‹ Traité de toxicologie (volume 2)Chapitre 55 sur 172 · DU VERRE ET DE L’ÉMAIL EN POUDRE · texte numérisé non relu

DU VERRE ET DE L’ÉMAIL EN POUDRE

blances qu’ou a recueilli les faits que l’on croyait propres à démontrer cette opinion, et par conséquent que ces faits n’ont point été vus avec un esprit dégagé de préjugés; 5° que de ces mêmes faits, les uns ne sont point authentiques , n’ayant point été vus par ceux qui les rapportent, et que l’on reconnaît dans l’histoire des autres des symptômes évidents de maladies connues ; 6° que l’on n’est point embarrassé maintenant pour citer des faits nombreux d’ingestion , non seulement de verre et de diamant, mais encore de fragments considérables de ces mêmes substances avalés sans accident ; 7° que les expériences faites à dessein sur les animaux vivants mettent hors de doute , non seulement que ces substances ne sont point capables de léser mécaniquement les voies alimentaires, mais encore qu’elles ne produisent pas même la plus légère irritation; 8° qu’une expérience que chacun peut faire facilement et sans danger sur soi-même , prouve que ces substances ne produisent aucune sensation douloureuse (1).

Accidents occasionnés par le verre introduit dans le canal digestif.

Observation lre. — « J’ai vu, dit Portai, un jeune homme qui n’avait pas craint de donner un défi à ses camarades , dans une partie de débauche , d’avaler une partie du verre dont il se servait pour boire : en effet , il cassa des fragments de son verre avec ses dents et les avala ensuite ; mais ce ne fut pas impunément : il ressentit dans peu des cardialgies affreuses; des mouvements convulsifs survinrent, et l’on craignait pour la vie de ce jeune étourdi , lorsque ses amis vinrent m’appeler. On le fit saigner d’abord; mais l’objet principal était d’extraire du corps le verre qui produisait les accidents : on fut assez embarrassé sur les moyens. D’un côté , on voyait que l’émétique augmenterait l’irritation et la contraction de l’estomac, et que le verre s’insinuerait plus intimement dans ses parois; d’un autre côté, les purgatifs auraient poussé le verre dans le canal intestinal, dont les longues surfaces auraient été vraisemblablement excoriées. On pensa qu’il fallait conseiller au malade de remplir son estomac de quelque aliment qui pût servir d’excipient au verre , et qu’ensuite on le ferait vomir ; en conséquence on trouva des choux qu’on fit bouillir ; le malade en mangea une quantité considérable, et on lui fit avaler ensuite 10 centigrammes de tartre slibié dans un verre d’eau. Le malade vomit bientôt et rendit, parmi les choux qu’il avait avalés, une quantité considérable de verre; on lui fit ensuite prendre beaucoup de lait ; il fut mis au bain ; il prit des lavements ; et comme , malgré ces secours méthodiques , il était tombé dans une maigreur considérable, on lui conseilla l’usage du lait d’ânesse, qu’il prit en effet pendant plus d’un mois, et qui le remit dans son premier état de santé. » ( Effets des vapeurs méphitiques. )

(1) Dissertation soutenue à l’Ecole de Médecine de Paris, par M. Lesauvage. Août 1810.

DES POISONS IRRITANTS

Observation 2e. — Un homme s’insinua par le fondement un verre à liqueur à bords renversés, aussi liant qu’il le put, à l’effet de se rafraîchir cette partie. Il éprouva pendant quinze jours un sentiment pénible , mais non douloureux. Le besoin d’aller à la garde-robe l’ayant obligé de découvrir son état à un chirurgien, celui-ci eut la maladresse de casser le verre en deux morceaux en voulant l’enlever : un des morceaux resta dans le rectum. Les bords anguleux de ce verre cassé s’insinuèrent dans les tuniques de l’intestin d’une manière si tenace, qu’il était impossible de l’enlever autrement que par contre-ouvertures auxquelles le malade se refusa. 11 en résulta des douleurs atroces que rien ne pouvait calmer, et plusieurs abcès fisluleux et gangréneux très étendus , auxquels le malade ne dut pas tarder à succomber. Or, si un morceau de verre se fixait à l’estomac ou à tout autre point du conduit intestinal , croirait-on que les accidents seraient moindres, ou plutôt ne seraient-ils pas plus violents et plus rapides (1) ?

