‹ Traité de toxicologie (volume 2)Chapitre 11 sur 172 · DU CHLORURE D’OR · texte numérisé non relu

DU CHLORURE D’OR

se déposera du sulfure d’or brun noirâtre, qui étant lavé et traité par l’acide azotique bouillant, laissera de l’or métallique avec tous ses caractères.

Si on lave l’estomac jusqu’à ce que les eaux de lavage ne se colorent plus par l’acide sulfhydrique , on pourra s’assurer qu’il renferme encore de l’or, en ayant recours à l’un ou l’autre des procédés suivants : 1° On traitera à froid par l’eau régale toutes les portions de la membrane muqueuse qui sont d’un brun foncé , comme si elles étaient tapissées d’or métallique; après quelques heures de contact, 1 esolutum se comportera avec tous les réactifs comme le chlorure d’or. 2° Si on carbonise par l’acide azotique concentré et le chlorate de potasse, l’estomac tout entier, et même la portion qui aura préalablement été dépouillée de sa membrane muqueuse, on obtiendra des cendres charbonneuses, au milieu desquelles on apercevra de l’or métallique à l’œil nu; si on lave ces cendres avec de l’acide azotique faible pour dissoudre quelques uns des sels qu’elles renferment , que l’on décante la liqueur et que l’on fasse bouillir avec de l’eàü régale la portion non dissoute, on obtiendra du chlorure d’or en dissolution; en effet, si après avoir évaporé cette liqueur jusqu’à siccitë, on chauffe un peu le produit, on obtiendra de l’or métallique avec tous ses caractères.

Symptômes et lésions de tissu.

Je ne connais aucun cas d’empoisonnement par ce sel. Cullerier neveu l’a vu produire une phlegmasie gastro-intestinale à la dose de 2 à 5 milligrammes. (Voy. pour ces symptômes et ces lésions les expériences ûe et 5e.)

Conclusions. — 1° Il détruit presque immédiatement la vie, en agissant sur les poumons lorsqu’il est injecté dans les veines; 2° quand il est introduit dans l’estomac ou dans les ihteslins des chiens à la dose de 50 à 80 centigrammes en dissolution moyennement concentrée , il développe une inflammation plus ou moins vive de ce canal , mais il est infiniment moins actif que le sublimé corrosif, quoi qu’en ait dit M. Devergie , qui à coup sûr n’a jamais tenté d’expériences à ce sujet ; 3° il est absorbé et peut être retrouvé dans le foie et l’urine ; k° administré à très petite dose en frictions sur la partie interne des joues, il excite puissamment les organes salivaires, produit une salivation abondante, et développe quelquefois des aphtes, et suivant quelques auteurs, de la céphalalgie, de la loquacité, du délire et une grande agitation nerveuse ; il paraît aussi irriter les parties génitales.

DES POISONS IRRITANTS

Traitement de l'empoisonnement par le chlorure d’or.

Favoriser le vomissement en gorgeant le malade de boissons douces et mucilagineuses, prévenir ou arrêter la marche de l’inflammation du bas-ventre, en employant les saignées générales et locales, les bains tièdes, les lavements et les fomentations émollientes : tels sont les moyens auxquels l’homme de l’art doit avoir recours pour rétablir les diverses fonctions altérées par cette substance vénéneuse. Ce traitement, analogue à ceux dont j’ai parlé en détail à l’article des divers corrosifs , n’offre aucune indication particulière.

Recherches médico-légales.

Chlorure d’or contenant de l'acide chlorhydrique. — Il cristallise en aiguilles d’une couleur jaune foncée et d’une saveur très styptique. Mis sur les charbons ardents, il est décomposé, et fournit de l’or métallique , du gaz acide chlorhydrique et du chlore. Il attire fortement l’humidité de l’air et se dissout très bien dans l’eau. La dissolution, d’une couleur jaune plus ou moins intense, rougit le tournesol et tache la peau en pourpre; l’ammoniaque en précipite des flocons jaunes rougeâtres (couleur de tabac d’Espagne) lorsqu’on l’emploie en petite quantité; un excès d’alcali change cette couleur en jaune serin ; les flocons ainsi obtenus, lavés et séchés à une douce chaleur, constituent l’or fulminant , composé d’oxvde d’or et d’ammoniaque. La potasse ; versée dans une dissolution de chlorure d’or peu acide, y forme un précipité brun noirâtre d’oxyde, si on l’emploie en assez grande quantité et si on fait chauffer la liqueur. Le cyanure jaune de potassium et de fer n’occasionne aucun trouble dans cette dissolution, tandis que presque tous les autres sels métalliques sont précipités par ce réactif. L’acide sulfhvdrique et les sulfures solubles y font naître un dépôt chocolat foncé de sulfure d’or. Le protosulfate de fer, versé dans la dissolution de chlorure d’or, la précipite tout-à-coup en brun, et on voit paraître à la surface du liquide des pellicules d’or excessivement minces : le précipité formé par l’or métallique en prend tout l’éclat par le frottement. Le protochlorure d’étain y fait naître un précipité pourpre, pourpre rosé ou pourpre violet, suivant que les dissolutions sont plus ou moins concentrées, plus ou moins acides, et qu’on les emploie en plus ou moins grande quantité ; ce précipité contient de l’or métallique et de l’oxyde d’étain. L’azotate d’argent décompose le chlorure d’or, et en précipite du chlorure d’argent d’une couleur rougeâtre, due probablement à l’oxyde d’or qu’il en-

