MOLLUSQUES
CÉPHALOPODES. — Les SépiaireSy par exemple Octopus vulyc (Lam.) (le Polypus des anciens), ont été mangés, mais le somii après ces repas ne serait pas tranquille.
GASTROPODES. — Les Limaçons j suivant des rapports ancic auraient à plusieurs reprises provoqué chez l'homme des cm] sonnements même mortels. On a attribué ces accidents à la j
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sence dans ces animaux des matières gâtées ou toxiques qu'ils se seraient incorporées, et on a conseillé, pour s'en mettre à l'abri, de conserver les limaçons dans des vases propres.
Aplysia depilans (L.) {Lièvre marin). Les Romains et les Grecs lui ont attribué des effets toxiques particuliers et, des expériences instituées au siècle dernier, on a inféré que le suc de l'animal provoque l'inflammation et la tuméfaction de la peau. On lésa mises en doute. L'animal contient une matière colorante d'aniline qu'il rejette aussi spontanément.
Murex hrandaris (L.). Le mollusque purpurifère^ mangé en potage, a amené la mort précédée de phénomènes de gastroentérite, prurit cutané, convulsions.
LAMELLIBRANCHES. — Quelques espèces d'ostracées ont souvent provoqué chez l'homme des empoisonnements dont la cause n'est pas bien connue jusqu'à présent. 11 en est ainsi quant au Cardium edule (L. (Bucarde) et à VArca Nofv (L.) : ce dernier provoqua la mort précédée de convulsions et de phénomènes de gastrite.
MTTILUS EDULIS. — Voilà déjà presque trois cents ans que l'on décrivait des empoisonnements parla Moule^ et un grand nombre d'expériences ont été instituées avec elle il y a déjà cent ans. Les expérimentateurs et les observateurs récents ne sont, malheureusement, pas toujours renseignés, d'une manière satisfaisante, sur les données toxicologiques déjà existantes, aussi rapportentils comme nouveaux des faits déjà connus depuis longtemps. Les tentativesde différencier des moules venimeuses d'avec des moules inoffensives d'après les valves, n'ont pas amené des résultats ao ceptables. Quant à l'éventualité (sur laquelle on insistaitautrefois) que les moules seraient devenues toxiques par suite des matières fécales de Vhomme et des animaux qui auraient pénétré de l'eau dans leur corps, elle peut parfois s'effectuer puisque des moules saines, mises dans l'eau corrompue, s'enveniment (1). 11 n'est pas
[{) Salkowski, Arch., fûrpathol. Anat. Bd Cil, p 578; — Virchow, Berliner klin.