Ramazzini. Deabusu chinw-chinx dissertatio
FIÈVRES DITES ALGIDES 201
« Gelidus toto manat corpore sudor, prsecipue circa caput et coUura.Extremitatesevaduntfrigidseac lividœ, dum corripiuntur convulsionibiis qiise tragediam claudunt, » avait dit Baumer '.
Laiiter (Hist. méd. bienn. raorb. rural, etc.), a vu aussi des fièvres qu'il appelait malignes « qui présentaient un froid rigide et véhément, en sorte que le tronc du corps restait immobile pendant plusieurs heures et qu'on avait continuellement besoin de ie ranimer par des fomentations, et l'application de linges chauds ; quelquefois les extrémités inférieures étaient glacées jusqu'au gras des jambes, et les extrémités supérieures jusqu'au carpe, tandis que le reste de ces parties se trouvait dans un état agréable de chaleur. (Casus XIII.) »
Les auteurs modernes Alibert ^, Maillot ^, Bailly nous ont encore donné des descriptions de la fièvre dite algide.
La fièvre pernicieuse algide n'est pas constituée, comme les premiers auteurs l'avaient signalé, par une exagération des phénomènes de frisson, et il n'est pas vrai, que le froid dure depuis le commencement jusqu'à la fin de l'accès.
On peut observer des stades de frisson, de chaleur tout à fait semblables à ceux que l'on observe dans la fièvre intermittente simple ; mais ce n'est que plus tard que l'algidité et le coUapsus surviennent et c'est alors, comme l'a si bien dit Borsieri, que le malade : « Cadaveris imaginem refert. » C'est le troisième stade qui est véritablement le stade pernicieux de la fièvre algide.
A ce moment le malade ne tremble pas, ne frissonne point; il se plaint au contraire d'une sensation de chaleur très vive ; la respiration, le cœur, se ralentissent, la peau devient cyanosée; la stupeur est considérable. On observe, en un mot,
1. Baumeu. Dissertatio inaugur. med. de febre mitridà in Bencialia. Anno 1762. ,