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traîne avec lui en partie ; l’ammoniaque , mise en contact avec ce précipité, dissout tout le chlorure d’argent, et laisse l’oxyde d’or d’un jaune serin.

Chlorure d’or mêlé à des liquides alimentaires , à la matière des vomissements , à celle qui se trouve dans le canal digestif , etc. — Le thé , 1 infusion de noix de galle , le vin rouge , l’albumine , la gélatine, le lait et la bile le décomposent et y font naître des précipités plus ou moins abondants, diversement colorés; quelquefois on aperçoit l’or à la surface des liquides.

On filtrera les matières, on évaporera la liqueur filtrée jusqu’à siccité, et on carbonisera le produit par l’acide azotique et le chlorate de potasse (voy. t. 1er, p. à 89); la cendre charbonneuse obtenue sera mélangée d’or métallique ; pour séparer celui-ci , on lavera cette cendre à plusieurs reprises avec de l’eau acidulée par l’acide azotique qui dissoudra plusieurs des sels qui entrent dans sa composition , et on fera bouillir dans 1 eau régale la partie non dissoute. La liqueur filtrée , évaporée jusqu’à siceité, laissera un produit qu’il suffira de chauffer pendant quelques minutes dans la capsule de porcelaine pour qu’il fournisse de l’or métallique parfaitement reconnaissable.

Les matières restées sur le filtre seront carbonisées et traitées de même.

Si ces recherches ont été infructueuses, on agira sur les tissus du canal digestif, sur le foie , la rate , l’urine , etc. , comme il a été dit à l’expérience 6e (voyez p. 30).

Chlorure d’or dans un cas d’exhumation juridique.— Expérience. ~ Le 10 juillet 1826 , on mit dans un bocal à large ouverture des morceaux de foie et d’intestin et un litre d’eau tenant en dissolution 2 grammes de chlorure d’or; on exposa le tout à l’air. Le 2 août, le mélange répandait une odeur très fétide ; la liqueur filtrée ne contenait plus de chlorure d’or en dissolution , puisqu’elle ne se colorait ni par l’acide sulfhydrique ni par les sulfures solubles; les matières solides, desséchées et réduites en charbon par la chaleur, donnaient avec l’eau régale bouillante un solutum jaunâtre qui précipitait en pourpre par le protochlorure d’étain , en jaune par l’ammoniaque , en brun par l’acide suifhydrique et par le protosulfate de fèr; d’ailleurs le charbon offrait çà et là des points jaunâtres brillants qui étaient évidemment de l’or métallique. 11 en est donc du chlorure d’or comme de l’azotate d’argent sous le rapport des altérations qu’il subit par suite d’une inhumation prolongée (Voy. pag. 28.)

DES POISONS IRRITANTS

DE L’OR FUÏaMISffAMT.

L’or fulminant est composé d’ammoniaque et d’oxyde d’or. Il est solide, insipide, inodore, d’une couleur jaune, et plus pesant que l’eau ; mis en très petite quantité sur une lame de couteau , et exposé à la flamme d’une chandelle , il détone fortement dans l’espace de deux ou trois minutes , en produisant un bruit presque aussi fort que celui d’un pistolet ; le même phénomène a lieu lorsqu’on le frotte subitement , ou qu’on l’expose au foyer d’une lentille sur laquelle on fait tomber les rayons lumineux; il est insoluble dans l’eau ; les acides forts le décomposent.

Observation lre. — Plenck dit que l’ingestion de cette substance produit des tranchées, l’anxiété, des spasmes, des convulsions, le vomissement, la diarrhée, une abondante salivation , des défaillances, et assez souvent la mort. In duobus œgrotis à tribus granis auri fulminaniis, tormina, ingentem debilitalemctprofusissimamvidi salivationem (1).

Observation 2e. — Hoffmann a vu l’or fulminant , administré à des individus atteints de fièvre quarte et à des liypochondriaques , à la dose de 20 à 30 centigrammes, occasionner des tranchées, des spasmes, des anxiétés, une sueur froide des extrémilés, un état de langueur et de défaillance. Le même médicament donné à une demoiselle d’une constitution délicate , atteinte d’une fièvre rhumatique , a produit des vomissements d’une matière verdâtre, une grande anxiété suivie de défaillance et de la mort.