Marc, dans une note d’un ouvrage intitulé : Manuel d'autopsie cadavérique médico-légale , dit : « Les observations qu’on a eu occasion de faire sur des mangeurs de verre , et quelques expériences nouvelles de Caldani et Mandruzzato , qui semblent toutes prouver en faveur de l'innocuité des substances de ce genre , ont été adoptées trop légèrement. Caldani expérimenta sur des animaux , et même , ce qui paraît difficile à concevoir, sur un jeune homme de quinze ans, auquel il fit avaler du verre pilé, sans qu’ils en eussent ressenti le moindre inconvénient. Mandruzzato répéta ces mêmes expériences sur des animaux et sur luimême, et obtint les mêmes résultats. Ces observations prouvent cependant tout au plus que le verre pilé, introduit dans l’estomac, n’est point toujours nuisible; et des faits aussi isolés ne démontrent en aucune manière que, dans d’autres cas et sous d’autres circonstances , une ou plusieurs pointes aigues, appliquées sur les parois internes du canal alimentaire , ne puissent y produire une action mécanique des plus funestes. Il résulte d’ailleurs du sort qui termina la carrière des plus exercés de ces mangeurs de verre, et qui presque tous moururent d’affections intestinales (Plocquet, Sur les morts violentes.) (De diverses morts subites à la suite du verre avalé. G.melin, dans son Histoire des poisons minéraux, etMETZGER), que ces sortes de substances peuvent être très dangereuses (2).

Les propriétés physiques du verre en fragments sont assez connues pour que je n’aie pas besoin de les indiquer en détail. S’il s’agissait de déterminer la présence de cette substance finement pulvérisée, on la ferait fondre dans un creuset , ou mieux encore sur un morceau de charbon à l’aide du chalumeau ; bientôt on obtiendrait un culot de verre , tandis que les substances organiques avec lesquelles on aurait pu la mêler seraient décomposées par la calcination.

(t) Eodéré, ouvrage cité, p. 113, t. îv , édit.

(?) Page fil .

ni: r.\ itr,vo\i:.

BE LA BEYOHE.

Le genre bryonia appartient à la famille des cucurbitacées. Caractères. Fleurs monoïques ou dioïques; calice court, monophylle, campanulé, à cinq dents; corolle adhérente au calice, campanulée ou presque en rosette , dont le limbe est à cinq divisions ovales et veineuses. Fleurs mâles : trois étamines, dont deux soudées ensemble par les blets. Fleurs femelles : un style à trois divisions ; stigmates échancrés ; ovaire inférieur, ovoïde , qui, lors de sa maturité , est une baie sphérique ou ovale , lisse en sa superficie , renfermant un petit nombre de graines. Caractères du Bryonia dioica (couleuvrée, bryone blanche ) . Tiges longues d’environ 2 mètres , grêles , grimpantes, cannelées et un peu velues. Feuilles alternes, pétiolées, anguleuses, palmées , cordiformes, hérissées de poils rudes au toucher, offrant à leur base une longue vrille roulée en spirale. Racine fusiforme , de grosseur variable depuis celle du doigt jusqu’à celle du bras ou de la cuisse d’un enfant ; elle est souvent bifurquée , et offre alors des parties qui sont comme articulées ; elle est charnue , succulente , d’un blanc jaunâtre au-dehors et d’un jaune grisâtre à l’intérieur; son odeur est vireuse et nauséabonde , sa saveur âcre et caustique ; lorsqu’elle a été desséchée , elle est blanche , facile à rompre , coupée en rouelles, d’un grand diamètre, marquée par des stries concentriques, d’une saveur amère, âcre, légèrement caustique, et d’une odeur désagréable. Fleurs petites , d’un blanc sale , et marquées de lignes verdâtres, baies rondes et d’un rouge vif dans leur maturité. Cette plante est commune dans les haies. La racine de bryone renferme un suc très âcre , amer, soluble , que l’on peut lui enlever en l’exprimant et en la traitant par l’eau : il reste alors une matière féculente , douce , nullement corrosive.

