DE L’AZOTATE DE BI-OXYDE DE (.LTV HE
Sulfate de cuivre très étendu d’eau . — Le 18 juillet 1826, on introduisit dans un bocal à large ouverture, contenant une portion d’un canal intestinal, 30 centigrammes de sulfate de bi-oxyde de cuivre dissous dans 1 litre et demi d’eau. Le 2 août suivant, le mélange exhalait une odeur très fétide ; la liqueur était presque incolore , et ne contenait plus de sel cuivreux, puisqu’elle ne changeait pas même de couleur par l’addition du cyanure jaune de potassium et de fer, de l’ammoniaque, ni de l’acide sulfhydrique. Les intestins, lavés, desséchés et calcinés, fournissaient un charbon qui , étant traité par l’acide azotique , donnait de l’azotate de cuivre.
Ces expériences prouvent , 1° que, lorsqu’il est mélangé avec les matières animales , le sulfate de bi-oxyde de cuivre dissous se précipite de manière à ce qu’il n’en reste plus dans la liqueur au bout d’un certain temps; 2° qu’à la vérité cette précipitation n’est pas tellement rapide qu’on ne puisse pas trouver une portion de sel en dissolution , même au bout de plusieurs mois, si l’on a agi sur quelques décigrammes de sulfate de bi-oxyde ; 3° que dans tous les cas où il ne serait plus possible de découvrir le sel cuivreux dans la liqueur , il faudrait dessécher les matières solides et les carboniser pour avoir le cuivre métallique , tandis qu’une autre portion de charbon serait traitée par l’acide azotique pour obtenir de l’azotate de cuivre.