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Que de tous chiens, tant soisnt bons, ne lient compte. cbAfin.
Et doux attraits ne sot'enl moult gracieux, i. xarot.
Soient de regrets tous volumes écrits,
Tragiques soient tous écrivans esprits, màeot. Soient dans un magasin pour jamais attachés, ivonsaro. Quiconques soteniles dieux qui défendent la terre, dv bbllay. Car bien que désireux ils soient tous deux de vivre, ptbbac.
Nous avons cité précédemment beaucoup d'exemples empruntés à nos classiques. La conscience de Casimir Delavigne était donc timorée quand il croyait nécessaire de justifier, par une note placée à Ja fin d'une de ses tragédies (le Paria), Tusage qu'il avait fait de soient comme monosyllabe.
NOTE 12 (page 66).
^enjambement est une b.)rbarie de fraîche date. Nos vieux poètes, et particulièrement les auteurs des romans de gestes, n'avaient garde d*altérer l'essence même de notre poésie, en annulant presque la rime. Les consonnances qui terminaient deux vers pouvaient être mal appariées, mais toujours elles offraient après elles un repos sensible.
C'est à l'étude des langues anciennes et à la connaissance des procédés de la versification grecque et latine qu'il faut attribuer l'introduction de l'enjambement dans notre poésie. Il y a régné pendant deux siècles. L'abus avait été poussé nu dernier terme par Ronsard et son école. La réforme opérée par Malherbe était non pas une innovation, mais un retour aux saines doctrines. Voilà ce qu'il ne faut pas perdre de vue.
L'enjambement se trouve peu au xiv* siècle. Sous ce rapport, le roman des Trois Pèlerinages fait exception aux ouvrages de cette époque. Voici quelques-uns des nombreux exemples qu'il présente de ce défaut :
Mais les s^artiaux (cerceaux) mie le tort N'en avoienl: car Torts assez Fstoient, se fusï^ent liés.
En celle nef plusieurs mai^Qnb
ENJAMBEMENT. /f37
Et plusieurs babitalioiM
Avoit, et rouit nobles étoient. GriLLsviM.R.
Et au-dessus dressé étoit
Le mât de la nef, où pendoit
Le tref tendu, qui est nommé
Voile autrement, tout apprêté
De nager, mais qu*il eût bon vent,
Et que n'eût pas d'encombrement, m.
Vers la fin de ce siècle écrivait Christine de Pisan , qui fait souvent la même faute :
Le sang des occis sans lever Crie contre eux. Dieu ne veut plus Le souffrir; ains les réprouver Comme mauvais, il est conclus.
C'est surtout à la renaissance que Tenjambement devient général :
Et comme le noble Roman
De la Rose dit et confesse, villon.
Je ne fus pas pourtant si fol
Que je n'entrasse jusqu'au col
Dedans le foin, et puis je prins
La belle botte, et je la tins
Sur ma tète, qu'on ne me vit. ooqiîim.art
Et vous en aller au grenier
Au foin. Je montai sans compter
Les degrés. Il vient, il caquette, id.
Il était une règle de versification pour les poètes du XVI* siècle:
Si le bon roi, notre maître, fait chère
Gaye, et aussi la sienne épouse chère, ckkti.v.
Pour éprouver que peut faire celui
Contre lequel pour l'honneur faut combattre, marot.
Tardant deux jours, elle dit ne m'avoir
Vu de quatorze, et n'en veut rien rabattre...
Au dernier pas en brief temps l'ont menée
Cheoir sur un roc. Et là, la cruauté
De Mort vainquit une grande beauté...
Car néanmoins que l'ennemi fut tant
Cruel et fier, cette guerre pourtant
Ne dépendoit que d'une seule Buite...
1( se planta, prompt et léger, desaaa L'obscur sommet du haut mont Parnaasus... Et demander vont à iupiter quelle Forme adviendra aur la terre, après qu^elle Sera privée ainsi d'hommes mortels, harot.
Ronsard et son école auraient imaginé l'enjambement , s'ils ne l'avaient trouvé dans leurs devanciers :
Laquelle (amitié) dans mon âme à tout jamais, et celle De notre ami Belleau sera perpétuelle. noNSAnn.
Un sifflement de cordes et un bruit
D'hommes s'élève; une effroyable nuit, etc..
Hector avoit cette robe portée
Le jour qu'Hélène, en triomphe apportée,
Botra dans Troie ; et depuis ne l'aToit
Mise : sans plus, de parade servoit...
Sans nous fâcher si la belle couronne
De laurier serre autre front que le mien...
L'arrêt certain que le destin avoit
Écrit au ciel pour celui qu'on appelle
Astyanaz, etc. id.
Feignent qu'Amour, le petit dieu volage.
Tant qu'il fut seul, sans frère, que jamais
Ne se fit grand, ne pouvant croître ; mais
Que, demeurant toujours en son enfance, etc. baYf. Giboyant aux oiseaux, vit dessus le branchage D'un houx Amour assis, id.
Fait décroître la plaine, et ne pouvant plus être Suivi de l'œil, se perd dans la nue champêtre, du bartas.
Il pleura mort celui
Qu'il n'eût voulu souffrir être vif comme lui. gabnibii.
Malherbe ayant purgé notre versification de ce véritable fléau , et c'est là un de ses plus beaux titres de gloire, Corneille, Boileau, Racine, et même Molière, ont soigneusement évité Tenjambement. En voici un cependant que Corneille a laissé échapper dans une de ses premières pièces {Clitandre) :
Et la justice à tous est injuste, de sorte Que la pitié me doit leur faire ouvrir la porte.