I. Embaumes
39S NOTES. -^ & MUÉt fïHkL*
Tes yeux investis de cire
Ne voyerU goutte en ptein air. HATKAân.
Efnphy^ ton épée à cet acte d*amour. MAiarr.
On leur fait admirer les bâtes qu'on leur donne» coaif .
Anselme, mon mignon, crie-t-elle à toute heure, mol.
Ahl n'aie pas pour moi si grande indifférence...
Ce que voyent mes yeux, franchement je m*y Ge...
Ils croyent que tout cède à leur perruque blonde...
La partie ' brutale alors veut prendre empire, id. Ma pie qui des mieux caquette. scAAaoN. Verse-m'en donc, et noyé do ta main Dans sa mousse qui pétille Les soucis du lendemain, chaulibu.
«t Lèd anciens , dit Port-Royal , qui n^ont pas observé cette fèglè, ont fait des vers qu'à peine peut-on prononcer, cotnma on voit en ceux-ci de du Bartas :
Aux rais de ce soleil ma vue s'éblouit... Frénésie qui fait le vanteur insolent... Des parties d'en bas la chaleur attiédir. »
Voltaire , qui a relevé plusieurs fois cette faute dans les premières pièces de Corneille, dit^ à propos du vers précédent , qui est dans le Menteur : « Il faut éviter aoigoeuseikient au milieu des vers ces mots baies, haies, et ne les jamaÎB faire rencontrer par des syllabes qui les heurtent. On est obligé de foire baies de deux syllabes, et ce son est très-déiSàgféable : c'est ce qu'on appelle le demi^hiatus. »
ROTS 8 (page 60).
Apocope. — Nous allons passer en revue les principaux exemples d'apocope, ou suppression de Ve muet final , qu'on rencontre dans les vieux poètes.
V Us foisaient souvent corn monosyllabe , au lieu de cowne:
i. Tous cet eiemples sont pris dans les premières pièces de MeliM»
APOCOPE. â99
Ua grstid sdigtieulr, si corn la chansoii dit. (isAfctif .) Bien le voudroit Pépin, Ainsi eom j'ai i'espoih (aftftt&t.) £ii icelie manière, corn tous m'orres décrire, (gautbibe.) Et corn grant seignorie il auroit à tenir, (albxandeb.)
Com plus allèrent plus prenant, (beut.)
De poisson autant corn de crème, rutebeuf.
Si com Tulles le détermine, (n. de la rose.)
Vêtus rouge com* vermillon, villon.
Com* par avant étoyent occultées, le uajre.
Ains à qui lui ptatt, com' faut croire. rabbIAIs.
On trouve anciennement, hom ou hon, pouvant ritriëf àVôc un mot en on :
Grant demi pied mesurer y put hom, (boland.) Bien semble que il soit hardi et gentil hom ; Le corps a il petit, maisgente a la façon. ( Alexandre.) Hoult i out ' colps donnés, moult i orent hom morts, (boû.) Il n'est hoim qui le péust croire. chbistiHE. Lequel maître Guy Tablerie Grossoya, qu'est hom véritable, villon.
Par pauvreté en sa maison :
Tu ne trouveras jamais hom, meschinot.
Cette apocope avait presque entièrement dîspakii tu XVI* siècle. En voici pourtant un exemple de Marot :
Bacchusla vante*, et dit qu'elle est séante, Et convenante à Noé le bon hom.
Pour en tailler la vigne en la saison.
Le pronom indéfini on et le nom propre PromUion^ Prit" d'hon attestent cette prononciation ancienne. Pareillement on disait mont ou mons (monde, mundus) :
Cette pelote montre que conquerrai li mont, (alexandbb.) Ne voldrent mie aller à exil par li mont, (rou.) Par venin do péché est li mons décéu. (jubinal.)
Pour cueillir doux fruits en ce mont. CRÉTrif .
C'était là un archaïsme du temps de Crétin : le xvi* siècle ne Ta pas reproduit.