‹ Traité de thermométrie médicaleChapitre 264 sur 312 · POINT D'APPLICATION · texte numérisé non relu

POINT D'APPLICATION

A 10 h, du matiu

A 1 h, du soir

Jours du mois

du

Température.

Pouls, r

Respiration, y

Température. 1

Pouls.

Respiration. ^

Cuisse malade

go ^

L'érysipèle continua à décliner rapidement et on put le considérer comme éteint le 8 mai, jour auquel la température, prise au matin, descendit de O^S au-dessous de celle de la cuisse saine, et

1. Alvarenga. Vréeis de Thermométrie clinique, Lrad. Papillaud. Lisinne, iSli, p. 96, 97.

de 2o6 au-dessous de celle qui avait été constatée le premier jour de l'observation.

Dans nos recherches sur ce sujet, nons avons noté quelques particularités intéressantes.

Au début de l'érysipèle, alors que les altérations de la peau ne sont pas encore très marquées, on peut noter des différences de température très notables de 1", l°b entre la partie malade et la partie saine correspondante.

Dans le voisinage de la plaque érysipélateuse, dans les points qui ne sont pas encore atteints, la température locale est notablement élevée. Dans la variété d'érysipèle dite serpigineux, l'élévation de la température locale peut donner des indications sur les points qui vont être envahis par raflfection.

L'élévation de la température locale s'observe dans des points assez éloi.^més du foyer principal de l'érysipèle.

Au niveau des engorgements ganglionnaires, au niveau des points menacés de suppuration, la température locale est très élevée.

Dans les cas où l'érysipèle se termine par sphacèle ou par gangrène, cette terminaison peut être annoncée par l'abaissement de température observé au niveau des points destinés à se mortifier.

Il est à remarquer qu'à la période de déclin de l'érysipèle, alors que les phénomènes généraux s'amendent, que la fièvre tombe, la température locale des parties érysipélateuses s'abaisse brusquement et redevient en peu de temps normale. L'observation suivante est un exemple de cette marche particulière de la température locale.

Observation. — Érysipêle de la face du côté gauche, consécutif à une plaie du front. — Service de M. Verneuil. Au 2e jour, température générale, 40»

Côté gauche de la face 37«2

Au 4" jour, l'érysipèle a gagné le côté droit, et s'éteintà gauche, température générale 39o

Côté droit de la face 36o2 ,

» gauche » 35o '

Au 7° jour, température générale, 38<>6

Côté droit de la face 3oo9

» gauche » 35''2

LYMPHANGITE

Au 8« jour, les accidents généraux disparaissent, température générale 31°8

Côté droit de la face àb°Q

» gauche »

On note dans cette observation, (ce que nous avons observé du reste dans d'autres cas) qu'au moment ou les accidents généraux s'amendent et que la température générale redevient normale, la température locale des parties atteintes descend brusquement devenant presque égale à celle des par^ ties similaires saines.

Lymphangite. — On observe dans la lymphangite aïgue des modifications de la température locale analogues a celles que nous venons de signaler dans l'érysipèle. Les observations suivantes indiquent les modifications thermiques que l'on ob-^ serve le plus souvent.

Observation. —Lymphangite consécutive à une morsure de rat sur l'articulation de la premièi^e avec la seconde phalange du doigt médius de la main droite. — Alvarenga.

L'examen thermo-sphygmo-pnéo métrique a donné les résultats suivants :

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