‹ Traité de toxicologie (volume 4)Chapitre 96 sur 107 · DE E'IODURE DE PLOMB · texte numérisé non relu

DE E'IODURE DE PLOMB

L’iodure de plomb est solide, d’un jaune doré, soluble dans 1235 parties d’eau froide et dans 1 94 parties d’eau bouillante, cristalhsable en paillettes hexagonales régulières, L’acide azotique concentre eu sépare l’iode h froid et forme de l’azotate de plomb; il sulTil en effet d’ajouter de l’eau pour dissoudre ce sel , qui se comporte avec les réactifs comme les sels plombiques. Le chloie agité avec c c îoc uie de plomb fournit instantanément de 1 iode brun et eu ci oi uie e plomb blanc qui se précipitent, et du chlorure diode qui cominu nique à la liqueur une couleur jaune rougeâtie , en c îau an ce m lange à la température de l’ébullition, 1 iode se \o at isc sous oime e

belles vapeurs violettes, le chlorure cl iode se dégage, et à mesure qu'il se volatilise la liqueur se décolore ; enfin le chlorure de plomb se dissout , en sorte, qu’on peut démontrer sa présence dans la dissolution incolore que 1 on obtient après quelques minutes d’ébullition.

Expérience. M. Paton a fait avaler à un chat de moyenne grosseur 60 centigrammes d’iodure de plomb ; quatre heures après, l'animal n’avait éprouvé aucun accident; alors on lui en a administré 60 autres centigrammes; 12 heures après, l’animal, qui n’avait point vomi, parut inquiet; constamment il refusa toute espèce de nourriture; il paraissait souffrir des reins; il ne s’appuyait quo peu sur les pattes de derrière; enlin souvent il était pris de coliques violentes qui le faisaient s’élever à des hautcuis considérables. En proie à des souffrances horribles, il est mort trois jours après la prise du poison. L’autopsie, faite douze heures après , n’a laissé apercevoir aucune trace d’irritation ; les poumons présentaient une teinte tose pale ; 1 estomac était vide d’alitnents et contenait un ver lombric; une tache jaune et seulement extérieure se faisait remarquer au pylore ; les intestins contenaient fort peu de matières. Les excréments renfermaient du plomb. ( Journ . de chimie médicale, année 1837, pag. 41.)

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