Observation 3e. — On fit prendre à un enfant de six mois 30 centigrammes d'or fulminant en poudre , dans le dessein de calmer des tranchées violentes dont il se plaignait : bientôt après ses extrémités se refroidirent; il fut agité de mouvements convulsifs, et il mourut dans un état d’anxiété et d’inquiétude extrêmes (2).

Observation lic. — Rivinus dit avoir trouvé des trous dans l’intestin d’un enfant empoisonné avec l’or fulminant.

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ESU ZIBJC MÉTAE.MÇ>UE.

Le zinc est d’un blanc bleuâtre , lamelleux et susceptible de brûler avec une vive flamme jaune-verdâtre , lorsqu’on le chauffe dans un creuset avec le contact de l’air ; il fournit alors de l’oxyde de zinc blanc qui est entraîné dans l’atmosphère sous forme de flocons lanu-

(1) Pi.f.nck, Toxicolorjia , p. 241 , f^/ennœ, 1785.

(2) Friderici ILoffmanni opéra omnia , l. i, p ag. 227, Gencvce , ,761.

i)Ü ZINC MÉTALUQUE. 35

gineux , très légers (nihil çilbum des anciens) ; mis en contact avec de l’acide snlfnrique étendu de 12 ou 15 fois son poids d’eau, il donne dq gaz hydrogène et dn sulfate de zinc facile à reconnaître. (Voyez page 42. )

On a youlu se servir de zinc pour les ustensiles destinés à préparer les aliments, à mesurer et conserver les liquides; mais les. expériences de Vanquelin et üéyeux prouvent que ce métal , facilement altérable, est attaqué par l’eau, le vinaigre, les sucs, de citron et d’oseille, le chlorhydrate d’ammoniaque , le chlorure de sodium et le beun’e. Or, comme les composés qui résultent de l'action de quelques uns. de ces réactifs sur le zinc jouissent de propriétés émétiques et purgatives , il est prudent de remplacer ce métal par ceux dont les effets sur l’économie animale ne peuvent pas être redoutés.

1° L’eau qu’on a laissée séjourner dans des vases formés avec le zinc s’est décomposée en partie , et il s’est produit un oxyde blanc ; l’eau surnageant cet oxyde avait une saveur métallique. 2° On a fait bouillir dans une casserole de zinc un mélange de 240 grammes d’eau distillée et de 12 grammes de vinaigre distillé : après huit minutes d’ébullition , la liqueur avait une saveur bien décidément âpre et métallique; elle contenait de l’acélato de zinc , dont la présence a été déterminée par des réactifs. 3° Pareille expérience a été faite avec un mélange de suc de citron , à la dose de 12 gram. sur 240 grammes d’eau ; la liqueur, après huit minutes d’ébullition , avait une saveur à peu près semblable à la précédente , et il a été reconnu par les réactifs qu’elle contenait du citrate de zipc. 4° On a fait bouillir dans une casserole de ce métal, pendant dix minutes, 240 grammes d’eau avec 32 grammes d’oseille hachée; la liqueur ensuite ayant été filtrée, n’avait pas de saveur acide : on a même acquis la preuve qu’elle ne contenait pas de métal en dissolution ; mais on a remarqué des parcelles d’un précipité blanchâtre qui, recueilli et examiné, a présenté les caractères de l’oxalale de zinc. 5° Un mélange de 1 gramme de chlorhydrate d’ammoniaque et de 360 grammes d’eau a donné , après huit minutes d'ébullition , une liqueur qui contenait du zinc en dissolution , et dont la présence a été démontrée par les réactifs. 6° La même expérience , répétée avec du chlorure de sodium, à la dose de 6 grammes sur 360 grammes d’eau , a fourni une liqueur qui , traitée avec le cyanure jaune de potassium et de fer, a donné un précipité d’oxyde de zinc, mais peu abondant. 7° Enfin, on a fait un roux avec du beurre dans une casserole de zinc ; l’expérience terminée , on s’est aperçu que le fond du vase avait perdu de son poli , et qu’il s’était même formé , vers son milieu , un petit trou au travers duquel la friture avait suinté.

