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LES MALADIES DU CŒUR

Le D' Sabatier, dans ses recherches de thermométrie locale du cœur, est arrivé aux conclusions suivantes :

Dans la péricardite aiguë et suhaigv'é, la température superficielle de la région précordiale est augmentée.

La péricardite présente une courbe thermique semblable à celle de la pleurésie.

Quand la température générale est très élevée, par suite de la concomitance d"une autre maladie (rhumatisme polyarticulaire, érysipèle), la température locale lui est inférieure de 5/10 au moins. Mais quand le travail morbide local est très-intense, la température de la région précordiale peut atteindre et même dépasser celle de Taisselle. — Le maximum de la surélévation dans la péric rdite avec épancheraent a lieu pendant la période de formaiion. L'excès de la chaleur précordiale ne dépasse guère 1/2°.

Quand une pleurésie droite coïncide avec une péricardite? on peut, par l'exploration thermométrique, connaître l'inten' sité relative des deux processus inflammatoires.

Dans VE7idopéflcardite, la température locale se maintient à un chiffre assez élevé pendant le décours de la maladie, alors que la température générale est revenue àl'état normal.

Dans VEndocardile, la. temçérsiture locale ne subit pas la moindre élévation, et c'est là un moyen de diagnostic d'avec la péricardite.

Dans 1 Hyperirophie cardiaque, la température de la région précordiale est égale et quelquefois inférieure à celle du côté opposé.

La région pi^écordiale peut être le siège d'un excès de température dû à un épanchement pleurétique du même côté.

Les vésicatoires appliqués à la région précordiale maintienne pendant plusieurs jours la température à un niveau supérieur : l'abaissement de la température peut coïncider d'une façon nette avec l'assouplissement de la peau.

« En résumé, dit le D'' Sàbatiér,Texploration de la chaleur à la région précordiale " péut' éclairer le diagnostic ; il faut donc ne pas la négliger et la pratiquer soit avec la main, soit avec des instruments précis. L'importance de cet examen est surtout considérable à la fin de la période aiguë, au moment où la thermométrie axiilaire ne révèle rien d'anormal. »

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