‹ Traité de thermométrie médicaleChapitre 82 sur 312 · Billroth. Archiv f. KUn. Chirurgie. Band VI · texte numérisé non relu

Billroth. Archiv f. KUn. Chirurgie. Band VI

2. Falck. Virchow' s Archiv fur pathologische Anatomie^ 1871. Redard, in

Plus heureux que Billroth, Lang ' (de Gottingen) trouvant des cristaux de phosphate ammuniaco-magnésiendans le tissu cellulaire des animaux vernissés, pense que les brûlés succombent à l'urémie.

D'après Kùss ^, l'abaissement de température tiendrait au ralentissement progressif de la respiration.

La respiration en effet est un acte purement réflexe, dit ce savant professeur, les surfaces qui en sont le point de départ sont non seulement la muqueuse pulmonaire, mais encore la surface cutanée.

Si la surface cutanée n'existe plus, l'acte réflexe est supprimé et les malheureux blessés oublient en quelque sorte de respirer.

Les phénomènes de combustion diminuent dès lors rapidement et les malades meurent d'asphyxie lente.

M. Feltz- qui a démontré expérimentalement que dans les brûlures, il se formait dans les vaisseaux de véritables thromboses, qui, en se détachant, allaient échouer dans le poumon et formaient ainsi de véritables embolies, ne serait pas éloigné de croire que le refroidissement et la mort sont la suite de la diminution du champ pulmonaire. Sans pouvoir irons prononcer définitivement sur cette question, nous serions cependant porté à admettre avec un grand nombre d'auteurs que c'est dans le sj'stème nerveux qu'il faut chercher la cause de ces modifications thermiques.

Le professeurj Vulpian ^ paraît se rattacher à cette opinion :

« Je crois, dit-il, que l'ébranlement violent, le choc des centres nerveux déterminé par la brûlure, joue le principal rôle dans le cas dont il s'agit. Mais je ne serais pas éloigné de penser que sous l'influence de la brûlure, le sang qui n'est pas coagulé immédiatement, subit des modifications telles qu'il peut devenir un agent toxique : ramené dans la circulation générale, il peut agir comme tel sur le système nerveux

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