DES POISONS IRRITANTS

Il résulte de ces expériences que le zinc est attaqué par l’eau , les acides végétaux les plus faibles, quelques substances salines et le beurre. Or, comme dans la préparation des aliments on emploie souvent des acides végétaux qui peuvent faire passer ce métal à l’état salin , on conçoit aisément que les sels de zinc produisant sur l’économie animale des altérations plus ou moins sensibles, on ne saurait faire usage de ce métal pour les ustensiles destinés à préparer les aliments, à mesurer et à conserver les liquides. ( Annales de Chimie , tom. lxxxvi. )

On lit le fait suivant dans le Journal de chimie méd. , année 1838, pag. 265 :

Un négociant de Gray (Haute-Saône) faisait usage pour le service de sa cave d’un vase de zinc d’une capacilé d’environ 20 litres ; après y avoir laissé du vin pendant plusieurs heures, il se servit de ce vin pour son repas et pour celui de sa famille ; peu de temps après , il se manifesta des vomissements et des coliques violentes qui cédèrent à l’usage des mucilagineux. Le vin contenait un sel de zinc.

MM. Deveaux et Dejaer, médecins à Liège, ont tenté sur l’homme une série d’expériences relatives à l’emploi de l’acétate et du citrate de zinc. Ils ont tiré de leur travail les conclusions suivantes :

1° Que l’acétate de zinc, à la dose à laquelle il peut se trouver dans les aliments, et être avalé sans avertir de sa présence, ne peut exercer aucune action sur l’économie animale ; 2° qu’à une dose plus forte il acquiert une saveur insupportable qui ferait constamment rejeter un aliment dans lequel il pourrait se trouver ; 3° qu’à une dose extrêmement élevée , et telle qu’il est impossible de l’obtenir dans la préparation d’aucun aliment , il n’a pas encore de propriétés vénéneuses ; mais devient un médicament d’une saveur désagréable , qui jouit de propriétés émétiques et légèrement purgatives , comme le bitartrate de potasse et divers sels qui se trouvent dans plusieurs aliments, et qui ne rentrent dans le domaine de la médecine qu’à une dose plus élevée que celle où on les emploie ordinairement dans la cuisine; k° que le citrate de zinc, donné à la dose de 2 grammes, et ensuite de h grammes , n’a déterminé aucun effet appréciable. ( Proces-verbal de la séance publique de la Société établie à Liège année 1813. )

Si l’on fait attention que MM. Devaux et Dejaer ont fait leurs essais sur des prisonniers espagnols, d’une bonne constitution et bien

le système nerveux est très irritable , et que d’ailleurs ils ne rapportent aucune expérience relative à l’emploi des dissolutions salines contenant du zinc , ni à celui du beurre chargé du même métal, on

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devra persister à ne pas employer le zinc pour les usages culinaires , ni pour mesurer et conserver les liquides.

BU SULFATE DE ZINC

Action sur l’économie animale.

Expérience ire. — Deux grammes 6 décigrammes de sulfate de zinc dissous dans 6 grammes d’eau distillée ont été injectés dans la veine jugulaire d’un chien petit et faible : à peine le liquide était-il injecté, que l’animal est mort sans autre symptôme apparent que de violents et infructueux efforts de vomissement. Les poumons n’ont offert aucune altération ; la membrane muqueuse de l’estomac et des intestins était dans l’état naturel.

Expérience IIe. — Immédiatement après, on a injecté dans la veine jugulaire d’un autre petit chien 1 gramme 3 décigrammes du même sel dissous dans 3 grammes 3 décigrammes d’eau distillée. Quelques secondes après l’injection , l’animal a vomi une très petite quantité de matières jaunes , liquides , filantes et comme bilieuses, et il est mort au bout de trois minutes, dans un état de calme tel qu’on l’aurait cru endormi ; sa respiration n’était point gênée. A l’ouverture , on a trouvé les poumons et les autres organes dans l’état naturel.

Expérience me. — A onze heures et demie on a injecté, dans la veine jugulaire d’un chien robuste et de moyenne taille , 1 gramme 5 décigrammes de sulfate de zinc dissous dans 10 grammes d’eau : sur-lechamp l’animal a fait de grands efforts pour vomir, et n’a rendu qu’une très petite quantité d’écume ; il a été , pendant cinq minutes , dans un tel état de stupeur et d’inaction, qu’il est tombé sur le côté , et que , lorsqu’on le remettait sur ses pattes, il retombait comme une masse inerte; sa respiration était haute et un peu difficile sans être accélérée. Au bout de ce temps il a paru recouvrer l’usage de ses sens ; on l’a relevé , et il a marché avec assez de facilité ; sa respiration devenait de plus en plus accélérée et courte, au point qu’on pouvait compter cent inspirations par minute. Un quart d’heure après l’injection, il s’est recouché sans pousser le moindre cri plaintif; il n’était agité d’aucun mouvement convulsif; tout son corps était tranquille; on l’a remis sur ses pattes, et le plus léger coup a suffi pour le renverser. A une heure , son état était très satisfaisant; il paraissait n’avoir éprouvé aucune indisposition. Le lendemain, à deux heures de l’après-midi, sa respiration était un peu gênée; il poussait continuellement des cris peu aigus ; lorsqu’on l’approchait , il faisait des hurlements affreux : il n’y avait ni convulsions ni paralysie. Deux jours après, le jugeant parfaitement rétabli, on lui a donné à manger, et il a dévoré une grande quantité d’aliments. On l’a gardé jusqu’au huitième jour sans qu’il ait éprouvé le moindre accident (1).

