LÉSIONS TRAUMATIQUJSS DE L'ENCÉPHALE
spasmes musculaires; contractures consécutives; lésions bulbaires.
Avant l'expérience, T. R. 38°8.
3/4 de minutes après le choc 8 minutes — 12 minutes — •
20 à 25 minutes — 30 minutes — 3/4 d'heure — 1 heure —
1 heure 15 minutes —
2 heures —
4 heures
8 heures
Lendemain matin —
Lésions traumatiques de r encéphale. — Chez l'homme les lé sions traumatiques de l'encéphale, s'accompagnent dé modifications thermiques notables dont la connaissance est utile au diagnostic et au pronostic.
Nous avons recueilli pendant notre internat plusieurs cas de fraciure du cniae avec lésion de l'encéphale da^s I squ^^^^ nous avons suivi attentivement la marche de la tem^érXrt
— Abaissement do la tem-
Observation VIII. - Fraciure du crâne peraiure. — Réaction. — Mort
tracture du côté gauc e Le'^ " Mon-
ter la face. ' Pincement du côté droit fait contrac-
Baillements continuels.
Respiration irrégulière et inégale Pouls très ralenti.
A 2 heures la température axillairc est. .
A 3 heures
A 3 heures 1/2
A 4 heures
A 5 heures
A 6 heures
A 7 heures
Le malade succombe dans la soirée avec une tempérât, de 38''6.
L'autopsie confirme le diagnostic. Contusion cérébrale en plusieurs points.
Observation IX. — Fracture de la base du crdne. — Mort. — Marche de la température. — Service de M. Richet.
Mossin, Ernest, âgé de 9 ans, chute le 21 février 1876, de la hauteur d'un 4« étage. Hôtel-Dieu, salle Sainte-Marthe, 9.
Perte absolue de connaissance. — Paralysie faciale à droite.
Le bras et la jambe gauches sont immobiles et insensibles.
Ecoulement de sang parla narine droite.
A la région occipitale gauche, bosse sanguine avec enfoncement de l'occipital.
Frjcture du Crâne.
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Tinirt"
LESIONS TRAUMATIQUES DE L'KNCÉPHALE
Pouls à 52. Respiration ralentie (8).
Température rectale 36°
Le 22 au matin. — Coma. — Agitation. — Paralysie complète du côté gauche, du côté de Tavant-bras gauche, contracture des fléchisseurs.
Hypéi'esthésie très marquée du côté droit. Ecchymose palpébrale à l'angle interne des 2 yeux.
Température rectale 37°,5
Le 22 au soir, même état 37", 1
Le 23, même état, agitation.
Température rectale, le matin. . . 37"
— le soir. . . . 37'',6
" Le 24, quelques mouvements du côté gauche. Contracture de ce côté.
Température rectale, le matin. . . 37°,!
— le soir. . . . 37,5
Le 25, même état.
Température rectale, le matin. . . 37,"
— le soir. . . . 37°,5 Le 26. La contracture du membre gauche a disparu. La paralysie faciale droite a augmenté.
Coma.
Le malade meurt à 1 heure du matin.
Température rectale, le matin. . . 37o,7
— le soir. . . . 36°,8
A l'autopsie, fracture partant de la partie moyenne du pariétal gauche, se dirigeant en dedans, en arrière et en bas, traversant l'occipital au niveau de la fosse occipitale supérieure gauche, passant à droite au niveau de la protubérance occipitale et allant se terminer au trou occipital, après avoir traversé la fosse occipitale inférieure droite Caillots sanguins sous la pie-mère.
Hémisphère droit, face exierne^ — A la partie postérieure du lobe frontal (circonvolution frontale ascendante), partie ramollie et colorée par le pigment sanguin; cette altération (contusion) comprend toute la substance corticale, pénètre même dans la substance blanche. Les mômes altérations à l'extrémité du lobe sphénoïdal face extérieure et face inférieure. - Si l'on écarte la scissure dé SylvHis, on constate plusieurs taches ecchymotiques sur la circonvolution qui la borde.
Deux autres contusions ]?ioins étendues, à la face externe du lobe occipital l'une large comme une pièce, de 1 franc, l'autre comme I centime. '•
ABAISSEMENTS DE TEMPÉRATUKE
Hémispkcre gauche. — Rien, saul" à l'extrémité postérieure du lobe occipital presque détruite par une contusion profonde.
Cer'velet. — Même altération profonde du bord postérieur du lobe droit. Les deux fosses sphénoïdales,la dure-mère sont recouvertes de caillots se pi'olongeant dans la fente spbénoïdale.
Observation X. — Fracture du crâne. — Déchirure du cerveau. — Abaissement notable de la température. — Contusion cérébrale da côté opposé à la fracture. — l\hrt. — Service de M. Ricbet.
X..., 24 ans, maçon, chute d'un échafaudage à la hauteur d'un 2« étage sur le pavé de la rue. A son entrée, perte de connaissance, résolution musculaire générale, écoulement de sang par le nez et l'oreille. Refroidissement périphérique très marqué principalement aux mains.
Sur la courbe de la température on voit :
A son entrée, température rectale . . B6°,8
2 heures après l'accident
4 heures — 35'',2
.5 heures — 36"
7 heures — 36»,2
8 heures — 37°, 1
Le malade meurt.
A l'autopsie : Fracture du rocher à gauche. — Déchirure du cerveau. — Contusion cérébrale du côte opposé à la fracture.