\! M. Brandc et Firnhaber ont retiré de la racine de bryone une substance jaune-rougeâtre , d’une saveur excessivement amère , analogue à la catharthine, qu’ils ont désignée sous le nom de bryonine , et à laquelle ils attribuent les propriétés vénéneuses de la bryone.

Action de la bryone sur l’économie animale.

Expérience i'\ — A six heures et demie du matin, on a appliqué 10 grammes 60 centigrammes de poudre fine de racine sèche de bryone sur le tissu cellulaire de la partie interne de la cuisse d’un chien de moyenne taille. L’animal est mort au bout de soixante heures, sans avoir paru éprouver d’au Ire symptôme qu’une douleur assez vive. A l’ouver- 11. b

DES POISONS IRRITANTS

turc du cadavre , on n’a remarqué aucune lésion dans le canal digestif; les poumons étaient sains; le membre opéré offrait une inflammation assez étendue qui s’était terminée par suppuration.

Expérience iic. — A dix heures du matin , on a introduit dans l’estomac d’un petit chien robuste 16 grammes de racine sèche de bryone finement pulvérisée, et on a lié l’œsophage. A deux heures, l’animal ne paraissait pas incommodé. Le lendemain matin on l’a trouvé mort. Le sang qui remplissait les ventricules du cœur était coagulé ; les poumons, peu crépitants, étaient d’une couleur rougeâtre et contenaient une assez grande quantité de sang; l’estomac, très rouge à l’extérieur, renfermait presque toute la poudre ingérée ; la membrane muqueuse , d’un rouge vif, présentait çà et là des plaques noirâtres , nullement ulcérées ; l’intérieur des gros intestins était très enflammé ; les autres parties du canal digestif étaient à peine enflammées.

Expérience me. — On a répété la même expérience, à cinq heures du matin , avec 96 grammes d’eau que l’on avait fait infuser , pendant deux heures , sur 16 grammes de racine de bryone pulvérisée. A six heures du soir, l’animal n’avait éprouvé d’autre symptôme qu’un grand état d’abattement; il cherchait peu à se mouvoir; cependant il n’avait point de vertiges. Jl est mort dans la nuit. On l’a ouvert le lendemain à neuf heures du matin : le cœur était distendu par une assez grande quantité de sang en partie coagulé, en partie fluide ; les poumons, un peu rouges, contenaient du sang fluide ; la membrane muqueuse de l’estomac était d’un rouge cerise dans toute son étendue ; il en était de même de celle qui tapisse l'intérieur du rectum. Les autres intestins, excepté le commencement du duodénum, étaient presque dans l’état naturel.

Observation lre. — Je fus appelé dans le mois dernier pour porter secours à une femme en couche dont l’enfant était mort , et à qui un chirurgien de village avait ordonné, pour empêcher la sécrétion du lait, une tisane composée d’environ 30 grammes de racine de bryone pour un litre d’eau et un lavement fait avec une décoction concentrée de la même racine. A mon arrivée, quatre heures après qu’elle eut pris'ce fatal remède, elle n’était déjà plus. L’inspection des matières qu’elle avait rendues par le bas, dans lesquelles les bonnes femmes croyaient apercevoir les morceaux du délivre d’une couche antérieure, me fit reconnaître la membrane interne de l’intestin rectum. 11 fut impossible de faire l’ouverture du cadavre. (Fait communiqué par M. J. L. S. D. B. Gazette de santé, 11 septembre 1816.)

Observation 2e. — Plusieurs observateurs attestent que l’administration de la bryone a été suivie de vomissements violents, accompagnés de défaillances, de vives douleurs, de déjections alvines séreuses abondantes , de soif, etc.

