ScHa(EDEn. Vncliow' s Archiv, Band XXXV, p
714 THERMOMÉTRIE UTERINE ET VAGINALE
Si deux ou trois heures après avoir constaté une température utérine élevée, on trouve un abaissement, on peut en conclure que le fœtus est mort.
« Si la température de l'utérus, relativement élevée par rapport à celle des autres organes internes, dit Cohnstein, est due à la chaleur propre du fœtus vivant, la constatation 'par le thermomètre de cette élévation de température est une preuve de l'existence de la grossesse, preuve d'une grande valeur dans les trois premiers mois, époque à laquelle manquent les autres signes. L'expérience a démontré que l'introduction prudente du thermomètre dans la cavité de l'utérus gravide entre la paroi utérine et les membranes, n'entraîne aucun accident.
Pendant l'accouchement, la thermométrie eii possible même dans les présentations du crâne. Si le col est dilaté et la tête engagée, il suffit de prendre la température du vagin qui formant cavité contenant le fœtus, se met assez exactement à la température de ce dernier. La thermométrie utérine sera plus facile dans les présentations inclinées et -dans celles du siège et de la face, que dans les présentations du crâne. »
Fehling ' dans un grand nombre d'observations a vérifié les faits indiqués par Cohnstein.
Dans douze cas ou la température utérine avait été inférieure à celle du vagin, les enfants étaient morts.
Dans quelques cas ou la température utérine était supérieure à celle du vagin de 0"15 à 0°30, les enfants étaient vivants.
Schlesinger ^ conteste les résultats de Cohnstein ^ et Fehling et cherche à établir que la température de l'utérus même à l'état normal et en dehors de la grossesse, est supérieure à celle du vagin.
Nous pensons que dans les observations citées par cet auteur il s'agissait d'utérus malades, enflammés et dont la température n'était pas normale. Cohnstein s'est du reste assuré au
\. Fehling. KliniscJie Beobachtungcn ûber den Einfliiss der iodlen Frucht aufdie Mutlcr. Arck. fur Gynœkologie. T. VII, p. 143 \ 81i.
2. ScHLKsiNGKK. Ucbev thermomelrie des utérus und ihre diagnoslische Bedeùlunj. Wicn.med. Woclienschrift. 1874, p. 427.
3. Cohnstein. Die Thermomelrie des Utérus. Virchovfs Archiv. M. LXll, p. 141, 1874 et SchmidCs Jahrbûcher. Bd. CLXV, pp. 37-38, 187S.