‹ Traité de versification française où sont exposées les variations de l'accent tonique dans les vers françaisChapitre 173 sur 243 · Tous deux · texte numérisé non relu

Tous deux

:•. Édition gotliiquc de n03.

La roïne de Grèce fit deux chevaux charger, (alexandrb.)

En la cité entra 11 tratstre puant. Baudouin. Que la doutance et li regart Qui ert entre eux vint à paix fine, Sans malveillance est sans haine, bbnoist.

Dix ans trestous entiers; mais la haute royne. (jubinal.)

Le traïtour 6st prendre et en prison jeter...

Traîner au gibet et puis pendre le firent, (ib.)

Que je^yn6 te commant. (r. de la rosb.) Li trahitor de pute estrace*. rutebeup.

9^ Un grand nombre de diérèses ont disparu, d'abord de la prononciation, ensuite de récriture, et la voyelle supprimée est ordinairement représentée par un accent circonflexe. Anciennement on disait : éage ou aage (âge), iaacher, baailler, gaain, gaagner ou gaaigner, Chaélons, etc. Ex. :

Vers Chaélons^ qui en Champagne sist. (garin.)

Si n*y ont ils rien gaaigné. bbnoist.

De lor gaaing lor ne s*chargièrent. (brut.)

Li duc si ert de grant aage, (ib.) Chacun y gaaigna, et chacun y perdit, (nor.) filaamés en seriez et tenus por bricons. (ib.) Si dolente ne fu onques en son éage. (Alexandre.) Gaaine sans coutel et boucle sans ceinture, (ib.)

Tu ne vaudroies que maaiUe, (jubinal.)

Èé vous lo vilain qui baailh.,.

Car poi' a de poissons, qui n'a dont taaschier.,.

Je viens dès or en grand éage, (ib.)

Outre la porte, en reslaage

Sont dui lion fort et sauvage, (florimont.)

La pucèle fut bien aaise. (ib.)

Or vienne avant gaaigne-ps^n, (méon.)

Car je n*y vois pas mon gaaing, rutebeip.

Que cil fut son éage en vie. id.

De convoitise et de gaaing, (a. de la rose.)

Tout n'ait vaillant une inaaille.,.

Au vingtième an de mon aage.

i, EitracUon, race, origine.

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