‹ Traité de versification française où sont exposées les variations de l'accent tonique dans les vers françaisChapitre 167 sur 243 · Il se moque évidemment de Crétin · texte numérisé non relu

Il se moque évidemment de Crétin

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Nous allons passer en revue les principales diérèses très-anciennement usitées, comme nous avons fait pour les apocopes et les syncopes.

1* Primitivement Ve muet, placé après une voyelle dans le corps d'un mot, comptait pour une syllabe.

Ain», dans les verbes : lepri-e-rai, je lou-e-rai, etc. Ex. :

Car ils n'oublieront iskmdis. (brut.) Et 8*elle le dessert, je la marierai, (beiithb.) Lors dit qu^il jou«ra, bien H puet Diex aider 1 (gauthibr.) Je prierai pour vous et pour tous vos amis, (jubin al.)

La même chose avait lieu dans les noms et les adverbes : chasii-e^ment, mi-e-nuit, vrai^-e-ment, etc. Ex. :

Puisse chevalche xnult afichéement^ . (roland.) Il en rit coiement, si sunt en pies levés. (Alexandre.)

Mult la tint honoréement. bbnoist.

Qui mult le font hnrdiement. id.

Privéement conseillent, ne Font pas grant criée, (rou.) Dame, si vraiement, com j'en ai grand mestier. (berthe) Allemagne trespassent, n'y font délaiement. (ib.) Puis repasserai mer assez hastéement. Baudouin. Devant la mienuit, ains que cante le gai*. (Alexandre.) Quand lî solaus* torna, miedis fut passé, (ib.) Quand il fut mienuit, dessous le rocher vindrent. (jubinal.j

Mult est cist tournoiement biau. (méon.)

Sans le vosire cha$tiement, (ib.)

Par tel miracle vrayement. Christine.

Remettre sus et restaurer

Au premier état duemeni, coquillart.

Cet usage était presque entièrement réformé au xv!"* siècle. Cependant on en trouve encore quelques traces :

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