‹ Traité de toxicologie (volume 2)Chapitre 41 sur 172 · MÉLANGE D’ACIDE ARSÉNIEUX ET D’AUTRES ACIDES · texte numérisé non relu

MÉLANGE D’ACIDE ARSÉNIEUX ET D’AUTRES ACIDES

Acide sulfurique et acide arsénieux. — Le papier de tournesol est fortement rougi ; l’eau de baryte est précipitée en blanc , et le précipité n’est qu’en partie soluble dans l’acide azotique ; l’eau de chaux ne trouble point la liqueur, tandis qu’elle précipiterait l’acide arsénieux seul ; l’acide sulfhydrique précipite en jaune et le sulfate de cuivre ammoniacal en vert , pourvu qu’on en emploie une quantité suffisante. Si on fait bouillir le mélange des deux acides avec du mercure , on obtient du gaz acide sulfureux , lorsque la liqueur est convenablement concentrée.

Acide azotique et acide arsénieux. — La liqueur rougit fortement le tournesol , et précipite en jaune par l’acide sulfhydrique , en vert par le sulfate de cuivre ammoniacal, s’il est employé en excès; l’eau de chaux ne la trouble point ; le cuivre métallique en dégage du gaz

70 DES POISONS IRRITANTS

bi-oxyde d’azote au bout de quelques minutes, surtout à une douce

chaleur.

Acide chlorhydrique et acide arsénieux. — Le tournesol est fortement rougi ; la liqueur précipite en jaune par l’acide sulfhydrique, en vert par le sulfate de cuivre ammoniacal , en blanc par l’azotate d’argent; l’eau de chaux ne la trouble point.

Acide phosphorique et acide arsénieux. — Ce mélange rougit le tournesol avec énergie ; il précipite en jaune par l’acide sulfhydrique, eu vert par le sulfate de cuivre ammoniacal , en blanc par l’eau de chaux , et le précipité se redissout dans un excès du mélange ; en jaune par l’azotate d’argent et quelques gouttes d’alcali.

Acide oxalique et acide arsénieux. — Le papier de tournesol est fortement rougi par ce mélange, qui précipite en jaune par l’acide sulfhydrique, en vert ou en bleu par le sulfate de cuivre ammoniacal, suivant que l’acide arsénieux ou l’acide oxalique dominent , en blanc par l’eau de chaux , et le dépôt n’est point soluble dans un excès de mélange, en blanc par l’azotate d’argent (oxalate d’argent) ; eu ajoutant de la potasse à ce précipité , il devient jaune sale , tandis que l’ammoniaque le redissout complètement; la potasse ne détermine point dans le mélange de ces deux acides la formation de cristaux d’oxalale acide , parce que la liqueur est trop étendue.

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