Du roman de Guillaume au court nex
2. Ces deux exemples sont extraits des Heures de Nottre Dame, imprimées à la fin du xv* siècle.
Signaloûs enfin la diérèse geôlier :
Geôliers de prison si ressent* de leur sorte, (jubinal.)
3* Nous avons déjà parlé (p. 354} de la division en deux syllabes des mots séu, véu, séur^ etc., pour su, vu, sûr, etc. Il faut y ajouter déusse, péusse, séureté, asséurer, etc. Comme la chose a toujours lieu , cette diérèse rapprochait davantage les mots français de leur origine. Dans $éur, séurté, on reconnaît securus, securiias. Ce n'est pas toujours le latin que reproduisent ces anciens mots, mais un latin transformé, devenu l'italien , et dans lequel Taccent a quelquefois changé de place. Ainsi véu n'est pas le latin visus, mais l'italien veduto. De même eu, créu, béu, séu, déu, connéu, sont calqués sur avuto, creduto, bevuto, saputo, dovuto, conosciuto. Le participe recéu conserve au milieu l'a traditionnel du latin reeeptus et de l'italien ricevuto. Ex. :
Que déust Gaule estre mise au déclin,
Se dame Deu* conseil n'y éust mis. (garin. )
Séur m*en faites, dist le roi Anséis. (iB.)
Cil ne voleit mie ottrier
Qu'asseurances oastel éust,
Ains si toUist, se il péust (bbut.)
Signer, fait-il, c'est bien séu
Et éprouvé et connéu, bbnoist.
Rou prend de lui ses séurances. id.
Donc, dist Rou à sa gent, la guerre est esméue. (rou.) Nicolas s'esmaia del cop qu'ot recéu, ( albxandrb. ) Li rois reprist sa femme qu'a voit devant eue,,. Qui jamais ne sera ni véu ni trové...
Tost fust en Orient la novelle siue. (ib.) Mult a li roi Pépin noblement reoéu Li bon roi de Hongrie, qui le poil ot chenu; Mainte chose à l'un l'autre ils ont rameniéu, (bbrtiib.) Se f eusse denier dont féusi secourue, (jubinal.) C'est un arbre qui est en septembre méur. (ib ) Bons en conseil et bien meurs.