‹ Traité de versification française où sont exposées les variations de l'accent tonique dans les vers françaisChapitre 105 sur 243 · I. Dtnstest · texte numérisé non relu

I. Dtnstest

Le jour est mon refuge, El j'aurai pour mon juge Sévère el souverain, le temps, l'éternité, d'aubigny (fil»).

29* modèle.

Ainsi, de Téquateur et des antres de l'Ourse , Les vents impétueux emportent dans leur course Des nuages épais, l'un à l'autre opposés.

Et tandis qu'ils s'unissent,

Les foudres retentissent

De leurs flancs embrasés ^ volt.

30* modèle.

Non, non, laissons-nous vaincre après tant de combats; Allons épouvanter les ombres de là-bas

De mon visage blême;

Et sans nous consoler , Mettons fin à des jours que la Parque elle-même

A regret de filer, malh.

34* modèle.

Quels rayons bienfaisans, quelles sources divines De l'arbre de Juda raniment les racines.

Et lui donnent des fruits?

Une tige plus belle

Remplace et renouvelle

Ses rejetons détruits, le franc.

Remarque. Les modèles les plus usités sont les stances isomètres et les numéros 3^ 11; 19^ 22, 23 et 27.

Les poëtes du ivi* et du xvii'' siècle construisaient aussi des sixains avec de petits vers% lesquels ne sont plus admis aujourd'hui que dans les chansons.

I. Voltaire a plusieurs fois employé celte stance, dont Je ne vois pas d'exemple daus les poètes antérieurst 9. Voyei, 4 la fin du ^olume^ ta note 40b

240 CHAPITRE XTl.

S 5. 8TANCB DB SEPT VKES.

La slance dç scpl vers , appelée quelquefois septain, est composée d'un quatrain et d'un tercet; ou d*un tercet et d'un quatrain. Cette dernière distribution esl moderne.

Le cas le plus fréquent est celui de la slance isomèlre '.

C'est ainsi que du jeune Âtride

On vit l'éloquente douleur .

Intéresser dans son malheur

Les Grecs assemblés en Âulide,

Et d'une noble ambition,

Armer leur colère intrépide

Pour la conquête d'ilion. rouss.

2« modèle.

Suspends tes flots, heureuse Loire,

Dans ce vallon délicieux ;

Quels bords t'offriront plus de gloire

Et des coteaux plus gracieux ?

Pactole, Méandre, Pénée,

Jamais votre onde fortunée

Ne coula sous de plus beaux cieux ^. grkssei

3" modèle.

Monte, écureuil, monte au grand chêne, Sur la branche la plus prochaine

4. Cette stancc est fort ancienne. Voyez la note à la An du volume:

!i. Ronsard a employé ce type, en commençant par une rime masculine :

Oh alles-vous, flUes du ciel,

Grand miracle de la oalure?

Oh allez-vouB , mouches k miel ?

Clierclier aux champs votre pàluro ?

Si vous voulez cneiÙir les fleurs

D'odeur diverse et de couleurs ,

Ne volez plus ài'aveniurci

Qui plie el tremble comme un jonc.

Cigogne, aux vieilles tours fidèle,

Oh vole! et monte à tire-d*aile

De réglise à la citadelle,

Du haut clocher au grand donjon, v. bugo«

4* modèle.

Ob ! qu'il est saint et pur le transport du poète, Quand il voit en espoir, bravant la mort muette. Du voyage des temps la gloire revenir ! Sur les âges futurs, de sa hauteur sublime 11 se penche, écoutant son lointain souvenir ; Et son nom, comme un poids jeté dans un abîme, Éveille un écho faible au fond de Tavenir '. v. hugo.

5* modèle.

Vers de huit syllabes et vers alexandrins :

Ainsi que la vague rapide D'un torrent qui coule à grand bruit Se dissipe et s'évanouit Dans le sein de la terre humide ; Ou comme l'airain enflammé Fait fondre la cire fluide Qui bouillonne à l'aspect du brasier allumé', aouss.

Paraissez, roi des rois: venez, juge suprême,

Faire éclater votre courroux

Contre l'orgueil et le blasphème

De l'impie armé contre vous.

Le Dieu de l'univers est le Dieu des vengeances : Le pouvoir et le droit de punir les offenses

N'appartient qu'à ce Dieu jaloux, aouss.

7' modèle.

C'est ce Dieu de qui la parole Parcourt à l'instant l'univers ;

1. Marot a écrit aussi des stances de sept alexandrins (32* chanson ) , mais elles commencent et finissent par une rime masculine.

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