DES ARAIGNÉES
L’opinion des médecins éclairés est que la piqûre de la tarentuje ne produit aucun phénomène extraordinaire , et que ses effets sont plutôt locaux que généraux; cependant il serait à souhaiter qu’on fît un travail suivi à cet égard.
DE L’ARAIGNÉE DES CAVES (Segestria cellaria, voy. pl. 21, fig. 2, de ma Méd. légale).
Caractères du genre Segestria. — Genre d’arachnides de l’ordre des pulmonaires, de la famille des aranéides , tribu des tubitèles. Mâchoires élargies au côté extérieur près de leur base , droites; six yeux, dont quatre plus antérieurs forment une ligne transverse , et les deux autres situés, un de chaque côté, derrière les latéraux précédents; la première paire de pattes et la seconde ensuite , les plus larges de toutes ; la troisième la plus courte.
Araignées des cuves. — Corps long d’environ 2 centimètres , velu , d’un noir tirant sur le gris de souris, avec les mandibules vertes ou d’un bleu d’acier, et une suite de taches triangulaires, noires le long du milieu du dos et de l’abdomen. On la trouve en France et en Italie. (Latreille.) Les effets de cet insecte ont le plus grand rapport avec ceux que produit la tarentule.
Traitement. — On lavera la partie blessée avec de la saumure : on y appliquera de la thériaque, et on en prescrira une ou deux prises à l’intérieur. Les lotions avec le vinaigre peuvent convenir. On emploiera, pour combattre les effets de la tarentule, les moyens locaux propres à calmer l’inflammation et la tuméfaction. On sait combien les doux accents de la musique et les mouvements cadencés de la danse ont été vantés pour guérir le tarentisme; n’a-t-on pas même composé des airs que l’on a nommés tarenlolati , et que l’on chantait aux individus piqués par cet insecte? Je suis loin de refuser à la musique une grande influence sur les fonctions vitales et sur le rétablissement de la santé d’un certain nombre d’individus malades; mais je crois que, dans le cas dont il s’agit ici, elle ne peut être d’une utilité réelle qu’à ceux qui sont tombés dans une mélancolie profonde ; cependant je ne saurais blâmer l’emploi de ce moyen, car il ne peut être suivi d’aucun accident fâcheux. Amorevx dit: <.< La musique et la danse sont bien capables d’émouvoir le malade , et de le faire agréablement selon la circonstance : il faut lui faire entendre des sons qui le calment , qui i’agitent, qui le charment; et comme tout dégénère en abus, un traitement agréable a été tourné en spectacle. Qu’on se représente des hommes et des femmes à cerveaux affectés, qui , de concert avec des histrions et des musi-
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ciens payés , jouent des farces larmoyantes dignes des spectateurs et des acteurs. Voilà le prétendu tarentisme : ce sont des soupirs , des pleurs, des éclats de rire, des angoisses, des contorsions, des gesticulations qui vont jusqu’au ridicule. » (Ouvrage cité, p. 220.)
BS X/ABSISiLE ET BU BOURBORff.
L’abeille domestique apis mcllijica) est un insecte de l’ordre des hyménoptères, famille des apiaires. Caractères du genre. (Vov. pl. 2l, fig. 8, de ma Médecine légale. ) Languette filiforme, composant, avec les mâchoires , une sorte de trompe coudée et fléchie en dessous ; premier article des tarses postérieurs grands, très comprimé en palette carrée , point d’épine à l’extrémité des deux dernières jambes.
Abeille domestique. — Écusson noirâtre comme le corselet; abdomen de la même couleur, avec une bande transversale et grisâtre formée par un duvet à la base du troisième anneau et des suivants. La longueur du corps de l’abeille domestique ouvrière est de 0,n,012 ; celle du mâle et de la femelle est de 0m,015. On la trouve dans toute l’Europe, en Barbarie, etc. (Latreille.)