Du roman du Chevalier du Cygne
Or r«i perdu par meschémùt* kotsbsup.
Ainsi Raison me préêSckaiL (a. db la nosif.) Et dira pour la meschéance. (13.)
Le mot Melun faisait aussi trois syllabes :
A Meléunz en France ont concile assemblé, (aou,) Je vois dès le xiv' siècle la trace d'uoe réforme :
Dont c'est douleur et gnint me9ohancê. Gi7if<L«vii.UB. De même qu'on trouve souvent raenean, on trouve quelquefois raempli (rempli) :
De l'or qui est oaiens ' puist être raemplie, (albxandrb.) 13* Rond s'écrivait d'abord réond ou roond :
Aussi al quart jour en roont
Mon seigneur SaintrMichel del Mont. (sENbiST.) La pelote réonde, pour lui esbanoyer *. (alexandrk.) St les volent enclore trestous à la rèonde. (n.)
Vestent haubers, lacent elmes réondi. (aaus et amilb.)
Comme une ^père * tout réond, guillbviixb.
Nos maisons art * à la roofxia, (juauf al.)
Cette manière d'écrire ne parait pas descendre jusqu'au XV* siècle.
Pour terminer ce que nous avons h dire sur les mots allongés d*une façon quelconque , nous en citerons quelquesuns à la fin desquels on ajoutait une lettre, surtout Ve muet, par la figure nommée paragoge, qui est le contraire de IV pocope.
lA"" Nos vieux poètes terminaient par un e muet le substantif eau : on écrivait iaue, yaue ou eaue, II y a une forme antérieure , ève ou èwe, dont les deux syllabes sont reproduites dans eaue. On disait encore iave et iauve. Enfin la muette finale se trouve aussi dans le provençal aiguë*.
i. Céans, ici dedans.