‹ Traité de toxicologie (volume 2)Chapitre 40 sur 172 · MÉLANGE B’ ACIDE ARSÉNIEUX ET D’ALUN · texte numérisé non relu

MÉLANGE B’ ACIDE ARSÉNIEUX ET D’ALUN

En 1828 , la Cour royale d’Amiens eut à s’occuper d’une affaire d’empoisonnement par l’arsenic ; les experts s’étant bornés à constater la présence de ce poison , la défense s’appuya sur ce que l’accusé avait acheté chez un pharmacien , pour enchauler son blé de semence , un mélange de deux parties d’alun et d’une d’acide arsénieux ; elle ajoutait que les experts n’ayant pas reconnu la présence de l’alun dans les liquides soumis à leurs recherches , on devait en conclure que le crime n’avait pas été le fait de celui qu’on en accusait. ( Journal de chimie médicale, t. TV.)

Dissolution concentrée. Trois volumes d’alun et d’acide arsénieux. — Cette liqueur rougit fortement le tournesol; elle précipite en jaune par l’acide sulfhydrique , en jaune par l’azotate d’argent , si on ajoute un peu d’alcali , en vert par le sulfate de cuivre ammoniacal, en blanc par l’eau de chaux , et le précipité est insoluble dans la potasse , en blanc par la potasse qui redissout l’alumine précipitée , si elle est employée en excès.

Analyse. — S’il s’agissait de reconnaître un pareil mélange , on le ferait dissoudre dans l’eau distillée bouillante , puis on y verserait un excès d’acide sulfhydrique qui précipiterait sur-le-champ et sans addition d’acide (attendu qu’il y en a un excès dans l’alun) tout l’acide arsénieux à l’état de sulfure jaune ; la liqueur filtrée contiendrait l’alun non décomposé ; on la ferait évaporer et cristalliser, et on reconnaîtrait aisément ce sel.

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