BuowN-SiÎQUARD. Sociiilé de Biologie, 1856. Redahd
L'élévation de température est notée dans toutes les observations semblables ; elle est générale. Si l'on prend la température dans le sang artériel, l'on voit cependant que l'élévation est précédée d'un abaissement.
M. Peter^ a signalé l'élévation de température chez l'homme, dans l'asphyxie, tenant à une altération pulmonaire ou à un trouble de l'innervation.
Chez les animaux curarisés et immobiles, Cl. Bernard a vu la température baisser d'une manière très nette, pour se relever légèrement avant la mort. D'après ces expériences, Cl. Bernard attribue l'élévation de température des cas précédents aux mouvements convulsifs qui se produisent chez les animaux que l'on prive d'air.
L'asphyxie par le gaz oxyde de carbone, amène un abaissement de température considérable.
Voici une expérience qui le démontre :
Un lapin dont la température initiale est 38°
est soumis aux inhalations d'oxyde de carbone.
10 minutes après, sa température est descendue à. . . . 31°ô
11 y a donc un abaissement de température assez considérable dans l'asphyxie ou mieux dans l'empoisonnement par
l'oxyde de carbone.
Il sera donc désormais facile au moyen du thermomètre de différencier l'asphyxie par privation d'air de l'asphyxie par les gaz.
1 Peteb. Union médicale, 1868, et Cliniquc.l. H.