‹ Traité de toxicologie (volume 2)Chapitre 109 sur 172 · DU TANGL’IN DE MADAGASCAR · texte numérisé non relu

DU TANGL’IN DE MADAGASCAR

vomi des matières jaunâtres et a éprouvé des vertiges; il chancelait comme les individus ivres de vin. Au bout de vingt minutes, ses extrémités postérieures paraissaient un peu faibles. Six heures après, tous les symptômes étaient diminués, et le lendemain soir l’animal était parfaitement rétabli.

Expérience vc. — On a injecté dans l’estomac d’un petit chien assez robuste 1Z| grammes d’extrait aqueux de rue , préparé avec la plante sèche et on a lié l’œsophage. L’animal est mort à la fin du quatrième jour, et il n’avait offert d’autre symptôme que l’abattement inséparable de l’opération. La membrane muqueuse de l’estomac présentait deux ulcères de la grandeur de petites lentilles; il y avait çà et là , près du pylore, des portions noirâtres formées par du sang noir extravasé.

Bulliard dit: «A une dose un peu trop forte, la rue cause une grande agitation, de la fièvre accompagnée de bâillements , d’une sécheresse considérable à la bouche , et d’un grand mal de gorge. Si on la manie long-temps , la peau s’enflamme et les mains enflent. » (Ouvrage cité , p. 150.)

Il résulte de ces faits , 1° que la rue est absorbée et qu’elle exerce , en outre , une irritation locale capable de déterminer une inflammation plus ou moins vive qui , en général , m’a paru peu intense ; 2" que son huile essentielle, introduite dans les veines , agit comme les narcotiques, et qu’il est probable qu’elle exerce le même mode d’action lorsqu’on l’introduit dans l’estomac , mais qu’elle est peu énergique.

Traitement. (Voy. p. 3Zt5.)

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