‹ Traité de versification française où sont exposées les variations de l'accent tonique dans les vers françaisChapitre 171 sur 243 · Sont autisi (du verbe reétre), %i Le seisneur DieOi · texte numérisé non relu

Sont autisi (du verbe reétre), %i Le seisneur DieOi

Aux armes vistes et ^urs. rctubecp.

Tout ont joué, tout ont 6^:

Li uns a Tautre décèu. id.

De lui chacun paour éust. gui lle ville.

MuÎÂ plus donnast qui plus éust

A ceux que besongneux séust, (a. de la rose.)

Est ébranlé mieux que chéu, a. chaetibb.

Si soit aux décéus valable...

Il n'est hom qui le péust croire. Christine.

J'ai remarqué qu'un poëte du xiv* siècle, Guilleville, qtii vient d*étre cité, variait déjà sur la quantité syllabique de ces mots :

Dont il me vint si grand clarté Qu'a po' que n'en fu aveuglé, Et été Veusie vrayement , Se mes paupières prestement N'eusse sur mes yeux abattu, Et clos ne les eusse tenu.

Dès le commencement du xv" aiècle, cette prononciation tend à s'abréger. Ainsi Christine de Pisan fait monosyllabes les mots eust, Jeust, demi, tout en conservant trois syllabes à créusse, esléu. La diérèse a entièrement disparu à la fin du xv« siècle.

Presque tous les noms en ure étaient primitivement en

éure :

Tranche le corps et la cheveléure. (eolanu.) De martrines dedans e^toit la fouréure. (Alexandre.) L'estace en fu d'ivoire, à riche enialléure. (ib.) As Normanz l'envéia, qui sout* lor parléure. (rou.)

Tous les decevoit l'arméure,

Et il savoit leur paW^re. (brut.) Le prestre pour chanter ot pris sa vestéure. (jubinal./

Il ne leur faut nulle arméure. (ib.)

Et pour recouvrer chausseurs

Et convenable vestéure. (a. de la rose.;

Page 1