(l) Quelques jours après on a fait périr cet animal en lui faisant avaler

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Expérience ivc. — On a fait avaler 3 grammes 3 décigrammes de sulfate de zinc en poudre à un petit chien : cinq minutes apres, il a vomi deux fois des matières blanches : au bout d’un quart d’heure, il a fait de violents efforts pour rejeter une petite quantité d’une substance écumeuse, et il n’a pas voulu prendre de nourriture. Le lendemain, il était fort bien portant.

Expérience vc. — On a donné à un chien de moyenne taille 30 grammes de sulfate de zinc du commerce dissous dans 6/i grammes d’eau : il n’a rien éprouvé pendant les vingt premières minutes : alors il s’est plaint légèrement, et il a vomi trois fois dans l’espace de quatre minutes : la matière des premiers vomissements était en partie liquide, en partie solide et assez abondante ; celle qu’il a rejetée en dernier lieu était muqueuse, filante et en petite quantité ; les plaintes devenaient de plus en plus vives. Quatre heures après, l’animal paraissait fatigué; mais il ne poussait aucun cri plaintif, et il ne vomissait plus. Le lendemain, il a mangé avec beaucoup d’appétit, et s’est trouvé parfaitement rétabli.

Expérience vic. — On a détaché et percé d’un trou l’œsophage d’un fort chien caniche, et on a introduit dans son estomac, à l’aide d’une sonde de gomme élastique, 30 grammes de sulfate de zinc dissous dans 80 grammes d’eau ; on a lié l’œsophage au-dessus de l’ouverture. Au bout de dix minutes, l’animal a fait des efforts infructueux pour vomir; il a eu deux selles liquides dans lesquelles il a expulsé un ver. Quatre heures après, sa respiration était un peu gênée. Le lendemain, il a paru fatigué , peu agile , et il s’est plaint de temps en temps. Il est mort dans la nuit du troisième jour. La membrane muqueuse de l’estomac était d’un rouge assez foncé dans toute son étendue; elle présentait çà et là des points noirs formés par du sang extravasé sur la membrane musculeuse ; le duodénum et les autres intestins n’offraient point d’altération remarquable. Les poumons étaient un peu moins crépitants que dans l’état na^ turel , et leur couleur était un peu foncée.

Expérience vne. — Si l’on fait avaler à des chiens 30 grammes de sulfate de zinc pur dissous dans 200 grammes d’eau, et qu’on lie l’œsophage, les animaux meurent au bout de douze, quinze à dix-huit heures; si on les ouvre immédiatement après la mort , et que l’on sépare le foie et la Yate, on pourra se convaincre par l’analyse de ces organes que le sel a été absorbé. En effet , si, après les avoir coupés en petits morceaux , on les fait bouillir pendant une heure avec de Veau distillée dans une. capsule de porcelaine, on obtiendra un décoclurn qui, étant filtré et évaporé jusqu’à siccité, laissera un produit brunâtre ; si ce produit est carbonisé par l’acide azotique concentré additionné de 1/15 de son poids de chlorate de potasse (voy. t. Ier, p. Zi89),etque le charbon, bien sec et friable, soit chauffé avec de l’acide chlorhydrique étendu d’eau pendant vingt minutes, la dissolution filtrée contiendra du chlorure de zinc et un peu de chlorure

une autre substance vénéneuse : on en a fait l’autopsie, et on a vu que les poumons étaient sains.

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de fer ;'en effet, il suffira de saturer la majeure partie de l’acide chlorhydrique libre par la potasse à l’alcool et de faire passer à travers la liqueur un courant de gaz acide sulfhydrique lavé, pour qu’il se précipite aussitôt du sulfure de zinc d’un blanc légèrement jaunâtre. Ce précipité, qui devrait être d’un blanc laiteux s’il était pur, renferme une petite quantité de sulfure de fer. Si, après l’avoir bien lavé, on le chauffe dans une petite capsule de porcelaine avec de l’acide azotique concentré , et qu’après avoir desséché la matière, on continue à la chauffer, le fer passera à l’état de sesqui-oxyde ; cette sur-oxydation du fer aura surtout lieu si on recommence deux ou trois fois le traitement par l’acide azotique concentré; les choses étant dans cet état, si l’on chauffe le résidu coloré en jaune rougeâtre par de l’eau distillée aiguisée de quelques gouttes d’acide azotique , on dissoudra l’oxyde de zinc et une petite partie du sescjui-oxyde de fer; la dissolution filtrée, mise en contact avec de l’ammoiiiaque liquide pure et concentrée , donnera un précipité blanc très légèrement jaunâtre; en ajoutant un excès d’ammoniaque, l’oxyde de zinc sera dissous, et le sesqui-oxyde de fer sera précipité ; la liqueur, filtrée de nouveau, ne contiendra que de l 'azotate de zinc ammoniacal; en l’évaporant jusqu’à siccité et en chauffant jusqu’au rouge le produit, il ne restera que de l’oxyde de zinc facile à reconnaître en le dissolvant dans de l’acide chlorhydrique et en faisant réagir sur le solutum les agents propres à la caractériser.

