‹ Traité de toxicologie (volume 2)Chapitre 15 sur 172 · SU CHLORURE SE CHROME · texte numérisé non relu

SU CHLORURE SE CHROME

Il agit comme le bichromate de potasse, mais avec moins d’énergie. Des lapins qui avaient pris 3 grammes 1/2 de ce sel ne sont morts qu’au bout de vingt et une heures. Injecté dans les veines, il occasionne l’inflammation des poumons.

Il est solide, vert, d’une saveur douceâtre; il précipite en vert grisâtre par les alcalis et par les carbonates alcalins, en vert par les sulfures solubles et parle cyanure jaune de potassium et de fer, et en brun par la noix de galle. L’acide suif hydrique ne le trouble point. L oxyde de chrome séparé par les alcalis , fournit du chrome métallique , si on le traite par du charbon à une température élevée.

DE L’üRANE.

DU MOITBDATE D’AMMONIAQUE.

Comment peut-on reconnaître que l’empoisonnement a eu lieu par le molybdate d’ammoniaque ?

Le molybdate d’ammoniaque est sous forme d’une masse demitransparente , soluble dans l’eau , douée d’une saveur styptique et piquante , incristallisable , et décomposable au feu en ammoniaque qui se volatilise en partie , et en bi-oxyde de molybdène bleu ; on peut retirer le métal de cet oxyde en le chauffant fortement avec du charbon dans un creuset brasqué ; on voit que , pendant la décomposition de l’acide molybdique , l’oxygène s’est porté sur l’hydrogène d’une portion d’ammoniaque décomposée. Mis en contact avec un cylindre d’étain et un peu d’acide chlorhydrique , le molybdate d’ammoniaque est décomposé ; l’étain s’empare d’une partie de l’oxygène de l’acide molybdique , et il se précipite du molybdate de bi-oxyde de molybdène bleu : il se forme en même temps du bichlorure d’étain.

Action du molybdate d’ammoniaque sur l’économie animale.

Introduit dans l’estomac des chiens, à la dose de h grammes, il détermine le vomissement et la diarrhée; 2 grammes, dissous dans 45 grammes d’eau , et donnés à un lapin, n’occasionnèrent que de l’inappétence pendant les deux premiers jours ; mais alors les battements de cœur s’affaiblirent sensiblement , et l’animal mourut dans le courant du troisième jour, en proie à de violentes convulsions qui durèrent un quart d’heure ; la membrane interne de l’estomac était le siège d’une violente inflammation. M. Gmelin pense qu’il y avait eu désoxydation de l’acide molybdique. Injecté dans la veine jugulaire des chiens de moyenne taille , à la dose de 50 centigrammes , il produit aussi le vomissement , la diarrhée , la faiblesse et la roideur des pattes postérieures ; mais l’animal ne meurt pas. ( Gmelin. )

DES SELS D’UBANE.

Comment peut-on reconnaître que l’empoisonnement a eu lieu par les sels d’urane?

Les sels de bi-oxyde d’urane sont doués d’une saveur astringente forte , sans mélange de saveur métallique ; ils sont jaunes ou d’un blanc jaunâtre; la potasse fait naître dans leurs dissolutions un préci- ! pité d’uranale de potasse jaune. Les carbonates solubles les précipitent en jaune citron ; l’acide sulfhydrique ne les trouble pas ; les il. • 4

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sulfures y produisent un dépôt noirâtre de sulfure d’tlfane; le cyanure jaune de potassium et de 1er y occasionne un précipite rouge de sang, et l’infusion de noix de galle un précipité chocolat.

Action des sels d’urane sur l’économie animale.

Ces sels ont peu d’action sur l’estomac, et ne déterminent le vomissement qu’à haute dose. Les lapins ne les rejettent pas, et éprouvent une inflammation de l’estomac qui les fait périr. Introduits dans le système veineux, ils occasionnent promptement la mort, en détruisant l’irritabilité du cœur, et en coagulant le sang. 11 est à remarquer toutefois que l’azotate d’urane ne coagule point ce fluide. ( GMEEIN. )

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