CRUSTACÉS
Astacus fluviatilis (L.). — Les Écrevisses peuvent nuire parfois en cas d'idiosyncrasie envers elles (exanthèmes avec ou sans démangeaison, céphalée, etc.), ou toujours dès qu'elles sont corrompues par suite d'une maladie ou de la décomposition survenant après leur mort (vomissements, sensation d'angoisse, etc.). Il en est de même quant au Homarus marinus {homard) ; ce sont surtout les homards de conserve qui provoquent des symptômes cholériformes.
Crangon vulgaris (Fabr.). — Les Crevettes mortes peuvent, dans certaines conditions spéciales extérieures ou intérieures déterminées, provoquant une décomposition particulière de leur albumine, provoquer des empoisonnements, même mortels, épi démiques, cholériformes, qui surviennent même chez les per sonnes n'en ayant mangé qu'un petit nombre. Les symptômes apparaissent trois à quatre heures après l'ingestion des crevettes, et consistent en : soif, gastralgies, nausées, angoisse précordiale, coliques, tremblements, vomissements, cyanose, diarrhée, faiblesse et convulsions. Les animaux cuits, conservés pendant un laps de temps assez long dans un air humide et chaud, deviennent facilement vénéneux. Les Palémons (Crevette rosey Bouquet) mortes avant la cuisson ne deviennent pas rouge-
[1) Buoscii, Wiener klin. Wochenschr,y 1896, n" 13.
écrevisse à l'ébullition, mais blanchissent, leur chair est molle et la queue n'est pas recourbée vers le thorax.
Brachyures, — Les Crabes peuvent, eux aussi, provoquer des empoisonnements dans certaines conditions et amener la mort précédée de phénomènes morbides cholériformes.