Partie malade Bras sain
De 9 à 1 0 h. du mat. De 3 à 4 li. du soir
La lymphangite commença à décliner franchement au troisième jour de l'observation (sixième jour de la maladie) ; au cinquième jour de l'observation (huitième de la maladie), tous les phénomènes locaux de l'affection avaient disparus. Aux deux bras, le thermomètre fut appliqué sur des points correspondants ; sur' le bras malade, on choisissait pour point d'application la traînée rouge de la peau due à l'angioleucite.
Observation. — Lymphangile de la main et de l'avant-bras consécutive à une plaie du doigt sur un malade atteint de paralysie agitante. — Service de M. Verneuil.
Lymphangite au niveau de la main et de l'avant- bras gauches en pleine évolution, au 3« jour.
Température générale 38»9
Engorgement ganglionnaire axillaire.
Le tremblement dont est atteint ce malade a notablement augmenté depuis l'apparition de la lymphangite.
Recherche de la température locale avec l'appareil thermoélectrique :
Moyenne des temijéra- Côté sain. Côté de la'
tures locales. lymphangite.
Au niveau de la main 29° 33°
— de l'avant-bras 30° 32°
— du 1/3 supérieur de l'a-
vant-bras 30° 32°
— du bras (il n'existe pas
au niveau brun de
Ijn-nphangite) 30° 32°
— de la partie interne et
supérieure du bras.. 38° 37°8
Température axillaire :
Du côté sain. Du côté gauche
(engorp;eiiient ganglionnaire).
La température locale, très élevée du côté de la lymphangite, est due en partie aux mouvem ents (paralj-sie agitante) du membre supérieur.
De même que dans nos précédentes observations, la température locale de tout le membre, et dans des points où il n'existe pas de traces extérieures de lymphangite, est plus élevée que du côté sain.
LYMPHANGITE 00"^
Au niveau de Vengorgement ganglionnaire axillaire, la température locale est plus élevée que du côté opposé.
Observation. — Lymphangite delà jambe gauche au 7« jour, consécutive à une plaie superficielle. — Service de M. Verneuil. La lymphangite est en voie de décroissance.
Température générale 38°2
Température au niveau de la lymphangite :
Côté gauche 36°5
Côté droit 35°
Température au niveau de la cuisse :
Côté gauche 35°8
Côté droit 35°2
Température au pli de l'aine (engorgement ganglionnaire) :
Côté gauche 36°
Côté droit 35°6
Les jours suivants, la température descend du côté gauche ; elle est égale des deux côtés le 12° jour.
Dans cette observation, la température locale est non seulement élevée au niveau du foyer de lymphangite, mais encore dans tout le membre inférieur, au niveau de la cuisse, qui ne présente pas cependant de trace extérieure d'inflammation des lymphatiques.
Observation. — • Ulcère ancien '/e la jam'-'c gauche. — Lymphangite. — Service de M. Verneuil.
G..., 39 ans. Ulcère ancien de la jambe gauche. Plaques de lymphangite surtout marquées au niveau de la jambe ; traînées remontant le long de la cuisse. Maladie datant de deux jours.
Recherche de la température au moyen de l'appareil thermoélectrique au niveau des plaques de lymphangite.
Côté gauche malade, 36°, le membre étant découvert pendant cinq minutes.
Température extérieure, 17°.
Côté sain 32°8, couvert.
— 32°, découvert.
Au voisinage des plaques de lymphangite, et dans toute l'étendue de la cuisse :
Moyenne : côté malade, 35°2 ; côté sain, 33o5.
Température rectale 37°5
— axillaire. . . . 36°5
On note, dans cette observation, une dififérence marquée entre la température comparée des deux membres, suivant que le malade est couvert de ses draps ou découvert. On remarque, en outre, qu'au voisinage des plaques de lymphangite et dans une zone assez étendue, la température locale est notablement élevée.
Observation. — Abcès consécutif à une lymphangite de l'avanl-bras. — Service de M. Yerneuil.
Lymphangite en pleine résolution au 12" jour.
Léger engorgement ganglionnaire au niveau de la région épitbrocléenne du côté droit.
Température générale . . . 37°9
Côté droit. COté sain.
Au niveau de l'engorgement
ganglionnaire SO^E 29"5
Le 14« jour ^CS 29''6
Le 18" jour (empâtement, fluctuation, rougeur de la peau) 3203 29°8 L'abcès ganglionnaire est ouvert.
L'élévation très notable de la température locale observée au niveau de la région épithrocléenne du côté précédemment atteint de lymphangite pouvait faire prévoir la suppuration.
Dans plusieurs cas de lymphangite à la période de résolution, nous avons noté des élévalions de température au niveau de points où se formaient plus tard des abcès. La thermométrie locale peut servir au diagnostic de ces abcès.
L'élévation de la température locale, observée dans des points éloignés de la zone oîi existe la lymphangite superficielle et qui s'observe dans presque toutes les observations que nous venons de citer, nous paraît être due à l'inflammation du réseau lymphatique profond. La therraométrie locale peut donner d'utiles renseignements sur la variété de lymphangite décrite par les auteurs sous le nom de lymphangite profonde.
Adénite aiguë. — La température locale au niveau de l'adénite aiguë s'élève très notablement, en moyenne, de 1°5 à 2°.
Les parties voisines présentent une élévation de la température locale assez notable.
ADÉNITE
Au moment de la suppuration, la température locale est à son maximum. De même, dans i'adéno-phlegmon, la température locale est très notablement élevée. Dans l'observation suivante, il existait une différence de 2"o en moyenne entre le côté malade et le côté sain.
Observation. — Adéno-phlegmon sous-maxillaire. — Service de M. Verneuil.
Gonflement rapide des ganglions sous-maxillaires du côté gauche.
Au S"^ jour : •
Temp, du côté gauche. Du côté droit,