L'estomac, parfaitement lavé à froid et traité par l’eau distillée bouillante, aiguisée d’acide sulfurique, fournira un solutum qui, étant filtré, évaporé jusqu’à siccité, carbonisé par l’acide azotique et le chlorate de potasse , comme il vient d’être dit, fournira aussi de l’oxyde de zinc.

Expérience viiic. — Lorsqu’on applique h ou 8 grammes de sulfate de zinc finement pulvérisé sur le tissu cellulaire de la partie interne de la cuisse des chiens , ces animaux ne tardent pas à être frappés d’une insensibilité générale , qui commence par les membres postérieurs , et qui les fait paraître comme paralysés : ils meurent au bout de cinq ou six jours. Quelquefois cependant on observe des symptômes moins funestes ; les animaux vomissent plusieurs fois, et finissent par se rétablir. Lorsque la mort a lieu, on découvre souvent à l’ouverture des cadavres un nombre variable de petites ulcérations rondes , à fond noir, entourées d’une auréole blanchâtre , surtout vers le pylore; les intestins grêles contiennent une plus ou moins grande quantité de bile; dans un cas particulier, la surface interne des ventricules du cœur offrait des taches rouges superficielles, mais très étendues ; les poumons étaient crépitants et piqués de taches noires. (Smith.)

Observation lre. — Une jeune dame, pressée d’une soif dévorante, boit tout d’un fi ait 25 centilitres d’une liqueur qu’elle prend pour de la limonade, et qui malheureusement se trouve être une dissolution de 6à grammes de vitriol blanc ou couperose blanche : elle ne s’aperçoit de l’erreur qu’à la dernière gorgée, qu’elle rejette. Une saveur excessi-

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vcmenl acerbe se fait ressentir et semble rétrécir le gosier au point de faire appréhender une strangulation. On a sur-le-champ recours au lait, à l’huile, moyens à peu près inutiles en pareil cas. J’arrive et je trouve la dame dans une situation effrayante, le visage pâle et défait, les extrémités froides , l’œil éteint et le pouls convulsif. Instruit de la cause de cet accident, je vole chercher les secours que je crois les plus efficaces. Sachant que le vitriol blanc était, avant la découverte de l’émétique et de l’ipécacuanha , le vomitif que les anciens employaient le plus communément , j’annonce qu’il allait agir comme tel : en effet , le vomissement ne tarda pas à se déclarer ; je le favorise en donnant beaucoup d’eau tiède. Certain que ce moyen avait fait rejeter une. grande partie du poison , je m’occupe de décomposer le reste par l’intermède de l’alcali fixe étendu dans de l’eau sucrée ; le vomissement ne tarda pas dès ce moment à s’arrêter. La chaleur brûlante que la dame éprouvait à l’estomac se tempéra peu à peu et ne fut pas deux heures à céder entièrement à l’usage de l’eau alcaline. Je l’ai fait gargariser avec une dissolution d’alcali un peu plus rapprochée, pour décomposer les particules vitrioliques qui pouvaient être adhérentes au gosier, à la bouche , et continuer d’agir sur ces organes. Le pouls parfaitement rétabli, je conseille, pour le reste de la journée , le lait, le bouillon, l’eau de graine de lin ; j’insiste sur l'usage des lavements et des bains pour calmer la chaleur, qui avait fini par se faire sentir aux extrémités, ainsi que l’agacement des nerfs (1).

