‹ Traité de toxicologieChapitre 103 sur 126 · VERS · texte numérisé non relu

VERS

DISCÛPHORES. — On rapporte de l'Asie Orientale et du nord de l'Afrique que les morsures, à mon avis virulentes, de quelques sangsues, par exemple Hirudo oeylanica^ etc., ont provoqué l'inflammation et la suppuration des membres, et que l'on fut même obligé de les amputer. Leur introduction dans le nez, le pharynx, l'estomac, causerait non seulement des douleurs, mais amènerait aussi la mort des animaux et de l'homme. VU. voraXy à l'état jeune, s'insinue dans la cavité nasale, la trachée, etc., et peut provoquer des hémorrhagies et d'autres lésions. La sangsue s'attache à la conjonctive, elle mord la conjonctive bulbaire sans aucun préjudice pour l'œil. Au centre de la cornée

(1) MouRSON et ScHLAGDENHAUPFEN, C. R, de l'Ac, des Se, y t. XCV, p. 791.

VERS — MOLLUSQUES î

et de la capsule du cristallin, la sangsue laissé une cicatrice se la forme d'un V, et, à la périphérie de la cornée, une synécl antérieure. L'action d'une espèce particulière de sangsue p duirait, dit-on, au Mexique, une affection gangreneuse des pj pières.

PLATHELMINTHES. — Je considère comme venimeux, parmi Trématodes, les espèces de Distoni'e^ et, parmi les Cestodes. Tœnia solium (Rud.), le Cysticercus cellidosœ^ ainsi que be; coup d'autres.

NÉMATODES. — Le Strongyloides inteslinalis (Bav.), le Fila sanguinis (Lewis), VOxyuris verïtiicidaris (L.), VAscat^is Iii bricoïdesyh.), le Trichina spiralis (Owes), V Anchylostoma duo nale (DuB.)sont, comme les précédents, des êtres vivants qui, rasites de l'homme, le rendent malade non seulement par si de l'irritation mécanique de l'organe où ils ont choisi leur siè mais aussi grâce à leurs produits d'échange ou de décompositi et provoquent : lièvre, cachexie, hématurie, chylurie {Fila sanguinis)^ ou bien : diarrhée, fièvre, délire {Trichina spirt (Ow.), etc. Le liquide des échinocoques contient un pois U Ascaris lumhricoïdes fabrique vraisemblablement un poi: volatil corrosif.

ACâNTHOCÉPHâLES. — V Echinoryyichus gigas (Goeze;, emj sonne le trou perforé par lui dans la muqueuse.

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