Des Variations du langage /ranfau, «te, p
606 IfOTB».
Tandis notre Michon ne bouge d'ateo elie. baYt. Tandis d'oeii favorable et de royal oeurage Reçois oe que j'appends aux pieds de ton image* oEsaoatBa. Les rossignols tandis dégoisent leurs fredons, PTaaAc. Tandis tu veux donc vivre en d'éternels supplices, corn. Tandis des médisans nous aurons mille atteintes, dbsiurets. Tandis un sourd tumulte, un bruit de voix lointaines Parvient à son oreille, saint-aiiant.
« Tandis, sans un que, est absolument proscrit, et n*est plus permis que dans une espèce de style burlesque et naïf qu'on nomme marotîque : Tandis la perdrix vire.^> (Voltaire.)
11** La suppression de l'article est très-fréquente dans les vieux poètes, et encore au xvr siècle. Remontons seulement à Ronsard :
Il faut donc ûès jeunesse instruire bien un prince. ROfmARD. L'autre avorte avant temps des œuvres qu'il conçoit. nécxiRR. Qui veulent qu'on les croie en droite ligne issus
Des sept Sages de Grèce, id.
Voyez des bords de Loire et des bords de Garonne, kalh. Pour le peuple de Seine et pour celui de Loire, brébeuf. C'était l'honneur d'Egypte et la gloire du monde, saint-amant. Et mettant différence entre ces deux coupables, csorn. Semble donner l'aumône alors qu'il fait largesse... Tantôt c'est maladie, et tantôt quelque afikire... Nous n'avuns pas loisir d'un plus long entretien... Je ne le saurai pas sans marque plus expresse... Et jusqu'aux bords du Styx me fait libre passage, id. Nous laissât jour entier pour ce que je médite, mol. Que sans lui demander gages pour le servir, id. Maintient le laboureur , donne paye au soldat, la font. Le reste vous sera suffisante pâture...
Je voudrois être en lieu dont je pusse aisément, id.
Nous disons perdre patience, perdre courage. Il n'y a donc pas lieu de s'étonner si nos ancêtres disaient de même : perdre temps^ qui nous choque aujourd'hui. Ex, :
Vous perdez temps de me dire mal d'elle, marot. Tu perds temps de vouloir nous prêcher davantage '.
I. Dans la tragédie de Maok^bés, par Jean de Virey ( 161 1 ).
Je te le dis eooor, tu perds tempa à me suivre, cohn. Allons sans perdre temps lui payer ma veogeanoe. id. Enfin, sans perdre temps en de si vains propos. noitBAD.
De même gagner temps :
L'espoir, qui me remet du jour au lendemain,
Essaie à gagner temps sur ma peine obstinée, saint-amant.
On retranchait particulièrement rarticle après le pluriel tous, toutes. Cette suppression est aujourd'hui généralement interdite , bien qu'elle soit exigée au singulier : tout arbre, tout animal. Ex. :
Tous arbres sont en ce lieu verdoyans. mabot. Tous animaux changeront de séjour, nu bbllat. a tous bergers venans pour Tamour de s*amie. bonsab». Tous métaux seront or» toutes fleurs seront roses ,
Tous arbres oliviers, malu.
En leur premier état j*ai remis toutes choses, corn. Et tous maux sont pareils alors qu'ils sont extrêmes, m. En tous endroits, sous main , contre moi se détache, mol. De toutes amitiés il détache mon âme. id.
Soient dans l'un et l'autre hémisphère Tous humains dûment avertis, la font.
Tous plaisirs pour moi sont perdus. u>.
Elle avait encore lieu devant l'adjectif aii^re .*
Pour son dtner cherche autre nourriture, du bbllat. Conduire en autre mer mon navire qui flotte, bégnibb. Je ne saurols brûler d*autre feu que le sien. malh. Tu ne trouves dans Rome autre obstacle que moi. corn. De l'abord de Pompée elle espère autre issue, id. Cherchez autre aventure, la font.
« Il faut dans le style noble, une autre issue. On ne supprime les articles et les pronoms que dans le familier , qui approche du style marotique : sentir joie, faire mauvaise fin, » (Voltaire.)
Enfin l'ellipse se faisait devant l'adjectif même :
Et dans Seine et Marne luira Même sablon que dans Pactole, malh.
Je devois même peine A des crimes semblables, corn.
Il éleva la vôtre ' avec même tendresae...
Je saurai l'accepter avec même visage...
Si je prenois ici même intérêt que you8.«.
J'aurai mêmes douleurs J'aurai mêmes alarmes, cobn.
Montés sur même char, s'en alloient à la foire, la font.
Du Bellay, dans son Illustration, s*élève contre cette incorrection : « Garde-toi aussi de tomber en un vice commun même aux plus excellens de notre langue , c'est romission des articles. » Ronsard la blàme également.
IS"" On employait le comparatif pour le superlatif relatif. Ainsi Ton disait : celui que j'aime plus, au lieu de le plus, Ex. :
Car le vers plus coulant est le vers plus parfait, du bbllat. De ce qui plus me plaît je reçois déplaisir, dbsportis. Qu'il s'abandonne en proie aux soucis plus cuisans. hégnibii. Étant là, je furète aux recoins plus cachés, id. Que le feu plus cuisant et la plus forte peste, théopb. Je garde en mon esprit les forces plus puissantes, coaif. Mais ce qui plus me platt d'une attente si chère, mol. Qui fait de ses lauriers son ornement plus cher, brébeuf.
13"* L'ellipse de ce devant que est fréquente dans les anciens textes*. On trouve souvent l'expression /atr^ que sage, c'està-dire , faire ce que fait un homme sage , agir en sage :
S'ainsi le faisiiez, jà feriiez que sage, (jitbinal.) Respond Rolans : Jà fereie que fols, (boland.)
Thiébaut fait que mauvais, (rou.)
Quand on a essayé que c'est, a. ghabtieb. Et ne lui chault savoir que c'est des noces, mabot. Incontinent j'appris que c'est service, bonsabd.
JusquMci je ne sais que c'est d'ambition, du bellat.
Un vers du Menteur, rectifié postérieurement par Corneille :
Elle meurt de savoir que chante le poulet,
a fourni à Voltaire cette remarque : h II fallait ce que chante. Nous ne devons pas rendre le quid des Latins et le che des