Ce type est aussi dans La Motte et Le Franc de Pompignan
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Il commanda : !« naiga vole ; La glace arrête Tonde et lui donna dea fera.
La nature meurt oonsumée :
Mais veut-il la voir ranimée Y D'un 8Qu(&e il fond la glace et réchauffe leg air9. M motte.
8* modék.
Qu'il soit grave et rapide i venger un affront ; Qu'il aime mieux savoir le jeu du cimatarre Que tout ce qu'à vieillir on apprend aur la terre; Qu'il ignore quels jours les soleils s'éteindront, Quand rouleront lea mera sur les sables arides ; Mais qu'il soU brave et jeune, et préfère à des rides Dea oicatrioes sur son front. ▼. huqo.
0* fnodèle.
AlexandrinB et vers de six syllabes :
La terre ne sait pas la loi qui la féconde : L'Océan, refoulé sous mon bras lout-puissant, Sait-il comment, au gré du nocturne croissant,
De sa prison féconde
La mer vomit son onde,
Et des bords qu'elle inonde
Reoule en mugissant? lamartinb.
S 6. 8TANGS ni HUIT VBR8.
La staDce de huit syllabes se nomme huitain ou octave. Elle est composée de deux quatrains. Voyons d*abord la stance isomètre ^
1. Marot a employé cette stance; et comme c'est dans ses psaumes, les rimes sont régulièrement entremêlées t
Du fond de ma peosée, Au fond de tous ennqU, A toi 8*eflt adressée Nft clamouri lours et nuits* Entends mt Toiz plaiotîTO, CfiffBtar, a Mt saisôB i Toa orsUle sttaativa foiti^aiçaQr^soni
4*' motMê.
Plus sévère que Diane,
Plus aimable que Cypris,
Plus louchante qu'Ariane
Sur les rochers attendris,
0 Zulmé , tu vois les Grâces,
Compagnes de tes douleurs,
Te suivre dans les disgrâces,
Et s'embellir de tes pleurs, li brun.
Par les ravages du tonnerre
Nous verrions les champs moissonnés.
Et des entrailles de la terre
Les plus hauts monts déracinés ;
Nos yeux verroient leur masse aride.
Transportée au milieu des airs,
Tomber d'une chute rapide
Dans le vaste gouffre des mers, rouss.
La stance de huit vers isomètres, et surtout octosyllabes, est très-^ancienne dans notre poésie. Elle est encore fréquente dans Ronsard. Aujourd'hui on ne remploie guère que dans les chansons.
Quelquefois on la composait entièrement d'alexandrins; mais, en général, les couplets en alexandrins ne doivent pas dépasser six vers \
Ordinairement les rimes s'alternent, comme dans le modèle précédent. Quelquefois elles affectent d'autres combinaisons.
L'orgueil déconcerté succombe ; Ton bras s'est déployé sur lui ;
4. Marmontel, constatant Tusage ordinaire, dit : c Gomme la moindre étendue qu'elle (la stance) ait pu se donner est celle de quatre petits vers, la plus grande est celle de dix \ers de huit syllabes ou de aix vers alexan^ drint, »
Et sur le trône dont il tombe
L'humble prend sa place aujourd'hui.
Pour ceux dont tu deviens l'appui
Plus de besoins, plus de foiblesses;
Le pauvre jouit des richesses
Qui de la muin du riche ont fui '. la motte.
3* fnodéU,
Tandis que l'étoile inodore
Que Tété mêle aux blonds épis,
Ëmaille de son bleu lapis
Les sillons que la moisson dore ;
Avant que, de Qeurs dépeuplée,
Les champs aient subi les faucilles,
Allez, allez, ô jeunes filles.
Cueillir des bleuets dans les blés. v. iitoo.
Ces sol I tudes mornes, Ces déserts sont à Dieu :
Lui seul en sait les bornes, En marque le milieu.
Toujours plane une brume Sur cette mer qui fume £t jette pour écume Une cendre de feu. v. iiugo.
Sans monter au char de victoire
Meurt le [Ké'le créateur :
Son siècle est trop près de sa gloire
Pour eu mesurer la hauteur.
C'est Bélisaire au Capilole :
La foule court à quelque idole,
Et jette en passant uoe obole
Au mendiant triomphateur *. v. iitao.
i. Voyez la nott* & la (in du voliinie.
!!. Uartliélemy et Méry ont employé cette strophe, que je n'ai pab ^iie rnipUncc u^aiU notre siècle.
DKS STANCES. 2A5
5' modèle.
Adieu, la brigantino,
Dont la voile latine
Du flot qui se mutine
Pend les vallons amers !
Adieu, la balancelle
Qui sur l'onde chancelle,
Et, comme une étincelle,
Luit sur l'azur des mers *. v. rugo.
6« modèle.
Alexandrins et octosyllabes :
Il est le Dieu des dieux, il en est le grand maître,
Aussi fort, aussi bon que grand ; Il ne dédaigne point Thommage qu'on lui rend ;
Il conserve ce qu'il fait naître ;
Il est de tout Tunique auteur; Il enferme en sa main les deux bouts de la terre ;
Des monts plus hauts que le tonnerre
D'un coup d'oeil il voit la hauteur, corn.
7* modèle.
J*aime toutefois en mon âme
Ce beau songe, quoique trompeur,
Parce qu'il m'embrase le cœur D'une plus violente et plus sensible flamme. Ca n'est pas que, m'ayant fait montre des plaisirs Qui méritent ma peine et ma persévérance,
Il augmente mon espérance,
Mais il redouble mes désirs, haber.
8* modèle.
Reprenez vos harpes muettes, Disolent ces vainqueurs inhumains;
4. L'auteur de ces vers a souvent triplé les rimes dans ses stances. II a pu ignorer que ce modèle se trouve déjà dans Jean Le Maire. Voyez, i la fin du volume, la note 4?.
246 CHAt»ITRE XVI.
Chantez-nous ces cantiques sainls Qu'apprit Sien de ses prophètes.
Ce discours accrut nos douleurs ; Il vint de honte nous confondre, Et dans notre transport, nous n'y pûmes répondre Que par des soupirs et des pleurs, godbau.
9' modèle.
Il a fui devant nous, pour retarder sa perte,
Ce peuple usurpateur de Pempire des eaux ;
A peine, pour combattre, ont paru nos vaisseaux ;
Il laisse au loin la mer déserte ; Des Français menaçans l'image le poursuit ; Il fuit encor, caché sous de lâches ténèbres,
Et dans ses ports jadis célèbres, Il court de son salut rendre grâce â la nuit. aiLiBat.
40" modèle,
Alexandrini et vers de Bix syllabes :
Durant que son bel œil ces lieux embellissoit, L'agréable printemps sous ses pieds florissoit ; Tout rioit auprès d'elle, et la terre parée
S'étoit énamourée.
Ores * que le malheur nous en a su priver. Mes yeux , toujours mouillés d'une humeur • continue, Ont changé leurs saisons en la saison d^hiver, N'ayant su découvrir ce qu'elle est devenue, régnibr.
S'il advient quelquefois qu'outre ma volonté , Du logis où je suis j'abandonne la porte, Je chancelle à tous pas d'un et d'autre côté. Tant l'excès du malheur hors de moi me transporte. Je ne parle à personne et chemine incertain.
Comme il platt à ma rage; Si quelqu'un me rencontre, il me prend tout soudain
Pour un mauvais présage, desportes.
i. maintenant.