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CHAPITRE XII

Les faits très nombreux contenus dans ce chapitre démontrent l'influence du système nerveux sur la production de la chaleur animale.

Nous examinerons successivement les abaissements de température dans les lésions du système nerveux central (moelle et cerveau), et du système nerveux périphérique (nerfs).

§ I. — Lésio7is de VEncéphak, — Les lésions expérimentales de l'encéphale donnent lieu a des abaissements de température très considérables.

Chossat à la suite de lésions du cerveau en divers points, nota des températures de 23°, 24°.

Brown Séquard a pu obtenir chez l'animal des abaissements de température de 10° en 2 heures en mettant à nu l'encéphale et en enlevant couche par couche et d'avant en arrière, le cerveau et le cervelet.

Tscheschichin^ a fait voir qu'en lésant un point de la partie supérieure de la moelle, placé à la limite du bulbe et de la protubérance et qu'il appelle centre modérateur de la caloriflcation, la température s'abaissait considérablement.

J. Schre'ber lésant la protubérance, le'cervelet, les pédoncules ou les hémisphères cérébraux sur des lapins, observait toujours un abaissement de température rectale de l'' à 6", si les animaux étaient placés dans un milieu à température relativement basse.

Si au contraire, il maintenait les animaux dans un milieu à 30", ou s'il les enveloppait de ouate et de laine, la température s'élevait de 1° à 3° dans le rectum.

Schreiber conclut de ces expériences que l'animal, dont l'encéphale est lésé,, n'augmente ni ne diminue sa production de chaleur, mais qu'il se réchauffe ou se refroidit plus facilement sous l'influence du milieu ambiant qu'un animal sain.

La commotion de l'encéphale, d'après les expériences de Chossat, de Brown Séquard, produit des abaissements de température.

Dans un cas de commotion violente de l'encéphale, Chossat a noté une température de 22°, 3.

Les expériences récentes de M. Duret ^ ont confirmé les résultats obtenus par Chossat et Brown Séquard.

« Après un choc grave, dit ce savant expérimentateur, toujours la température s'élève, c'est ce qui résulte de toutes nos observations.

Si la violence traumatique à été excessive, et si la mort survient dans la première période, l'élévation de la température est continue, et le thermomètre atteint 41° et même 42°. Il est rare qu'un choc très grave ne provoque pas cette élévation de température. Dans les chocs moins graves, l'élévation ne dépasse pas 39° à 40°. »

Deuxième phase. — Après quelques minutes (3 à 6 et 12 à 15), l'abaissement survient, progressivement de 41» la température descend à 34°, 2.

Troisième phase. — Le lendemain, la température s'est élevée de nouveau, et le thermomètre marque 38°,8.

L'expérience suivante de M. Duret démontre nettement l'existence de ces diverses phases :

Coup violent sur le devant de la tête; tétanisrae ; résolution:

1. J. ScHREiBBR. Pjlûger's Arelm fur gesammte Physiologie. Band Vilf, p. 576 à 596, 1874.

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