Observation 2e. — Un boulanger de Fribourg , convalescent d’une fièvre putride , tourmenté d’une soif ardente , avala 240 à 300 grammes d’eau dans laquelle sa servante avait mis par mégarde du vitriol blanc (sulfate de zinc). Quelques minutes après, il ressentit des douleurs dans la région épigastrique et dans tout le bas-ventre, et bientôt après il eut des vomissements et des déjections continuelles; il recourut alternativement au beurre et à la crème , dont il avait entendu vanter les effets en pareil cas : toutes ces graisses, qu’il rendait par haut à mesure qu’il les avalait , ne le soulagèrent point. Il y avait environ une heure que ce poison était dans son estomac lorsque je fus appelé. Arrivé chez le malade , je vis au fond du verre un reste de vitriol qui n’avait pas pu être dissous ; je lui fis prendre, autant qu’il put avaler, des yeux d’écrevisses préparés, et ensuite , par intervalles, plein une cuiller à café de la même substance ; en sorte qu’il en avala en tout environ 32 grammes. La première dose de ce remède excita dans l’instant une effervescence qui changea la douleur d’estomac en une chaleur brûlante , et excita des rapports dont le malade n’a jamais su déterminer le goût , tenant cependant de l’aigre. Ce symptôme ne fut que momentané, et en moins d’une heure tous les accidents qui s’élaient manifestés disparurent : cependant le malade sentait monter de l’estomac des bouffées nidoreuses, et faisait de temps en temps quelques petits efforts pour vomir ; ensuite survint de nouveau la soif. Quelques gouttes d’esprit de nitre dulcifié que j’ordonnai de prendre avec de

(1) Buchan, Médecine domestique, I. iu, p. 450, 3* édition.

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l’eau , dans la vue de saturer l'excédant des yeux d’écrevisses, dont le malade avait sans doute pris plus qu'il n’en fallait pour absorber l’acide vitriolique, calmèrent absolument ces nouveaux symptômes. A quatre heures du soir, le malade, qui avait repris de l’appétit et mangé quelques soupes, retourna , parfaitement guéri , dans sa boulangerie (1).

Observation 3e. — J’ai traité , dit Fodéré. un employé aux douanes à qui un pharmacien avait donné intérieurement 30 centigrammes de ce sel pour le guérir d’une gonorrhée; il éprouva tous les symptômes de l’empoisonnement, et en particulier une inflammation du bas- ventre, avec rétraction de l’ombilic et colique de miserere, qui ne cédèrent qu’à des saignées générales et locales répétées , aux boissons copieuses de tisanes émollientes continuées pendant un mois, aux huiles, aux opiacés et aux bains répétés chaque jour (2).

Symptômes de l’empoisonnement par le sulfate de zinc.

Une saveur acerbe , un sentiment de strangulation , des nausées , des vomissements abondants , des déjections alvines fréquentes , des douleurs dans la région épigastrique et ensuite dans tout le basventre , la difficulté de respirer, l’accélération du pouls , la pâleur du visage et le refroidissement des extrémités ; tels sont les symptômes que développe le plus ordinairement la substance saline dont je fais l’histoire.

Lésions de tissu produites par le sulfate de zinc.

On concevra sans peine que les désordres produits par ce sel ne peuvent pas être considérables , si l’on se rappelle combien il est peu irritant : aussi ne trouve-t-on, après la mort des animaux qui ont succombé à des doses très fortes de sulfate de zinc (leur œsophage ayant été lié), qu’une inflammation peu intense des tissus avec lesquels il a été immédiatement en contact ; quelquefois il existe du sang noir extravasé sur la membrane musculeuse de l’estomac et des intestins ; assez souvent l’intérieur de l’estomac offre une teinte d’un vert sale.

Conclusions. — • 1° Le sulfate de zinc est essentiellement émétique, et peut être donné à forte dose sans inconvénient grave , si on laisse aux animaux la faculté de vomir. 2° S’il n’est pas rejeté par le vomis-

(1) Journal de Médecine , Chirurgie ei Pharmacie , tom. lvi , année 1781 , p. 22 ; observation de M. Scheuler.

(2) Fodéré , ouvrage cité , p. 165 du tome iv , 1813. 11 est difficile de citer un cas dans lequel une aussi petite dose de sulfate de zinc ait développé des accidents aussi graves.

DES POISONS IRRITANTS

sement , il est absorbé et porté avec le sang dans tous les organes ; même alors son action délétère n’est pas très énergique , puisqu’il en faut des doses assez considérables pour faire périr des animaux en quinze à dix-huit heures. Indépendamment de l’action locale irritante qu’il exerce , il paraît agir en stupéfiant le cerveau comme on peut le voir surtout quand on l’injecte dans les veines. (Expériences lre, 2e et 3e, p. 38. )

Traitement de l’empoisonnement.

Le médecin ne doit jamais perdre de vue combien le sulfate de zinc jouit à un haut degré de la propriété émétique ; il s’attachera par conséquent à favoriser le vomissement en faisant prendre au malade une grande quantité d’eau tiède et de boissons adoucissantes , parmi lesquelles il emploiera de préférence l’eau laiteuse qui possède aussi la faculté d’opérer la décomposition delà substance saline : ce fluide animal devra être -préféré aux solutions alcalines, trop irritantes de leur nature. Les lavements émollients plusieurs fois réitérés seront aussi d’un très grand secours , principalement lorsque le poison a franchi le pylore ët qu’il se trouve dans le canal intestinal. Les saighées générales , les sangsues et les bains tièdes sont autant de moyens dbnt il faudra faire usage dans le cas où l’inflammation du bas-ventre menacerait de se déclarer ou se serait déjà développée. Si l’individu, doué d’une irritabilité nerveuse excessive , était en proie à des vomissements opiniâtres , et que , par conséquent, on eût lieu de croire que tout le poison a été expulsé, il faudrait alors s’occuper exclusivement de ce symptôme alarmant , ët administrer les opiacés sans retard.

