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lait, de bouillon et de café , cl (le 30 centigrammes u mu» - -
évaporé jusqu’à siccité, et partagé la masse solide en deux parties égales
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A et B. La portion A , traitée par l’eau distillée froide, a été filtrée au bout de quinze heures; la liqueur de couleur rougeâtre donnait par la potasse, et par l'ammoniaque des précipités fortement colorés, insolubles dans le premier de ces alcalis. La portion B a été laissée pendant quinze heures en contact avec de l’eau distillée aiguisée d’acide sulfurique , puis filtrée. La liqueur, de couleur rouge, se comportait avec les alcalis comme celle qui provenait de A. Voyant qu’il était impossible de reconnaîtiepai ce moyen si ces liquides contenaient ou non de l’alun, je les lis évaporei jusqu’à siccité et carboniser par l’acide sulfurique pur ; les charbons bien secs furent traités par l’eau bouillante et fournirent deux liqueurs incolores, dans lesquelles il était aisé de constater la présence de l’alun.
Expérience ne. — .l’ai empoisonné un chien avec 33 grammes d alun cristallisé dissous dans 160 grammes d’un mélange de bouillon et de café ; l’œsophage et la verge ont été liés; l’animal est mort au bout de dixhuit heures et a été ouvert immédiatement après. L’estomac contenait environ 300 grammes de matières liquides et solides de couleur grisâtre, rougissant le papier de tournesol ; j’ai placé le tout sur un linge propre que j’ai fortement exprimé, et j’ai évaporé jusqu’à siccité la liqueur trouble qui a passé : le produit a été chauffé dans une capsule de porcelaine et agité avec le tiers environ de son poids d’acide sulfurique concentré et pur, jusqu’à ce qu’il fût réduit en un charbon sec et friable; il s’est dégagé beaucoup de vapeurs pendant cette opération , qui a duré à peu près vingt minutes; le charbon a été pulvérisé et mis en contact avec de l’eau distillée bouillante ; après un quart d’heure d’ébullition, j’ai filtré et j’ai obtenu une liqueur incolore et parfaitement limpide, qui , étant abandonnée à elle-même , a laissé déposer au bout d’une heure des cristaux octaédriques offrant tous les caractères de l'alun à base de potasse.
L 'estomac a été lavé pendant toute une journée avec de l’eau distillée froide, puis on l’a fait bouillir dans le même liquide jusqu’à ce qu’il ne fournît plus d’alun à l’eau; les liqueurs réunies et évaporées jusqu’à siccité ont laissé un résidu qui, étant carbonisé par l’acide sulfurique concentré et traité par l’eau distillée , comme je viens de le dire , a donné de l'alun. Le viscère épuisé par tant de lavages a été coupé par petits morceaux et carbonisé lui-mème par l’acide sulfurique ; le charbon ayant bouilli avec de l’eau distillée pendant un quart d’heure a fourni un liquide que j’ai filtré et mis en contact avec l’ammoniaque, qui en a précipité de l’alumine ; en évaporant ce liquide jusqu’à pellicule, j’ai obtenu 1 gramme 2 décigrammes d'alun cristallisé en octaèdres.
l'oie et rate. — J’ai séparé ces organes immédiatement après la mort; je les ai coupés en petits morceaux et je les ai fait bouillir pendant une
DES POISONS IRRITANTS, heure avec de l’eau distillée aiguisée d’acide sulfurique; la liqueur évaporée jusqu’à siccité a laissé un produit brun noirâtre, que j’ai carbonisé par l’acide sulfurique concentré ; le charbon traité par l’eau distillée bouillante a donné une liqueur qui , après avoir été filtrée, était incolore et limpide ; 1 ammoniaque en précipitait de l’alumine soluble dans la potasse.
Urine. — La vessie contenait 120 grammes d’urine que j’ai fait évaporer jusqu’à siccité; j’ai carbonisé le produit par l’acide sulfurique; le charbon réduit en poudre a été traité par l’eau distillée bouillante et le solulum filtré ; l’ammoniaque a fait naître dans cette dissolution un précipité blanc assez abondant, soluble presqu’en entier dans la potasse pure; la liqueur potassique, filtrée et saturée par l’acide azotique, a donné par l’ammoniaque un précipité d’ alumine ; l’alun avait donc passé dans l’urine.
Expérience iii'. — J’ai obtenu les mêmes résultats en agissant sur les organes d’un chien qui avait pris 36 grammes d'alun calciné à base de potasse.
Il résulte de ce qui précède : 1° que l’alun est absorbé et qu’il peut être trouvé dans les divers viscères et dans l’urine ; 2° qu’on peut facilement déceler sa présence dans nos organes , dans l’urine , dans les Liquides vomis et dans les matières contenues dans le canal digestif en carbonisant ces diverses parties à l’aide de l’acide sulfurique concentré et pur; 3” que l’estomac parfaitement lavé dans l’eau distillée bouillante en retient une quantité notable soit à l’état d’alun , soit à l’état de sous-sulfate d’alumine et de potasse.
Procédé. — On découvrira l’alun en agissant comme il a été dit à l’expérience 2e. (Voy. page 301.)
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