négligeant les causes d'erreur, qu'on ne peut éviter, on peut, des chiffres observés, déduire qu'au niveau du foyer tuberculeux, on note dans un certain nombre de cas, une température plus élevée que la température normale maxima.

2° Dans certains cas, les cautérisations ponctuées paraissent abaisser la température locale.

Nous avons publié, en 1881, dans une note communiquée à la Société de Biologie, le résultat de nos recherches sur ce sujet.

Voici les conclusions auxquelles nos explorations par la méthode thermo-électrique, pratiquées sur un très grand nombre de tuberculeux, aux différentes périodes de leur maladie, nous ont permis d'arriver :

L — Température de la peau du thorax dans la tuberculose pulmonaire. — l" Tout foyer tuberculeux n'élève pas constamment la température de la paroi correspondante.

1. Mondon. — Températures locales et phthisie pulïïionaire. — Thèse de médecine de Paris, 1884.

2» L'élévation de la terapérature locale n'est pas toujours proportionnelle à l'étendue des lésions.

3" La température pariétale du thorax peut varier à des époques rapprochées, un point qui, comparé au côté opposé, donne une température élevée le soir, peut donner une température plus basse le lendemain au matin.

De là la nécessité de suivre la marche de la température périphérique du thorax pendant plusieurs jours et de prendre des moyennes.

4° Les tuberculeux seuls ne présentent pas des différences de température des deux côtés du thorax, les chlorotiques, et surtout les hystériques, ainsi que nous l'avons noté fréquemment, ont des températures périphériques très différentes des deux côtés dn thorax.

5" Dans la phthisie aiguë, dans laphthisie au premierdegré et principalement dans les formes congestives avec accès fébriles, hémoptysies, on note très souvent une élévation thermique de 5 à 8 dixièmes de degré environ du côté où siègent principalement les lésions tuberculeuses.

Cette hyperthermie n'est pas localisée au foyer tuberculeux, il existe généralement une hémi-hyperthermie dans toute rétendue du thorax, souvent aussi marquée dans les points correspondant aux parties saines que dans ceux correspondant aux parties' infiltrées. L'élévation de la température locale peut exister à la base du cou, au niveau des dernières côtes, à la limite du thorax et de l'abdomen.

6° Dans les cas de phthisie à la période de ramollissement, dans les formes chroniques et sans fièvre intense, les résultats fournis par la thermométrie locale sont absolument incertains et leur constatation ne peut être d'une utilité sérieuse.

Sur 60 cas, 28 fois l'élévation de la température existait du côté le plus atteint ; dans 32 cas du côté le moins malade ; dans 10 cas, la température était égale des deux côtés.

7° Dans la phthisie à la troisième période, les résultats sont peu précis.

Chez les sujets atteints de tubercules infiltrés ou à la période de ramollissement d'un côté et de cavernes de l'autre côté, l'élévation de température se montre généralement du coté le moins malade.

Dans quelques cas. l'élévation de température existe au

niveau des cavernes.

Dans ces deux derniers groupes de faits, de même que pour la phthisie au premier degré, l'élévation de température n'est pas localisée à un point ; elle s'observe dans une grande étenduedu thorax et non seulement dans les points ou 1 auscultation et la percassion permettent de reconnaître les lésions les plus avancées.

8° Dans aucun cas, nous n'avons trouvé la température de la peau du thorax supérieure à la température générale ou

axillaire. , , , . ,

En résumé, l'examen de la température périphérique dans

la phthisie 'ne permet d'arriver à aucune règle précise. Les résultats de la thermométrie des parois du thorax au

début de la phthisie donnent seuls quelques indications à peu

près constantes.

II. De la température comparée des aisselles dans la phthisie. — De même que pour l'exploration de la température périphérique des parois du thorax, la recherche des températures comparées des aisselles ne donne pas de loi précise.

Dans les phthisies à marche rapide, avec fièvre, la température est généralement plus élevée (de 5 à 6 dixièmes en moyenne) du côté le plus atteint.

Dans les phthisies chroniques, les résultats sont très variables. Les tubercules à l'état infiltré élèvent plus la température de l'aisselle du côte infiltré que de l'aisselle du côté en voie de ramollissement.

La température de l'aisselle du côté atteint de cavernes, comparée à celle de l'aisselle du côté atteint de tubercules en voie de ramollissement est généralement moins élevée.

Quant à la cause de l'hypertherraie thoracique, observée dans quelques cas de tuberculose, le problème est complexe. Nous ne pensons pas cependant qu il faille attribuer complè- ■tement ce phénomène au rayonnement d'un foyer thermogène ^ profond ainsi que l'a soutenu M. Peter. On peut admettre

1. Voyez la très intéressante critique de M. Hamelin. — Chronique mensuelle. Revue. Montpellier médical, 1880.

THERMOMÉTRIE LOCALE

tout au plus qu'un poumon congestionné dans une grande étendue perd par rayonnement une quantité assez notabl de chaleur pour échauffer la paroi thoracique. Dans les phthisies à marche rapide avec phénomènes congestifs très marqués l'élévation du foyer profond peut contribuer f augmenter la tenaperature périphérique du thorax. La théorl peu être sou enue, lorsqu'il s'agit de lésions tuberculeuses au début et localisées dans un point du poumon

De même que pour la pleurésie et la pneumonie, l'élévation de la température locale nous paraît sous la dépendance de troub es vaso-moteurs et nous nous appuyons pour soutenir cette théorie sur les observations d'hémi-hyperthermie du cote malade que nous avons recueillies en assez grand nombre. Dans plusieurs cas nous avons observé très nettement une élévation de la température locale dans toute 1 étendue du thorax du côté malade, et dans des points très éloignes du foyer morbide, au niveau des lombes, de Tabdo- ■men. On ne peut soutenir évidemment dans ces cas, que l'élévation de la température périphérique est due au rayonnement du foyer profond.

Comme conclusion générale, on peut dire: en raison des difficultés d'observation et de l'inconstance des résultats obtenus, la thermométrie locale dans la phthisie ne peut servir utilement' en pratique, au diagnostic de cette affection.

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