E SIXIÈME
3° On donne, les deux angles A, B et le côté compris c. On a
maïs on peut prendre
s étant connu, on aura A' et B' par les formules (5) ; la question sera ranienée alors à résoudre un triangle rectiligne avec les données A', B' et c.
4" On donne les deux côtés a, h et l'angle A.
On a
S':=ia&sm(A'+B');
mais on peut prendre
S'=i«Ssin(A + B), d'oi .= ^. "[.^+''^
l'angle B n'est pas donné, mais, n'ayant en vue que la détermination de e, on peut le calculer par la formule approchée
sinB ::= - sîn A. s étant connu, on aura A' par la première
formule ( 5 ) , et la question sera ramenée à résoudre un triangle rectiligne avec les données a, b et A'; les formules (5) donneront ensuite B et C,
3° On donne les deux angles A et B et le côté a.
On peut calculer s par la formule
a' 5inB5in(AH-B) ' ~ ^"^ ~""sinAsmi"~'
on aura ensuite A' et B' par les formules (5), et la question sera ramenée à résoudre un triangle rectiligne avec les données A', B'et «.
229. Le théorème de Legendre peut encore être appliqué à !a résolution d'un triangle spliérique dans lequel deux côtés
332 TRAITE DK TRIGONOSIÉTRIE.
diffèrent peu de 1 80 degrés, car en prolongeant ces côtés jusqu'à leur nouvelle rencontre on forme un second triangle spliérique dont les côtés sont très-petits. On résoudra ce second triangle où l'on connaîtra toujours trois éléments, et l'on obtiendra ensuite aisément les éléments du premier triangle.
Enfin le même théorème peut aussi être employé pour la ■résolution d'un triangle spliérique dans lequel deux angles sont très-aigus; car, dans ee cas, le triangle supplémentaire a deux côtés qui diffèrent peu de 180 degrés.
Formules trigonométrie aes différentielles.
230. La résolution d'un triangle rectiligne ou spliérique ayant été eiTectuée, on a souvent besoin de connaître les variations que subissent les éléments calculés, lorsque les données éprouvent elles-mêmes certaines variations. JVous supposerons que ces variations des données soient assez petites pour qu'on puisse les traiter comme des différentielles infiniment petites, c'est-à-dire pour qu'on puisse négliger dans le calcul leurs produits et leurs puissances; on peut alors, en faisant usage des règles du Calcul (différentiel, calculer les variations correspondantes des autres éléments par des formules très-simples, et se dispenser ainsi de reprendre la résolution du triangle avec les données nouvelles.
TuiANGiEs HECTiLiGMES. — Lcs formules fondamentales de la Trigonométrie rectiligne sont
Iog«^IogsmA=zlog& — logsinB:=logc — JogsinC, A-^B-l-C = l8o<'.
Supposons que trois des éléments, parmi lesquels se trouve au moins un côté, reçoivent des accroissements très-petits, les autres éléments prendront des accroissements correspondants ; nous désignerons tous ces accroissements par la caractéristique i, et alors les équations précédentes donneront
— — cotAM = — — cotBJB= -^ — colCK,
M -(- SB + ^C = o.
CHAl'lTBE SIXIÈME. 333
Au moyen de ces équations on pourra calculer trois des variations âa, . . . , en supposant les trois autres connues, pourvu cependant cfue parmi ceiles-ci se trouve la variation d'un :ôte; il ne faut pas oublier que, pour le calcul, il faut écrire $A sîii i", âB sin i", aC siu i", au lieu de W, ÔB, 3C.
Si l'on donne S'a et les variations des angles, on aura pour calculer ^b et ^c,
( Sb -j:~ tsa-V-h sini"(cotB.ÎB — cotA^A),
I 5c = Î3<z-l- (;sini''(eolC3C — cotAJA).
Si l'on donne âa, èh et âA, on aura
[ ^T. - i^ne^- !,. ^ i^?!^ .V, u tîBS B .,
-JÈ — cEangBsini"^A.
Si l'on donne 3a, Je, $C, / 5c = cosB^n-(-
! ^B :::= — 5A — ûC.
Enfin, si l'on donne 3a^ 3b et Se, on aura pour calculer SA
c) " = Fiir^di:? '' ~ c Jb'bI ■' " ^ . Jb'sI ■- '''■
et l'on obtiendrait, par des changements de lettres, deux autres formules semilables pour calculer 3B et 3C.
231. Triangles sphériques. — Nous emploierons, comme dans ce qui précède, la caractéristique S pour désigner les variations lies éléments. La formule
COSii =;cosè COSc -H siuô sine cosA