Recherches médico-légales.

Sulfate de zinc pur. — Il cristallise, en prismes transparents, d’une saveur styptique , très solubles dans l’eau froide. Cette dissolution fournit avec la potasse et l’ammoniaque un précipité d’oxvde de zinc blanc soluble dans un excès d’alcali ; l’acide sulfhydrique en précipite du sulfure de zinc blanc, si la liqueur n’est pas trop acide; dans ce dernier cas, les sulfures alcalins déterminent la formation du même précipité. Le cyanure jaune de potassium et de fer y fait naître un précipité blanc. Les sels solubles de baryte en séparent du sulfate de baryte.

Sulfate de zinc du commerce. — Il contient toujours du sulfate de fer et quelquefois du sulfate de cuivre. Il est en masses blanches grenues comme du sucre , souvent tachées de jaune; sa saveur est âcre , styptique; sa dissolution aqueuse fournit avec la potasse et l’ammo-

DU SULFATE DE ZINC

niaque un précipité blanc-verdâtre facilement soluble dans un excès du dernier de tes alcalis ; l’oxyde obtenu par la potassé , lavé , desséché et calciné avec du charbon , est revivifié , potirvü que la température soit très élevée. L’acidë suif hydrique et les sulftires solubles y font naître un précipité noir (sulfures de fer et de zinc). Le cyanure jaune de potassium et de fer la précipite ert bleu peu foncé. Les sels solubles de baryte en précipitent du sulfate de baryte blanc.

Sulfate de zinc mêlé à des substances alimentaires , à la matière des vomissements , à celle que Ion trouve dans le canal digestif, etc. — L’eau sucrée et le vin rouge ne le troublent point. La gélatine et la bile précipitent quelques flocons jaunâtres. L’albumine y fait naître un dépôt blanc. Le lait est promptement coagulé par une grande quantité de ce sel.

Procédé. — On fait bouillir pendant deux ou trois minutes les matières vomies et celles qui ont été trouvées dans le canal digestif, afin de coaguler une grande partie de la matière organique ; on filtre ; on évapore la dissolution jusqu’à siccité, sans s’embarrasser de l’action qu’exercent sur elle les réactifs des sels de zinc , parce qu’à coup sûr ces agents ne permettront pas de constater la présence d’un sel zincique , tant à cause de la couleur du liquide que de la matière animale qu’il renferme. On carbonise le produit desséché en le chauffant avec de l’acide azotique concentré, additionné d’un quinzième de son poids de chlorate de potasse (voy. t. Ier, p. û89). On traite le charbon par de l’acide chlorhydrique pur étendu de son volume d’eau ; après quelques minutes d’ébullition on filtre la liqueur, on la sature par de la potasse à l’alcool , et on la précipite par un courant de gaz acide suifhydrique bien lavé ; si elle était acide , le zinc ne serait point précipité. Quoi qu’il en soit, si cette liqueur contient un composé zincique, il se déposera du sulfure de zinc blanc, qu’il suffira de laver et de traiter par un peu d’acide azotique concentré et bouillant pour le transformer en sulfate de zinc facile à reconnaître.

Si ces essais ont été infructueux , on fera bouillir la matière solide restée Sur le filtre avèfc de l’eau distillée aiguisée d’acide Sulfurique ; on filtrera, et après avoir évaporé la liqueur jusqu’à siccité et avoir carbonisé le produit , on agira comme il vient d’être dit.

Supposons que l’on n’ait pas encore démontré la présence d’un sel de zinc, on fera bouillir l’estomac et les intestins pendant une heure avec de l’eau distillée aiguisée d’acide sulfurique, et l’on opérera sur cette dissolution comme Sur celle qui provient de la matière solide restée sur le filtre. Enfin on soumettra le foie , la rate , les reins, etc. , aux recherches indiquées avec- détail à l’expérience 7e (voy. p. 38).

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DES POISONS IRRITANTS

En opérant ainsi on n’obtiendra jamais par le traitement sulfhydrique des sulfures de plomb et de cuivre , parce que la minime portion de ces métaux naturellement contenus dans le corps de l’homme ne sera pas attaquée ; mais presque toujours le sulfure de zinc sera mélangé de sulfure de fer, et il faudra procéder à la séparation du fer par les moyens indiqués à l’expérience 7% p. 38.

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