VARICES
celle du côté sain est plus élevée, en moyenne de 1" à Vô.
La marche, les mouvements du membre, élèvent assez notablement la température du membre variqueux. L'élévation des membres variqueux, le sang ne s'accumulant pas dans les veines dilatées, provoque un refroidissement marqué.
La position verticale avec immobilité, (les veines se dilatant, la circulation veineuse étant gênée) provoque un refroidissement très notable du membre variqueux.
Sous l'influence de l'exposition, à l'air extérieur (17°), le membre variqueux se refroidit plus rapidement que le membre sain, comparé au côté sain, il présente à la fin de l'expérience (20 à 30 minutes) une élévation de température de quelques dixièmes.
Dans un cas de phlegmon de la jambe gauche survenu chez un malade atteint de varices, depuis vingt ans, et traité par la méthode de Gerdy jeune, M. Labit ^ a observé les résultats suivants :
Températures du 5 avril.
Côté gauche (malade). Côté droit.
Jambe 33ol 32o7
Pied 30»4 30ol
Repos, cataplasmes.
Le 7 avril, soir, le membre malade est mis dans une position très élevée (chaise de Gerdy) .
Le 8. Dégonflement très appréciable et abaissement de la température locale.
Températures .
Côté gauche. Côté droit.
Jambe 31 063 23o7
Pied 29»6 30ol
Le 9, on enlève la chaise le soir ; guérison complète ; le malade sort deux jours après.
Températures .
Côté gauche, Côté droit.
Jambe. 31o2 32«7
Pied 28o6 30°1
Par suite de l'élévation prolongée, on voit la température du membre malade, non seulement revenir au chiffre normal, mais encore, abaissée le 9 avril au-dessous de celle du membre sain.
1. Labit. Lococitato. Thèse de médecine de Paris, 1879. Redaud