MÉLANGE D’ACIDE ARSÉNIEUX ET D’ACÉTATE DE CUIVRE
Dissolution concentrée. Trois volumes d'acide arsénieux et autant d'acétate de cuivre. — Si l’acétate de cuivre n’est pas acide , il y a décomposition et précipitation d’arsénite de cuivre ; la liqueur conserve au contraire sa transparence, pour peu que l’acétate soit avec excès d’acide. L’acide sulfhydrique précipite en noir , le cyanure jaune de potassium et de fer en brun marron, et l’azotate d’argent en jaune (arsénite) , qui paraît verdâtre avant d’être ramassé. La potasse y fait naître un précipité vert d’arsénite de cuivre , lequel se dissout dans un excès d’alcali ; alors la liqueur est verte : un plus grand excès d’alcali la fait passer au bleu sans lui enlever sa transparence ; mais quelque temps après , la dissolution devient opaline et ne tarde pas à laisser déposer un précipité vert qui , au bout de quelques heures , devient rougeâtre et se trouve être du protoxyde de cuivre : d’où il suit qu’en définitive l’acide arsénieux a fini par absorber de l’oxygène au bi-oxyde de cuivre , qu’il a réduit à l’état de protoxyde , tandis qu’il s’est transformé en acide arsénique , qui reste dans la dissolution à l’état d’arséniate mêlé d’acétate de potasse : cette liqueur est incolore. L 'ammoniaque fournit également un précipité vert d’arsénite de cuivre soluble dans un excès d’ammoniaque , en donnant une dissolution d’un bleu céleste. Une lame de fer en sépare du cuivre , pour peu que la liqueur soit acidulée.
Analyse. — On fera bouillir avec de la potasse dissoute dans l’eau distillée le mélange pulvérulent ou la dissolution aqueuse de vert-degris et d’acide arsénieux; on obtiendra de l’acétate et de l’arsénite de potasse solubles et du bi-oxyde de cuivre insoluble. On reconnaîtra facilement celui-ci en le dissolvant dans l’acide azotique. Quant à la liqueur, on la distillera dans des vaisseaux clos avec une petite quantité d’acide sulfurique, qui en dégagera de l’acide acétique , reconnaissable à son odeur. On cessera la distillation lorsque la liqueur sera réduite au tiers environ. Celte liqueur sera ensuite étendue cl’eau et traitée par l’acide sulfhydrique , qui y produira un précipité de sulfure jaune d’arsenic.