(les faits me portent à croire , 1° que la racine de bryone agit sur l’homme comme sur les chiens: 3° que ses effets pourraient dépendre

DE L’ÉLATÉRIÜM ET DE L’ÉLATÉRINK. 83

autant de l’inflammation qu’elle développe et de l’irritation du système nerveux , que de son absorption ; 3° que c’est spécialement dans la portion soluble dans l’eau, et probablement dans la matière jaune-rougeâtre et amère , désignée sous le nom de Bryonine par MM. Brandes et Firnhaber, que réside sa propriété délétère.

Traitement. (Voy. tonl. Ier, pag. 51. )

UE S/ÉIiATÉRIUM ET UE L'ÉIATÉRINE.

Le momorclica elaterium (concombre d’âne, concombre sauvage) est une plante de la famille des cucurbitacées , rangée par Linnée dans la monœcie diandrie. Elle offre sur le même pied des fleurs unisexuelles composées d’une corolle monopétale , hypocratériforme , à tube cylindrique et à limbe partagé en cinq découpures lancéolées , ouvertes , avec une petite dent. Fleurs mâles : trois étamines , dont deux soudées par les filaments ; les anthères sont réunies. Fleurs femelles : trois étamines avortées ; un ovaire inférieur à trois lobes , hérissé , duquel s’élève un style qui s’épaissit insensiblement , et se termine par un stigmate en tête. Le fruit est une baie ovale , peu charnue , coriace , à peine de la grosseur du pouce , uniloculaire , capsulaire, hérissée de pointes molles, s’ouvrant avec élasticité, et lançant les semences au loin. Celles-ci sont ovales , anguleuses , comprimées , munies d’une arille , et nagent dans une pulpe aqueuâe. Les tiges sont couchées par terre, rampantes, très branchues, épaisses, et chargées d’aspérités qui les rendent piquantes et rudes au toucher. Les feuilles sont pétiolées , cordiformes , oreillécs à leur base , éparses , et leur pétiole surtout est très hérissé de poils piquants. Cette plante croît dans les lieux stériles et pierreux.

Elatérine. — D’après M. Morrus, on peut extraire de l’élatérium un principe actif, auquel il a donné le nom d’élatérine, et qui se présente sous formede prismes rhomboïdaux, striés sur leurs faces, blancs, très brillants, ayant un aspect soyeux lorsqu’ils sont vus en masse , d’une saveur excessivement amère et un peu styptique, insolubles dans l’eau et dans les alcalis , se dissolvant très bien dans l’alcool , l’éther, l’huile d’olives bouillante , et très peu dans les acides. L’élatérine donne avec l’acide azotique une masse jaunâtre , d’apparence gommeuse, et, avec l’acide sulfurique, une solution d’une couleur foncée rouge de sang ; elle est fusible à une température un peu plus élevée que celle de l’eau bouillante; chauffée plus fortement, elle se volatilise, et fournit une vapeur blanchâtre, épaisse, et d’une odeur presque ammoniacale. ( The Edinburgh, med. and surg. Journal. Avril 1831, )

UES POISONS IRRITANTS

Action de Télatérium et de l’élatérine sur l’économie animale.

Expérience ire. — A huit heures, on a introduit clans l’estomac d’un petit chien robuste 12 grammes d'extrait d’élatérium solide dissous dans 20 grammes d’eau , et on a lié l’œsophage. Dix minutes après l’animal a eu des nausées et a fait des efforts pour vomir. A huit heures et demie , les envies de vomir se sont renouvelées et il poussait des plaintes. A dix heures un quart il était couché sur le côté, sans pouvoir rester debout un seul instant; sa sensibilité était tellement diminuée, qu’on pouvait le heurter, le déplacer, sans qu’il donnât le moindre signe de sentiment ; sa respiration était profonde, accélérée et semblable à celle des individus qui sont atteints d’une inflammation du bas-ventre ; l’animal faisait encore des efforts pour vomir. A deux heures on l’a trouvé mort , et on en a fait l’ouverture. Le cœur ne se contractait plus; il ne contenait que très peu de sang noirâtre ; les poumons , roses , étaient moins crépitants que dans l’état naturel, légèrement compactes et peu gorgés de sang; l’estomac renfermait une certaine quantité d’un fluide brunâtre ; la membrane muqueuse, d’un rouge de feu dans toute son étendue, offrait çà et là des points noirâtres sans ulcération ; le rectum, parsemé de taches d’un rouge cerise, était évidemment enflammé; il n’y avait point d’altération dans les autres intestins; le cadavre n’était pas roide.

