DU BI-OXALATE DE POTASSE
posera cet oxalate suspendu dans l’eau distillée par un courant de gaz acide sulfhydrique qui le transformera en sulfure de plomb noir et en acide oxalique; on chauffera jusqu’à l’ébullition pour chasser l’excès d’acide sulfhydrique et on filtrera; l’acide oxalique se trouvera seul dans la liqueur, et on l’obtiendra en évaporant celle-ci à une douce chaleur. S’il s’agissait de démontrer la présence de l’oxalate de chaux formé par suite de l’action de l’acide oxalique sur du carbonate de chaux qui aurait été administré comme contre-poison , après avoir ramassé le précipité, on le ferait bouillir pendant vingt-cinq ou trente minutes avec de l’eau distillée et du bicarbonate de potasse pour obtenir de l’ oxalate dépotasse soluble et du carbonate de chaux insoluble ; la liqueur filtrée contiendrait de l’oxalate de potasse et de la matière organique, et devrait être traitée par l’acétate de plomb et l’acide sulfhydrique comme il vient d’être dit. Ici il n’y aurait aucun avantage à dissoudre l’oxalate de chaux dans l’acide chlorhydrique , parce qu’en saturant ensuit* la liqueur chlorhydrique par le carbonate de potasse, l’oxaiate de chaux serait précipité de nouveau , sans que cette liqueur contint la moindre trace d’oxalate de potasse. .