‹ Traité de thermométrie médicaleChapitre 90 sur 312 · COLLAPSUS · texte numérisé non relu

COLLAPSUS

Après cinq heures, 360,3 ; Après sept heures. 39°, 2;

A partir de ce moment, un typhus normal se développa, mais il se compliqua d'accidents de décubitus et se termina par la mort.

3° Le collapsus de fièvre intermittente se présente pendant la période de frisson, à la fin de l'accès. (Voy. fièvre algide.)

4° Le collapsus d'agonie a été décrit avec grand soin par Wunderlich ^.

Dans ce que l'on a appelé \e stade proagonique, on peut voir survenir des températures de collapsus. Ce stade en effet s'annonce tantôt par des élévations de température, tantôt par des abaissements; tantôt encore des modifications insignifiantes sont observées.

Dans la forme descendante du stade proagonique que l'on observe notamment dans un grand nombre de cas de méningite de la base, de typhus abdominal, de pleurésie et de pneunomie l'on peut trouver quelquefois des températures oscillant entre 34° et 36".

Cette forme est certainement la plus fréquente.

Le stade proagonique peut être de courte durée ; il peut cependant durer quelquefois un à deux jours avec 1° ou 2» d'abaissement de température.

Les cas où il existe une grande difficulté et ou le pronostic est incertain sont ceux dans lesquels l'on observe une m arche - descendante de la température, pendant que les autres symptômes graves persistent.

5° Dans le collapsus provoqué nous retrouvons les différents cas que nous avons signalé à propos du collapsus de rémission. Nous répéterons ici que les principales causes qui provoquent le collapsus, sont les hémorragies, les perforations, les médications perturbatrices, l'inanition, l'alcoolisme, etc.

Le collapsus que l'on pourrait appeler à forme sidérante, se présente dans la fièvre jaune, la peste, le typhus, et dans l'intoxication palustre.

1. WoNDERLicH. Stade proagonique dans les maladies fébriles. (Arch,' der Heilkunde, t. IX, p. 1).

Le pronostic du coUapsus est presque toujours grave.

« Depuis longtemps, dit Wunderlich, on le regarde comme un signe de très grand danger. »

Les malades peuvent échapper à une première atteinte,mais s'il en survient une seconde, ils succombent généralement.

Le collapsus est surtout grave lorsqu'il se montre prématurément. Dans la fièvre typhoïde cet état est surtout grave lorsqu'il survient à la fin de la première ou de la deuxième semaine.

« Mes observations, dit Griesinger, me font surtout considérer comme dangereux ces cas où Ton voit fréquemment alterner une violente exacerbation fébrile et un état de collapsus ; ils prennent rarement une marche favorable et se terminent souvent d'une façon fatale. »

Lorsque le pouls et la respiration présentent une très grande irrégularité, lorsque le délire survient, le pronostic est fatal.

Les cas les plus graves sont ceux ou avec un refroidissement périphérique, la température est abaissée dans les cavités centrales.

Quant aux lésions matérielles du collapsus, les principales siègent dans le muscle cardiaque.

Le collapsus primitif semble surtout résulter d'un dérangement de l'organisme qui se trouve sous la dépendance du système nerveux. Les pertes thermiques sont alors rapides, et il ne s'établit pas de compensation.

Si des pertes abondantes se produisent par les sueurs, par les hémorragies, il nous semble fort probable que la production exagérée de chaleur ne suffit pas ; l'algidité apparaît avec ses conséquences fatales.

On trouverait ainsi une explication de la localisation du froid à la périphérie en admettant que la compensation n"a pu se faire en même temps dans toutes les parties du corps et surtout sur la surface téguraentaire qui se trouve dans les conditions les plus défavorables. — Ce que l'on peut affirmer, c'est que cet épiphénomène se présente surtout à la fin des maladies graves où l'anatoraie pathologique nous apprend que le muscle cardiaque a subi des dégénérescences.

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