Expérience 11e. — A dix heures du matin , 12 grammes d’extrait d’élatérium ont été injectés dans le tissu cellulaire de la cuisse d’un chien de moyenne taille. A deux heures, l’animal n’offrait aucun phénomène sensible. Le lendemain matin on l’a trouvé mort. Le canal digestif était sain, excepte le rectum, dont l’intérieur présentait quelques taches roses ; le membre opéré était infiltré , d’un rouge livide et très enflammé.

Expérience me. — On a répété la même expérience , à cinq heures du matin , sur un chien fort et de grande taille. Le lendemain , à sept heures du matin , l’animal n’avait éprouvé que de l’abattement. Il a expiré à trois heures, et la mort a été précédée d’une insensibilité générale. A l’ouverture du cadavre, on n’a pas découvert la moindre trace d’altération dans les tissus qui composent le canal digestif, excepté dans le rectum , qui offrait quelques taches rouges ; le membre opéré était tuméfié et très enflammé ; la rougeur s’étendait depuis la partie inférieure de la patte jusqu’à la troisième côte sternale ; il y avait beaucoup d’infiltration sérosanguinolente ; les poumons étaient sains.

Expérience iv*. — M. Morrus dit avoir donné à un lapin 5 milligrammes d'élatérine sous forme pilulaire. Au bout de douze heures , aucun accident ne s’était manifesté; seulement le ventre de l’animal paraissait un peu douloureux au toucher. Vingt-quatre heures après , la même dose fut administrée en dissolution à l’animal , et au bout de six heures il donnait des signes d’une vive douleur; la respiration élait laborieuse; enfin il offrait tous les symptômes d’une violente inflammation générale. Treize heures après la première dose et trente-sept heures après la

Dli LA RESINE DE JALAP.

seconde , l’animal mourut, sans avoir eu d’évacuations alvines ni urinaires. L’estomac était presque vide, très dilaté et très fortement injecté, surtoutducôté du pylore. Cette ouverture était resserrée, et toute la membrane muqueuse était plus molle et plus rouge que dans l’état ordinaire. Les poumons offraient aussi des traces d’une vive inflammation, et dans quelques points ils étaient transparents et comme pulpeux. Les autres organes étaient sains.

Expérience vc. — Un autre lapin qui avait pris la même quantité d'élatérine n’eut pas d’évacuations alvines pendant trois jours. Une seconde dose de 1 centigramme fit périr l’animal. Au bout du second jour, vers la fin de sa vie, il rendit une quantité considérable d’une urine laiteuse et quelques matières féculentes. L’autopsie fit voir les mêmes altérations d’organes que dans le cas précédent; seulement les poumons semblaient moins enflammés.

Observation. — Les effets de l 'élatérine sur l’homme sont les mêmes que ceux de Vélatérium , c’est-à-dire qu’elle occasionne une augmentation de la sécrétion urinaire , des nausées , des vomissements et des selles liquides. Deux milligrammes donnés à un homme en bonne santé déterminèrent, au bout de deux heures , des vomissements et de copieuses déjections. (Archives générales de médecine, t. xxvii, pag. 125.)

Ces expériences me portent à croire , 1° que les premiers effets de l’élatérium dépendent de l’inflammation qu’il détermine autant que de son absorption ; 2° que c’est probablement à la lésion du système nerveux qu’il faut attribuer la mort qui est la suite de l’administration ou de l’application de cette substance ; 3° qu’il exerce en outre une action spéciale sur le rectum ; h° qu’il doit ses propriétés toxiques, sinon en totalité , du moins en grande partie , à l 'élatérine.

Traitement. (Voy. tom. 1er, p. 51.)

Page 1