Observation XI. — Fracture de la base du crâne. — Déchirure du cerveau.— Mort.— Autopsie.— Communiquée par le D^' Le Gros Clark.
Henry S..., âgé de 58 ans, chute d'un lieu élevé. Au moment de son admission, le 14, signes de commotion et plaie de l'occiput. - Pas de paralysie localisée. — Refroidissement.
Pouls 76. Température (98°3 F.). . . . 36''8
Le 16, sa perte de connaissance continue.
Pouls 79. Température ,100"2 38°
Le 17, température 38° (lOôM F.).
Le 20, il meurt.
A l'autopsie fracture de la base du crâne. La face antérieure et la surface de chaque hémisphère est déchirée dans une grande étendue.
Dans deux autres observations de fracture du crâne, suivies de mort, avec déchirure cérébrale et hémorrhagie que nous avons recueillies dans le service de M. Ricliet, la température a présenté la même marche que dans les observations précédentes.
LÉSIONS TRAUMATIQIIES DR I.'rNCÉPHALE
Api'ès s'être abaissée chez un des malades à 34', 6, elle est remontée au bout de trois heures à 37", et s^est maintenue 8 heures à ce niveau. La mort survint ensuite.
Chez l'autre blessé, la température s'est maintenue constamment abaissée entre 35", 5 et 34", 5, jusqu'au moment de la mort. A ce moment on notait 34".
Dans la contusion cérébrale, nous avons noté des abaissements de température, 36", 5, 35" dans un cas.
Dans la compression, dans la commotion cérébrale, les abaissements de température nous ont paru beaucoup plus rares et beaucoup moins marqués que dans les cas de fracture du crâne avec déchirure et contusion cérébrale.
Dans la commotion cérébrale le chiffre le plus bas que nous ayons observé est 36, "7.
Observation XII. — Commollon de l'encéphale avec, fracture.— Abaissement de la température. — Service de j\I. Labbo. — Observation recueillie par M. Budin.
Le 29 juin 1879, on apporta dans le service de M. le docteur Léon Labbé, à la Pitié, une petite fllle de 3 ans, qui venait d'être violemment jetée par terre devant la porto de I-hôpital par une voiture. II n'existait aucune lésion des membres. Mais la tête avait porté sur un pavé et l'enfant avait immédiatement perdu connais-
L'accident était arinvé à 8 heures 10 minutes : je la reçus et la fis mettre dans un lit ; elle était dans le coma et vomissait. Je pris pour la première fois sa température à 9 heures du matin, cinquante minutes après l'accident et continuer à la prendre moimême sans changer de thermomètre, jusqu'au moment où la mort
29 juin, 9 heures T. R. 35"4. P. 80.
11 heures T. R. 3&°8. P. 92.
A 1 heure, l'enfant urine involontairement.
A 2 heures, elle s'agite, se découvre.
A 3 heures 30, T. R. 38",8. P. 136.
A 6 heures 15 minutes, T. R. 39",4. P. 160.
sance.
arriva.
On constate l'existence d'une ecchym gauche, et l'on fait appliquer h 1 heures,
reille gauche.
ose sous la conjonctive une sangsue derrière l'o-
A 10 heures du soir, T. R, 39°,5. P. ISO.
Le 30, 6 heures du matin, T. R. 39'',9. P. 200, il ne peut être compté que difficilement.
La nuit a été très agitée, l'enfant a crié deux fois. A 9 heures du matin, T. R. 40». P. 200. A 6 heures du soir, T. R. 40»,6. P. 200. A 7 heures et demie, T. R. 41°8.
L'enfant succombe à 8 heures du soir.
L'autopsie n'a pas été autorisée.
De l'examen des observations précédentes, on peut tirer les conclusions suivantes :
Quelques heures après les lésions traumatiques graves de rencôphale (fracture du crâne, contusion, déchirure cérébrale), la température s'abaisse.
Cet abaissement peut être considérable et atteindre dans quelques cas les chiffres de 34»,5, 35», 35°,5;
2° Cinq ou six heures aprës l'accident la température s'élève et aiteint 38», 38"'5 ;
3» Si la violence traumatique a été considérable, le malade peut mourir en hypothermie; la mort survient souvent avec des élévations de température;
4° Lorsque la température s'est abaissée au-dessous de 35°, lorsqu'elle s'est élevée dans les premières heures de l'accident au-dessus de 38°, 38''2, le pronostic est très grave ;
5» Dans le'^ cas où la vie se prolonge et où le malade guérit, la température élevée dabord, descend les jours suivants au chiffre physiologique, pour remonter ensuite vers le 3« ou 4« jour j
' 6° Dans la commotion, la compression cérébrale, la température varie peu, elle ne s'abaisse que de quelques degrés;
7° L'étude de la température dans les lésions traumatiques de l'encéphale peut fournir de précieuses indications au pomt de vue du pronostic et du diagnostic. Elle peut faciliter le diagnostic des fractures du crâne ; indiquer s^il existe une contusion ou une compression cérébrale; faire prévoir 1 issue de
l'accident. , • j„
Lésions pathologiques de l'encéphale. -J)ms \ atrophie du cerveau, on a noté une diminution de chaleur considérable; dans un casd'hydropisie sous-arachnoïdienne, Greenhow a note . 1. Greenhow. TransaclioJisorthe Cliirurg. Socic/j/, v.III,p.l64,1870.