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PROTOZOAIRES

Les protozoaires, qui forment la transition du règne végétal au règne animal, sont proches parents des infusoires et des amibes. Ce sont des masses plus ou moins sphériques de protoplasme vivant à l'état parasite. Un grand nombre d'entre eux émettent de leur corps cellulaire des pseudopodes, des flagellums, des cils. Les avis diffèrent quant à l'action pathogène de ces êtres vivants. Depuis ces derniers temps on n'admet leur rôle pathogénique bien démontré que dans : la malaria, la pébrine, cette affection qui décimait les vers à soie et dont la nature nous est connue grâce au génie de Pasteih, le papillome intracana-

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liculaire des voies biliaires, vraisemblablement aussi le molluscum contagiosum et la dysenterie. Quant à leur rôle dans la genèse des tumeurs, on n'en possède jusqu'ici aucune preuve absolument certaine et indiscutable (1).

RHIZOPODES. — \JAmœha coli (Loesch.) doit être considéré comme l'agent pathogène de la dysenterie. Il pénètre aussi dans les vaisseaux sanguins, ou même jusqu'au foie, et les bactéries transportées par lui provoquent souvent des abcès. On a trouvé encore des amibes dans la vessie, d'où ils peuvent cheminer dans les reins et y provoquer diverses afFections.

SPOROZOAIRES. — Les Grègarines pluriarticulées n'exercent pas d'influence notable sur les afFections cellulaires, ni sur leur hôte (2).

Nous savons peu de chose sur l'action des Psorospermies que l'on rencontre sur ou dans Tintérieur des poissons.

Les Coccidies sont des parasites spécifiques de l'épithélium ; elles peuvent provoquer la destruction d'un grand nombre de cellules épithéliales du foie et de l'intestin.

Les lapins infectés de C. perforans sont atteints d'entérite avec ulcères du gros intestin ; il existe une dysenterie coccidienne chez les bovidés. On rencontre aussi des coccidies chez l'homme.

Parmi les Sarcosporidies nuisibles, il faut signaler les Tubes de Miescher qui se trouvent dans les muscles du cochon et aussi chez l'homme. L'inoculation de ces tubes ou de l'extrait glycérine, en grande quantité, provoque chez les lapins : élévation de la température, collapsus, et la mort survient en convulsions.

Les Microsporidies sont les agents pathogènes de la pébrine.

(1) Hauser, BioL Centralbi., 1895, no» 18 et 19, p. 676 et 689; v. aussi Tôrôk, Internat. Congress fur Hygiène^ 1894.

(2) L. PpEiFFER, Correspondenzbl. von Thûringen, 1893, XXII, p. 132, et Die Zellerhrankungen, léna, 1893.

Les Hèmosporidies se trouvent dans les globules sanguins rouges, au cours de la malaria et en doivent être considérés comme les agents pathogènes (1). Les parasites de la malaria se rapprochent étroitement des coccidies, mais, selon toute vraisemblance, ils forment un groupe à part différencié par c^ fait qu'ils se nourrissent des globules rouges du sang dont on peut retrouver des débris, sous forme de pigment, dans leur plasma. On distingue : 1° gros parasites, a) le parasite de la fièvre tierce (H erna^nœba vivax)^ b) le parasite de la fièvre quarte {Hemamœba malariœ, sive Laverania) ; 2* petits parasites (à forme circulaire) parasites des fièvres tropicales {Ho^iicmionas Laverania).

Malgré les doutes exprimés plus haut, il est possible que d'autres protozoaires parasites jouent un rôle dans la genèse des tumeurs carcinomateuses et sarcomateuses (2), le molluscum contagiosum, la maladie de Paget, peut-être aussi les exanthèmes aigus, p. ex. la variole. On a trouvé dans le liquide ascitique d'un cancéreux un rhizopode amœboïde, le Ley dénia g emyni para (ScHAUD.) (3). Quelques affections chez les poissons (barbeaux, tanches, etc.) sont attribuées, avec raison à ce qu'il semble, à une infection par les Myœosporidies.

INFUSOIRES. — Parmi les Flagellés qui se trouvent, entre autres, dans les crachats, en cas de gangrène du poumon, sont considérés comme agents pathogènes pour l'homme : Plagiamo^ nas urinaria^ que l'on a trouvé dans la cystite purulente ; 7Wchomonas vaginalis (Donné), trouvé dans le mucus vaginal acide chez la femme et, à ce que l'on prétend, constaté aussi une fois dans l'urine pyo-sanguinolente d'un homme atteint en même temps de ténesme vésical (4) ; Trichomonas hominis (Dav.) et

(1) Voir relativement à leur rôle el à leur évolution dans Torganisme : G. Poc- CHKT, Leçons de Pharmacodynatnie et de matière médicale^ 3e série, p. 286.

(2j Clarke, Centvalblatt fur Bacterienkunde , i894, XVI, no 20. Les myomes seraienl aussi causés et activés par des protozoaires; — Vedella, CentraJbl. f. Barieriemkunde, 1895, XVII ; — BaA, Le parasite du cancer, Paris, i901.

(3) V. Leyden und Schaudinn, Ber. d, Akad, d, Wissensch., Bd XXXIX, 4896.

(4) Dock, Med, News, 22 déc. 1894.

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