‹ Traité de toxicologie (volume 2)Chapitre 115 sur 172 · DE EA BRUCINE · texte numérisé non relu

DE EA BRUCINE

et contenant clés intestins , 30 centigrammes d’acétate de strychnine dissous dans un litre et demi d’eau. Le 8 août ’suivant, le mélange exhalait une odeur infecte : la liqueur fut filtrée et évaporée jusqu’à siccité ; le produit de l’évaporation, traité par l’alcool et décoloré parle charbon animal , évaporé de nouveau , fournit un résidu jaunâtre qui devenait d’un très beau rouge par l’acide azotique , et qui était d’une amertume insupportable, analogue à celle des sels de strychnine (1). Il m’a donc été possible de reconnaître un sel de strychnine plusieurs mois après qu’il avait été mêlé avec des matières animales, même lorsque le mélange avait été en contact avec l’air. Ici, comme dans l’empoisonnement par les sels de morphine et de brucine, il ne suffît pas de s’attacher à des phénomènes de coloration ; il faut, pour établir l’existence du poison , mettre à nu la strychnine ou ses sels , de manière à ce qu’on puisse constater tous leurs caractères.

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