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PENDANT LA GROSSESSE ET L'ACCOUCHEMENT

moyen d'aiguilles thermo-électriques que chez les lapines en dehors de la gravidité, il n'existe pas de différence entre la température utérine et. celle du vagin.

Comble conclusion des recnerchoo des derniers auteurs que nous venons de citer, on peut dire avec Marduel', auteur d'une analyse importante sur ce sujet :

Que l'existence dune lempérature utérine supérieure à celle du vagin, en dehors de certains cas pathologiques, est un signe de grossesse, avec enfant vivant.

Dans le cours de hi grossesse, la constatation dune température îUérine égale à celle du vagin indique la probabilité de la mort du fœtus.

Dans une grossesse avérée, une température utérine inférieure à la température vaginale annonce sûrement la mort de Venfant.

D'après le professeur Peter 2, la température intra-utérine après V accouchement peut s'élever sans qu'il y ait surélévation de la température axillaire, et chez la femme à terme, la température utérine semble ne pas influencer la température générale.

Au contraire, dans quelques cas où Peter a pu prendre la température axillaire et utérine, avant et après l'accouchement, il a trouvé une légère surélévation axillaire en même temps que la surélévation utérine ; la surélévation utérine dépassant néanmoins l'axillaire de 0"2.

« Ces recherches sembleraient prouver, dit cet auteur, que Pacte de la parturition élève la température générale ainsi que la température utérine., et qu'il place aussi au moins momentanément, l'organisme entier comme l'utérus dans un état d'hyperthermie favorable à la genèse de Pinflammation. »

« Dans seize cas, la moyenne de la température utérine après l'accouchement fut de 38°2 exactement: 38°17, c'est-àdire que cette moyenne fut de 0°7 plus élevée que la moyenne normale, et de 0''5 plus élevée qu'avant l'accouchement.

1. P. Marduel. De laThermoinctrie utérine comme moyen de diagnostic de la grossesse, ainsi que de la vie du fwius, d'après les travaux de Cohnstein, Fehling, Schlesinger et Alexeff. Lyon médical, 11044. x. XXIII.

2. Peteh. Leçons de clinique médicale. T. Il, 1879, p. p. 692-710.

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« Le travail utérin élève donc la température utérine. De même, la température axillaire peut brusquement s'élever bien que la parturition s'accomplisse physiologlqueraent. »

D'après Peter, après l'accouchement, et lorsqu'il existe des accidents morbides, la température intra-utérine s'élève mais il est à remarquer, qu'en général, au cas de fièvre puerpérale, la surélévation thermique relative est plus considérable dans l'aisselle que dans l'utérus au début des accidents, ce qui démontre, d'après Peter, que l etat général précède et prime la lésion locale.

Quand le traumatisme utérin a été le point de départ des accidents, la surélévation utérine dépasse au début comme pendant la durée des accidents la surélévation axillaire.

Comme conclusion principale de ses recherches, Peter admet que l'hyperthermie utérine chez la femme grosse ou accouchée la prédispose à la puerpéralité et aux affections utérines.

Nous devons faire remarquer que toutes les recherches de thermométrie utérine que nous venons de citer ont une certaine importance scientifique, mais elles ne nous paraissent pas devoir être recommandées dans la pratique. Contrairement aux auteurs allemands, nous pensons qu'il peut survenir des accidents graves et l'avortement à la suite d'introductions répétées de thermomètres dans la cavité utérine pendant la grossesse et après l'accouchement.

II. Thermométrie de l'ulérus et du vagin dans les maladies de ces organes. — Cohnstein a trouvé la température utérine supérieure à celle du vagin dans l'endométrite aiguë, dans la métrlte aiguë, la para et périmétrite, les excoriations et les ulcérations de la surface interne des lèvres du col.

Dans les fibromes utérins, dans les infarctus utérins chroniques, dans les tumeurs ovariennes, dans les cas d'augmentation de volume du bas ventre par accumulation de graisse, la température de l'utérus, contrairement à ce que l'on observe dans la grossesse, reste égale ou inférieure à celle du vagin. La thermométrie dans les cas douteux rendra de grands services.

Des recherches de quelques auteurs, il résulte que dans les

cas d^hématocèle, la température de l'utérus et des culs de sacs utéro-vaginaux s'abaisse.

Dans les cas d'héraatocèle compliqués de pelvi-péritonite, la température n'atteint jamais les chiffres observés dans les pelvi-péritonites franches.

D'après Braun ' (de Vienne) la température locale de l'utéirus ne s'élève dans l'hématocèle retro-utérine que lorsque I cette affection se complique de péritonite.

Martineau signale l'élévation de la température locale lau niveau de la région abdominale dans l'adéno-phlegmon du Iligament large et pelvi-utérin, dans l'adéno pelvi-péritonite.

D'après Martineau ^ la température de l'utérus dans les icas de mérite aiguë, sub aiguë et même chronique est plus sélevée que celle du vagin et que la température générale du i corps.

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