‹ Traité de versification française où sont exposées les variations de l'accent tonique dans les vers françaisChapitre 178 sur 243 · Du roman du Chevalier du Cygne · texte numérisé non relu

Du roman du Chevalier du Cygne

Or r«i perdu par meschémùt* kotsbsup.

Ainsi Raison me préêSckaiL (a. db la nosif.) Et dira pour la meschéance. (13.)

Le mot Melun faisait aussi trois syllabes :

A Meléunz en France ont concile assemblé, (aou,) Je vois dès le xiv' siècle la trace d'uoe réforme :

Dont c'est douleur et gnint me9ohancê. Gi7if<L«vii.UB. De même qu'on trouve souvent raenean, on trouve quelquefois raempli (rempli) :

De l'or qui est oaiens ' puist être raemplie, (albxandrb.) 13* Rond s'écrivait d'abord réond ou roond :

Aussi al quart jour en roont

Mon seigneur SaintrMichel del Mont. (sENbiST.) La pelote réonde, pour lui esbanoyer *. (alexandrk.) St les volent enclore trestous à la rèonde. (n.)

Vestent haubers, lacent elmes réondi. (aaus et amilb.)

Comme une ^père * tout réond, guillbviixb.

Nos maisons art * à la roofxia, (juauf al.)

Cette manière d'écrire ne parait pas descendre jusqu'au XV* siècle.

Pour terminer ce que nous avons h dire sur les mots allongés d*une façon quelconque , nous en citerons quelquesuns à la fin desquels on ajoutait une lettre, surtout Ve muet, par la figure nommée paragoge, qui est le contraire de IV pocope.

lA"" Nos vieux poètes terminaient par un e muet le substantif eau : on écrivait iaue, yaue ou eaue, II y a une forme antérieure , ève ou èwe, dont les deux syllabes sont reproduites dans eaue. On disait encore iave et iauve. Enfin la muette finale se trouve aussi dans le provençal aiguë*.

i. Céans, ici dedans.

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